Se connecter pour vérifier ses messages privés   S'enregistrer   Connexion   FAQ   Rechercher
Les Bitumeurs Index du Forum Les Bitumeurs

La Jurassienne - Aout 2005

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Les Bitumeurs Index du Forum -> Les souvenirs
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:21    Sujet du message: La Jurassienne - Aout 2005 Répondre en citant

 
 

La Jurassienne

22 au 26 Aout 2005
Par
Jef.Ch

 
 
En ce mois d'Aout, Jef nous proposait une balade sur ses terres,
le camps de base était situé à Marin en Suisse.
 
 
 
Les Hébergements :
Le Gîte  :        http://www.la-tene.ch/ 
Le Camping  :    http://latene.ne.ch/ 

 
 
Les roads books :

 
Les participants :
De suisse
- Jef.ch
- Régine, son épouse est passée le 1° et le dernier jour.
- On a vu aussi Colin et Lauriane, leurs rejetons.
- Bernard Bracam, autre local de l'étape est passé le dernier jour.
Du Sud
- 748R
Des Alpes
- EtienneST3
- David Ordure
De l'Est
- Chebello
- 749S (Paulo était là à partir du mercredi soir)
D'Espagne
- Ninou
De la Région Parisienne
- Gromono
- Ben
- Prowler
- Kéros
- Le Glotton
- Maco
- MZRR
- Lili Bleue
- Pticon
 
 

Les CR

 
748R

L'aller.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi les grandes Saga de l'été : La Couronne en Bois et La Caisse en Révision, je pars enfin l'esprit tranquille pour cette dernière balade d'été.

En effet, la caisse est théoriquement de nouveau opérationnelle. Théoriquement parce que ratatouillante sous 2500 trs (on verra ça à la rentrée, mais ça ne l'empèche pas de rouler).

Une couronne "adaptable mais adaptée" a enfin été mise en place avec les boulons et vis qui vont bien sur le porte couronne de la 748 et tout semble OK aprés 500 bornes d'essais sur les routes de mon quartier les jours précédants cette Jurassienne.

Arffffffff ! Je vais pouvoir mettre enfin un filet de gaz en toute quiétude pour la 1° fois de l'été, et c'est pas trop tôt puisqu'il s'agit également de la dernière.

La montée (au dessus d'Avignon, ça monte ...) s'effectue sans problème majeur sinon une petite prise de retard au départ, ce qui nous vaudra à Ninou (qui a fait escale la veille à Marseille) et moi même de nous pointer vers 20h00 à destination. A partir de Lyon, il flotte, ce qui n'est pas de trés bonne augure, m'enfin, quand on s'aventure au dessus d'Avignon, on sait trés bien qu'on prend des risques, donc, tout baigne si on peut dire.

1° jour, pluie !

Ce sera le jour de repos, on roulera demain, pis vala. De plus il y a de la mécanique à faire sur pas mal de machines et une caisse, pas grand chose, mais des p'tites trucs, on en profite pour bosser sur le Paddok dans la bonne humeur pendant quelques éclaircies.

2° Jour, temps clément, Gaazzzzzzzzzzzz.

A un moment, pris d'un p'tit doute avec l'apparition de quelques goutes de pluie, toute la troupe enfile sa combi de pluie. Moi non, j'ai décidé qu'il ne pleuvrait pas ou en tous cas pas suffisament pour être trempés, et effectivement bien que pas étanche du tout, je ne serai pas mouillé par cette petite bruine qui nous accompagnera pendant quelques km.

A l'arrêt glou glou du matin, je zieute ma couronne et là : MERDASSE, ça recommence !! Elle est attaquée sur le coté gauche, j'y comprends rien, pourtant elle est bien montée, je n'ai eu aucun problème pendant mes 500 bornes d'essais préalables, on dirait qu'à chaque coup, cette saloperie décide de m'empoisonner l'existance quand je sors de mon quartier !

Jef me refile d'adresse du concess le plus proche à Lyss "derrière la gare", j'y vais. C'est situé en Suisse ennemie, c'est à dire en Suisse Alémanique. Je demande le chemin de la gare à 3 pékins successifs, mais pas un ne cause le Français (ni l'anglais !) et même avec force gestes et aunomatopées, je ne parviens pas à me faire comprendre.

RAHHHHHHH les boulets !

Bref, je finis par trouver tout seul comme un grand. Le Bouclard est sympa, c'est un "Multi Marque" avec des Suz, des scoots des Ducats, une porte en bois vitrée avec des autocolants partout dessus, un bouclard comme je les aime, pas une saloperie de Ducati Store.

Le chef Mécano, trés aimable, cause parfaitement le français en plus. Aprés vérifications, il me conseillera simplement de graisser ma chaine (comme l'avait fait Etienne au demeurant le matin même). Retour au gîte, graissage de chaine et bullage jusqu'au retour des copains, je compte les canards sur le lac, ça me fait penser à BD. Par suite du graissage de chaine tout ira bien les jours suivants, OUFFFFFFFFFFF.

3° jour

A cause d'une météo capricieuse, les Roads Books se trouveront chamboulés, cols fermés obligeant, ce qui nous vaudra la visite de TOUS les villages Suisses du monde : 1850 mètres de sprint, hop un village ! M'enfin, c'était joli et on a un peu rigolé devant pendant ces sprints avec BD et d'autres qui se sont joints à ce sport certainement typiquement Helvétique.

Une belle montée et descente de "j'sais plus quoi" cependant à retenir de cette journée.

Repas à Gruyère où on a vu passer des gens depuis la terrasse de notre resto.

4° jour, le journal a dit qu'il ferait beau, donc on y va.

Il faut dire que le journal indique qu'à moins de 20 bornes de notre camp de base, il y a de l'eau dans certaines villes jusqu'aux essieux des caisses et que la Suisse se trouve généralement sous un véritable déluge. Dans un sens, on se dit qu'on est vernis tout de même dans notre coin.

Je n'ai besoin de personne avec ma panoplie de Flash Gordon
Je ne connais plus personne avec avec ma panoplie de Flash Gordon

La matin, ça se passe bien, comme indiqué dans le journal. Mais quelques gouttes de pluie apparaitront pendant le repas de midi, l'orage attendant d'éclater juste quand ce sera l'heure de reprendre la route. Qu'est-ce qu'il peuvent raconter comme conneries dans les journaux en Suisse, c'est au moins pareil qu'en France. Là, ça tombe donc velu ; par instants, la visibilité est proche de rien du tout, c'est dans un de ces moments que je me fais enfumer par une 125 dans un bout droit : Pticon, le nez dans la bulle suivi de Gromono droit comme un i qui devait penser que si ça passait pout Hoel, ça devait passer pour lui aussi. D'ailleurs, c'est passé, c'était beau  !!

Retour au gîte, le Lac ressemble à la Mare Nostrum quand le Mistral est en colère, il ne manque plus que les grêlons gros comme des oeufs d'autruche pour que le tableau soit complêt.

 

5° et dernier jour.

Nous finirons en beauté, le soleil, filtant à travers les nuages ayant eu raison de la pluie. Donc, belle journée, beaux virolos, une montée dans un sous bois sur un revêtement humide, un régal (j'aime bien quand c'est humide mais qu'il ne pleut pas !!) quelques arsouilles Bitumeuses traditionelles, du virolo, des portions rapides, il y en avait pout tous les gouts et en fin de journée, les Gorges de la Loue, cerise sur le gateau, une magnifique spéciale comme nous les aimons tous.

Le Retour.

Pour "monter", j'avais préparé un RB, pour redescendre, je comptais simplement le prendre à l'envers, mais voilà, où j'ai eu la berlue, ou c'était pas marqué pareil qu'à l'aller sur les panneaux de signalisation, résultat, j'ai fais un  détour par Bern, Capitale administrative de l' Helvétie et ville située en plein territoire ennemi. La crainte grave quand je me décide de demander mon chemin dans une station essence, n'oublions pas que je suis sous le coup de Lyss, avec les boulets de service qui n'entravent que leur dialect local. Et MIRACLE, une fois n'est pas coutume, j'ai eu du bol, et droit à des explications intelligibles dans un Français de bon aloi.

Arrivé vers Lyon, PLUIE. Décidément, Lyon ... Déluge jusqu'aux portes de Marseille ou là, NATURELLEMENT, la pluie cesse de sévir. RAS donc, à part que Lyon, par devant ou par derrière, hein ...

Quelques remarques et souvenirs de vrac :

- Dommage que la Météo nous ait empéché de respecter les Road Books à la lettre, nul doute que Jef nous avait concocté une super Jurassienne, mais on ne lui en voudra pas et même on le bise pour cette occasion qu'il nous a donné d'être de nouveau réunis.

- Lili Bleue a peu roulé suite à un bobo au pied, mais pour un mois et demi de pratique seulement, on peut dire que c'est d'ores et déjà une flèche !! En, tous cas, elle aura fait la démo qu'une 125 peut trés bien suivre le rythme de nos sorties sans le ralentir un seul instant, chapeau !

- Paulo (749S) a trouvé le gîte pratiquement du premier coup - En progrés.

- Pticon : il faut lui rebrider sa 125 IMPERATIVEMENT.

- Le Z6 de Metzeler va trés bien sur ma moto à la roue arrière, j'en suis enchanté.

- Etienne et BD hésitent parfois quand il s'agit de doubler une caisse, leurs motos n'ont pas de patate.

- Prolo, s'il fait un CR va dire que la 748 n'a pas de patate, vous êtes préviendre.

- MZRR n'aura plus jamais peur des gravillons, il est vacciné !!

- On n'a pas vu beaucoup de Hollandais en Suisse, c'est la preuve que ces cons là vont tous dans le Sud dès qu'ils ont 4 jours de vacances quand c'est pas un mois tout entier, on n'est pas sortis de l'auberge.

- En Suisse, il faut bouger périodiquement les bras si on ne veut pas faire son caca dans le noir.

- Dans une autre vie, le "somelier", le patron et le personnel de notre gîte devaient diriger le Schtalag 23, une fine équipe, assurément !

- La Tradition a été respectée, on en a perdu quelques uns devant, perpétuant ainsi les us et coutumes de notre groupe.

- En Suisse, j'ai apprécié les cafés grand modèle et le lolo fourni avec, des fois la portion de chococo aussi. Comme quoi, tout n'est pas pourri dans ce pays.

- Quand vous voyez BD assis sur un banc public, face à la mère Nature dans un cadre magnifique, détrompez vous, il ne contemple pas un paysage, il regarde les canards sur le Lac et les imagine à leur véritable place, c'est à dire dans son assiette.

- Kéros ne prend plus les autoroutes !!!

- Enfin, merci à tous pour ces grands moments, toujours partagés avec autant de plaisir.



 
Lili Bleue
 
 
Pour moi le baptême du feu fut plutôt un baptême de plongée sous-marine. La Suisse est bien verte et maintenant je sais pourquoi.Avec le temps qu'il y fait, y'a plus de mystère.
 
J'avais un peu peur en partant de ralentir gravement le rythme des Bitumeurs que j'avais vu à l'oeuvre lors de la Vosgienne. Dès le lundi et malgré la pluie, je suis partie rouler avec Jef, Etienne, Kéros, MZ RR et Pticon. En fait, je voulais avoir une idée de ce qui nous attendait. Si je m'avérais être un vrai plomb, autant prendre des mesures au plus tôt : je serais passagère pour la semaine et puisvoilà. Je m'attaquais peut être à un poisson un peu trop gros pour moi.
 
Et grâce à tous les encouragements qui m'ont été prodigués et aux félicitations de certains dès le premier arrêt, je me suis rassurée quand à ma capacité à rouler presque normalement avec ma petite 125. Il faut dire que Jef m'a amenée tout de suite dans un enchaînement de
virolos tous plus serrés et rapprochés les uns des autres. Pour une première fois, c'est sûr que je m'en souviendrai longtemps de mes premiers vrais virages en montagne. J'ai eu le droit à tout : épingles, enfilade devirolos serrés, gravillons, pluie.
 
Bien sûr, Pticon (qu'il a bien choisi son pseudo celui-là) allait beaucoup plus vite que moi, mais lui c'est normal, vu qu'il est païlote. Je me plais même à croire que certains avaient oublié, en le voyant rouler, qu'il n'avait sa RS que depuis 3 mois et parfois même qu'il n'avait qu'une 125. Il s'est accroché à tout ce qui passait à sa portée dès qu'une portion tortueuse se profilait. Un vrai poisson pilote.
 
J'avais prévu de rouler en tant que passagère le mercredi pour me reposer de mes premiers exploits de lundi et mardi. Allez savoir pourquoi j'ai voulu jouer les écuyères et monter à l'envers sur ma pétrolette, toujours est-il que je me suis retrouvée par terre, la cheville coincée sous la moto et une trouille terrible de faire tomber le CBR de Kéros qui se trouvait juste à côté. La moto s'en sort avec la poignée de frein AV cassée (réparée grâce à un piquet de sable) et la platine de repose-pieds / frein AR cassée (et là, y'a rien à faire c'est en alu donc pas réparable sur le champ) et moi avec une foulure. A vouloir faire ma maligne, je me suis privée de 2 jours de roulage mais vu les conditions météo du jeudi, je dirais que je ne m'en suis pas trop mal tirée. Seul regret, vendredi il a fait beau et la dernière spéciale
avait l'air franchement bien. J'aurai bien aimé être de la partie. Tant pis pour moi. Maintenant, je ferais plus le zouave sur ma moto à l'arrêt.
 

"Pasken plus, on m'a dit qu'une gamelle à l'arrêt ça comptait pô.
Merdalors, j'm'ai fait mal pour rien".
 
Les soirées ont été plutôt calmes. Les suisses sont de vraies poules : ils dînent dès 18 h 30 : 19 h 00. Pas vraiment notre style de vie, alors pour se venger, ils se montraient peu souriants, voire même acrimonieux. Et à 22 h 00, tout le monde dehors. Alors on se vengeait sur le paddock. A la fin de la semaine, on le connaissait par coeur.
J'ai aussi eu l'insigne honneur d'être la passagère d'Etienne. Et là, moi qui pensais faire du tourisme, j'ai vite déchanté. Vu de l'extérieur, la conduite d'Etienne paraît souple, coulée. Vu depuis la selle passager, c'est pas tout à fait pareil. Ca pousse fort, ça freine tout aussi fort, bref il y a intérêt à se tenir et moi, j'ai pas l'habitude. Pour preuve, la première accélération et le premier freinage. J'ai vite compris que je ne pourrais pas suivre juste avec mes mains sur les genoux comme j'ai toujours fait. Et puis avec mes petits bras, pas possible de m'appuyer sur le réservoir. Bref, je me suis musclé les bras pendant toute la fin de l'après-midi, ça nepouvait pas me faire de mal un peu d'exercice.
 
Merci à vous tous pour votre bonne humeur qui a réussi à effacer la météo tristounette, à Glotte et à ses histoires si vivantes (ah le lavage des motos restera gravé dans nos mémoires), à JiPé pour ses inénarrables tranches de vie, à BD pour ses micro-siestes et toutes les mimiques qui vont avec, à Maco pour cette complicité qui nous a permis de belles rigolades et qui a tellement le don de mettre Glotton en rage et à tous les autres pour leur présence et leur humour, à Prowler qui m'a supporté à l'aller et au retour et qui a si gentiment assurer le service dépannage / transport de nos motos.
 
Merci à Jef qui s'est donné un mal fou pour rattraper au dernier moment des road-books qui partaient en quenouille pour cause de météo infernale, qui m'a servi de chaperon sur des routes où il aurait sûrement préféré tarter comme un goret avec les copains, qui s'est appliqué à me montrer les trajectoires pour que je n'ai pas ce souci supplémentaire à gérer
et surtout qui a affronté tout ça avec une bonnehumeur permanente.
 
Merci aussi à Régine, Paulo les gaz et Bernard Bracam pour avoir rejoint notre groupe et y apporter encore plus de convivialité.
 
Je vous bizatous en espérant vous revoir très bientôt pour partager tout ces souvenirs.


_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:22    Sujet du message: Répondre en citant

Glotton
 
Nous raconte ...
 
Après de nombreuses insistances de la part de certains, et comme je ne
suis pas une enflure, ni un corbac, j'accède donc à vos doléances, et je vais vous narrer :
 
LE LAVAGE DES MOTOS AVEC BD !
 
Je décide, après avoir rouler unebonne partie de la journée sous la flotte, d'aller décrasser un soir de la Jurassienne le sublissime engin qui me sert de moto et qui est fort sale, c une horreur, et comme l'ami BD a un problème de sous, pepetes, tunes, pezetes, il lui faut trouver un distrib', et il décide de me suivre dans Marin afin que nous trouvions zensemble une banque et un karcher.
 
Le distributeur dévalisé, on arrive à "l'éléphant bleu" du coin. On pose les meules dans un "stand" ou kya même un pont élévateur pour les caisses, afin de pouvoir laver le dessous des bagnoles et les moteurs.
BD me précise, une fois les motos béquillées sur le pont :
 
-"Glotton, fait gaffe hein, appuis pas sur n'importe quel bouton, sinon le pont va nous monter les meules, et on risque de s'en prendre une dans la tronche de 1m de haut !"
-"Oui oui BD, je ferai gaffe..."
 
Je fais ma meule, je rince à l'eau "finition brillance", et je sais pas pourquoi, l'instinct ptet, je prefere ressortir ma meule du stand pour que BD lave son RSV SEUL.
 
Il récupère la lance, et lave son V60 rouge...il a l'air content du lavage, vu la crasse qui coule du bordel...
MAIS, car il y a toujours un MAIS avec le BD, il n'a pas mis assez de sous dans la machina,
et il décide de poursuivre son lavage...hum...hum....et comment il fait BD ?
Vous, vous retourneriez à l'automat la lance à la main, re-mettriez des sous, et retourneriez
ensuite laver votre engin...(si j'ose).
 
BD LUI NON
il fait DIFFEREMENT BD
il dépose la lance autour d'un de ses rétros via le flexible, part à l'automate ensuite...moi
je regarde ça, et jme dis :
- "mais keski fout ?...."
 
BD le laveur met ensuite une pièce dans l'automate...
  
Là, à ce moment précis de l'histoire, plusieures choses se passent :
 
Moi je me dis :
- "il est con ou quoi ? il va pas faire ça ?...."
 
BD lui a l'air songeur...pendant presque 2 secondes ou 3, il regarde le bouton de déclenchement de lavage, et aussi la lance là bas au moin poser sur sa moto....****hésitation****
 
puis notre Jaba national se lance : IL APPUIT SUR LE BOUTON et part de suite vers sa moto
 
mais mais mais...la lance, elle, reçoit bien toute la pression du jet dans ses ptites veines !
 
et keski se passe ty donc kan BD arrive à sa moto ? hein ? jvous l'demande Emile ???
 
LA LANCE SE CABRE, S'ENLEVE DU RETRO DE LA MOTO A BD, ET ELLE DECIDE
DE S'ATTAQUER A BD TELLE LE BOA DE FIN FOND D'AFRIQUE !
 
BD voit l'attaque, commence à se protéger le visage (c chaud chaud l'eau chaude sous pression !) mais avance vaillament vers le monstre qui se tord de rage dans tous les sens ! BD veut protéger sa moto des attaques de la bêêêêêêteeeeeeeee, et se protéger aussi ! il a déjà pris une douche ya pas 4 jours !
"saloperie de merde" qu'il a l'air de se dire !
il continue à avancer, coinçant le BOA à pression d'eau chaude dans un coin en écartant
successivement ses bras et ses jambes, et en essayant avec ses petons de bloquer la queue de la bete au sol !
 
Moi, je commence à m'etouffer de rire à même pas 10m de là, et continue de regarder cette scéne d'anthologie digne d'un peplum !
 
BD, rouge sang, par l'effort et la crise de fou rire, continue de se battre, et finit par bloquer la base de la lance ou la lance elle-même, avec un pied :
le BOA ne pipe mot, tu penses, 110 kg de muscles affutés dans un corps de jeune éphèbe, il cherche plus à se battre le bestiau...
 
Et il finit, avec le peu de temps qui reste, de laver sa moto...
 
 
Moi je dis, des moments comme ça, on en vit pas tous les 1/4 heure...
MERCI JABA !!!
 

Le Glotton et la courageuse Maco
 
 
 
Et maintenant, son retour en camion avec Maco et Ninou.
Extrait choisi des "bien arrivés" qu'on ne conserve pas en principe, mais on va faire une exception parce que ce CR le vaut bien  !
 

NIKé Jaba !

nous on était à Palaiseau vers 13h15, les 2 motos déchargées,
on est repartus à Boulogne, enchargement de la grosse me...pardon,
de la Béhème daubike, retour a palaiseau, grand vers d'eau de source,
et départ du courageux Ninou vers Bordeaux...
CR du retour ?
voilà :
 
Glotton : "TU SAIS KOI ??!!"
CHTONG CHTONG !!!,
YOU WANNA FUCK WITH ME !!????!!!!

YEAH, I'M A COP KILLER YEAH !!!! BABY GROOVY YEAH !!
FUCK FUCK FUCK !!!

Ninou : "HEIN KOI ??!!!!!"

CHTONG CHTONG !!!,
YOU WANNA FUCK WITH ME !!????!!!!

YEAH, I'M A COP KILLER YEAH !!!! BABY GROOVY YEAH !!
FUCK FUCK FUCK !!!

Glotton : "TU SAIS CE QUE JE VIENS DE VOIIIIIRRRRRRR !!???"

CHTONG CHTONG !!!,
YOU WANNA FUCK WITH ME !!????!!!!

YEAH, I'M A COP KILLER YEAH !!!! BABY GROOVY YEAH !!
FUCK FUCK FUCK !!!

Ninou à Maco : "KESSKI DIT ???"

CHTONG CHTONG !!!,
YOU WANNA FUCK WITH ME !!????!!!!

YEAH, I'M A COP KILLER YEAH !!!! BABY GROOVY YEAH !!
FUCK FUCK FUCK !!!

Maco : "KOI ????"

CHTONG CHTONG !!!,
YOU WANNA FUCK WITH ME !!????!!!!

YEAH, I'M A COP KILLER YEAH !!!! BABY GROOVY YEAH !!
FUCK FUCK FUCK !!!

Ninou : "T'aimes la muzik Maco !???"
 
Maco pensive : (mais keski dit !??)  "Heu..oui oui, bleu je crois"
 
Glotton, super heureux (putain de muzik de merdeeeee, jpensais avoir entendu le pire du pire avec BD ou Prowlo, mais non...)
CHTONG CHTONG !!!,
YOU WANNA FUCK WITH ME !!????!!!!

YEAH, I'M A COP KILLER YEAH !!!! BABY GROOVY YEAH !!
FUCK FUCK FUCK !!!...
On a fait un retour dans le calme.....


_________________
"Alors moi je sais et je dis..." [Prowlo]
"Je roule sécure, je freine pas sur l'angle" [748R]
"Si j'avais pu vous appeler..." [Ben]
"Quelqu'un a vu ma CB ?" [BD]
"Ki veut k'j'y nettoie sa moto ?" [Keros]


_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:25    Sujet du message: Répondre en citant

Jef.Ch

La Jurassique, c’était du dimanche 21 au samedi 27 août 2005.

Dimanche

La météo fort peu engageante me pousse à préférer la Pan pour ce début de Jurassique… J’arrive encore sur le sec sur le coup des 15 heures à la Tène. Kéros est déjà là, le petit malin a passé la semaine dans la région à faire des reconnaissances sauvages. Les autres arrivent petit-à-petit, avec la pluie pour corser le montage de la tente de la MZRR-family. Des purs ceux-là! Du genre à te mettre un gamin de 17 ans de force sur une 125 pourrie, sans garde-boue avant et sous une pluie battante, en cuir mais sans combi étanche pour bien lui faire apprécier la joie d’être un privilégié qui vit au plus près de la nature…

On prend possession des lieux, les chambres sont petiotes mais y’en a assez pour tout-le-monde.

Mes invités découvrent les joies des horaires suisses, On mangera tôt et on se couchera de même. De toutes façons, c’est pas ça qui va mettre un frein à notre bonne humeur, j’ai encore les oreilles qui bourdonnent des éclats de rire de la stroumpfette… Wink

Pour le GO par contre, je vais passer la semaine à jongler dès 20 heures avec les coups-de-fils de Régine qui me résume la météo du jour, et les appels à passer aux différents restaus pour déplacer (voire annuler, sniff) nos repas de midi…

Je partage la chambre de BD et Chebello. En clair: le premier qui s’endort ne souffre pas des ronflements des 2 autres! La chambre d’à côté est occupée par le Glotton et son infirmière. C’est pas pour foutre la merde et je ne voudrais pas entacher la réputation du fauve, mais malgré des murs fort peu épais, on peut pas dire qu’on les ait souvent entendu grimper au rideau. Pauvre Maco! Wink

Les autres pacsés sont Ben et Gromono, Etienne et Ninou avec Prowler, et la section gériatrie dans la dernière chambre: JiPé et Kéros. Wink

 

Lundi

Temps de merde comme prévu, seuls 8 courageux sur 16 sont assez motivés pour tester les routes helvètes sous la flotte. Les autres bricoleurs s’organisent des ateliers freins ou embrayage, déjà qu’ils amènent leurs italiennes sur des remorques, faut encore tout démonter avant de rouler…

Comme il est inutile (et déjà un peu tard…) pour se faire un des road-books prévu, on se décide pour un tour du lac de Neuchâtel. Les autres tafioles se proposent de nous rejoindre en voiture, dans l’histoire des virées «Bitumeurs» c’est une grande première! Confused Etienne, les 3 MZRR, Ben, Chebello, Keros et moi, on se met donc en route. Un plein à Gampelen, la petite montée du Vully par l’Est (c’est mon Babaou à moi!), et on arrive à Estavayer. Pas de bol, c’est la fin de la saison pour le bistrot du port, et c’est le premier lundi où il est fermé. Sad On se console comme on peut dans un tea-room, au moins y’a des pâtisseries.

A l’heure du départ, Hoël («P’tit con» pour les intimes) décide de rentrer direct, faut dire que le pauvre chéri n’a pas d’habits pluie, ou plutôt que quand maman lui dit de les prendre, l’ado en révolte contre l’Autorité (pléonasme, je sais: j’en ai un à la maison…) fait forcément l’inverse de ce que n’importe quel adulte censé ferait. Ça lui vaudra d’ailleurs d’être plusieurs fois trempé jusqu’au slip au cours de la semaine, comme quoi ça rentre pas toujours mieux quand c’est mouillé… Smile

Pendant qu’il rejoint la Tène en convoi avec les voitures de l’escorte, on se finit notre tour du lac, avec même une jolie rallonge par Ste-Croix et Mauborget, histoire que Lili se fasse la main dans une belle montée avec des épingles, puis sur des gravillons, avant de buter sur une déviation fort mal signalée.

M’enfin, on est tous vivants et intacts le soir au gîte, et Lili commence à exorciser ses craintes, liées au fait qu’elle se savait pas si elle arriverait à suivre avec sa 125.

Jef "Le Magnifique"

Mardi

A l’origine, on aurait du faire la virée dans les Alpes ce jour là. Seulement voilà, la région de Brienz est en train de vivre ses pires inondations depuis 1910(!) Les 2 rives du lac de Brienz sont sous l’eau, les cols du Grimsel et de la Furka impraticables… Qui plus est, le col jurassien de Chasseral est dans le brouillard, donc on ne va pas pouvoir simplement prendre le road-book du lundi. On panache donc celui du jeudi avec le restau originellement prévu hier, ça fait peu de différence au niveau de kilomètres. Zen Jef, zen!

On part donc par l’autoroute direction Bienne, les gorges de Douane, Orvin, et déjà un premier arrêt à Frinvillier. La pluie menace, et je recommande une séance d’enfilage des combis pluie. Lili est toute verte d’avoir admiré le style tout en finesse de JiPé, pourtant il l’avait dépassée «normalement» (comprendre: par la gauche…) ce qui dénote un effort de galanterie peu commun de notre chef

Col de Pierre-Pertuis, gorges du Pichoux, et les 125 ont déjà besoin de compléter leur plein. On en profite pour remettre les habits pluie dans les armoires (la Pan et Gertrud), et on repart en ordre dispersé direction St-Ursanne. Etienne ouvre (la route et les gaz…), la montée de Boécourt est l’occasion d’une première pointe à 200 pour certains. La Pan et moi, on se contente d’un petit 180, avant de rendre la main pour attendre la queue du peloton. C’est comme ça que se forme un petit groupe intermédiaire, qui me dépasse, et comme le dernier du groupe mené par Etienne ne juge pas judicieux d’attendre aux Rangiers, on se fabrique en beauté notre première perte de contact. Maco, maligne, préfère attendre à l’intersection et m’informe que les autres sont partis tout droit… J’envoie Lili, Maco & Co sur St-Ursanne (une seule route possible) et j’attends que le groupe du Glotton fasse demi-tour. Après un coup-de-sans-fil à Etienne et un bon quart d’heure d’attente, ils reviennent…

Bref, on finit tous par retrouver le bistrot. JiPé a des soucis de couronne (encore !) et il préfère faire demi-tour. Je lui file l’adresse d’un bon dentiste –Ducati…- à Lyss.

Les enfants terribles repartent pour St-Hippolyte. C’est à 32 km, il n’y a qu’une route qui serpente le long du Doubs, une douane déserte et pas de radar… Je me place en avant-dernière position. J’ouvre la route pour Lili, ça lui évite les soucis de trajectoires et les mauvaises surprises. On enquille cool à un petit 90-100 de croisière, c’est déjà mieux que lorsque Régine débutait avec la CM125, à 80 maxi sur ces routes... Confused A St-Hippolyte, on retrouve le reste de notre bande de fous. Je crois sans mentir qu’ils avaient TOUS la banane des grands jours, et y’a pas de meilleure récompense pour l’organisateur que de voir ces gamins hilares mimer la dernière arsouille en se tordant de rire…

On repart par les gorges du Dessoubre (autre grand moment) et on rejoint Morteau par Fuans. Le salon-de-thé / crêperie / pâtisserie nous a réservé une grande table, sympa. Etienne fait des photos du buffet de desserts pour JiPé (faut penser aux absents!) et on s’en met plein la panse pour pas cher.

Le Barboux puis la D211 (hélas un peu gravillonnée) viennent égayer notre début d’après-midi. Dans la montée de Biaufond, j’ai la nette impression que la CBF600 d’Antoine bouchonne la 125 de sa compagne. Lili confirmera lors du plein à la Chaux-de-fonds que son homme n’est pas à l’aise sur route mouillée… Mouillée, façon de parler, il reste quelques traces d’humidité mais on n’a pas de pluie et on n’en aura pas de la journée.

A la Vue-des-Alpes, la maîtresse d’école envoie 3 garnements faire du toboggan, et on rentre avec un dernier détour par Chaumont. Où curieusement la Pan se fait bouchonner par la Raptor(?). Maco m’expliquera le soir au gîte qu’elle avait rendu la main suite à une «légère» amorce de tout-droit…

Avant la douche, je passe par Bienne poser la Pan et prendre la CBR, demain sera un autre jour… Wink

Avant d’en arriver là, je dois recomposer un road-book pour le mercredi, les Alpes se sera pour une autre année… La Forêt Noire semble un peu loin à Etienne et je me rabats sur le petit circuit de secours par Gruyères et le Gurnigel.

Gris mais beau tout de même !

Mercredi

Dans la série des trucs qui merdent déjà avant de partir, Lili qui veut jouer les stars sur le parking se prend bêtement (forcément… une femme…) son épave de NSR sur le pied. Evidemment, quand Ben s’appuie nonchalamment sur sa Gertrüd béquillée, c’est pas ses 35 kilos tout mouillé qui vont compromettre l’équilibre de son coffre-fort. Avec Lili et sa bicyclette, heu… mettons que la NSR ne s’y attendait pas et c’est pour ça qu’elle est tombée… Confused

Le levier de frein avant est réduit à sa plus courte expression. Ce n’est pas un problème pour Antoine. Quand tu vois c’qu’il arrive à faire avec les derniers 5 cm de levier, 2 colliers plastique, de la bande adhésive et un piquet de tente, tu te dis que c’est pas possible qu’ils aient qu’un seul gamin, ou alors il s’est occupé lui-même de ligaturer les trompes à sa stroumpfette…

Pour le frein arrière par contre, ça s’annonce plus difficile. Un coup de sans-fil à mon mécano nous apprend qu’il serait d’accord de cannibaliser une occase, mais Antoine se méfie des tarifs suisses, alors… de toutes façons, Lili a trop mal à sa cheville pour rouler, elle finira la semaine en SDS, en majorité avec son Antoine, et parfois quelques petites infidélités…

Dans ces circonstances, il serait étonnant que l’on parte en avance. On repasse par le Vully, histoire d’admirer la vue qu’on n’avait pas pu voir dimanche. La route de Morat à Fribourg est pourrie de chantiers avec des feux désespérément rouges, des camions au ralenti… Et JiPé qui dépasse d’un coup juste avant de prendre les 25 km d’autoroute pour Bulle, comme ça le groupe est bien scindé en deux et on manque une fois de plus de se perdre.

Il était prévu de passer par Gruyères pour la pause des 10 heures, vu l’heure et les fringales de certains, on y reste pour le repas de midi. C’est touristique et les prix sont surfaits, m’enfin au moins on peut admirer les pingouins et gouines…

On quitte Gruyères avant de se faire agresser par le balayeur municipal (René! Arrête de taper sur le vieux monsieur!), et on part direction Gurnigel. Hoel, puis un certain nombre d’autres enc… «chouettes copains» improvisent un plein non-prévu avant Rossens (zen Jef, zen!). On repart direction «Lac Noir» (Schwarzsee dans leur dialecte). Ça arsouille sévère devant, mais pour une fois je suis sûr de ne perdre personne: c’est un cul-de-sac! Ce qui n’empêche pas 2 enc… excités de se donner à fond pour dépasser un bus… 300 mètres avant le terminus, z’ont l’air malin!

Avant de repartir, j’explique bien, carte en main, que l’on redescend sur 6-7 km seulement et que l’on devra partir à droite sur «Schwefelbergbad». Mon culte! J’arrive à l’embranchement juste à temps pour voir 2-3 mistons partir tout droit. Etienne qui les a vu aussi me fait signe qu’il va les chercher, et j’enquille la montée du Gurnigel avec Chebello dans mon aspi. Je ne peux pas dire que j’ai l’avantage du terrain (je n’y suis passé qu’une fois il y a plus de 2 ans quand Régine avait sa 125), mais je commence à être un peu plus à l’aise avec la CBR. Y’a quand même 110 kilos de moins que la Pan à balancer, et 40 bourrins de plus pour aider.

A mi-montée, je fais mine de m’écarter pour laisser Daniel ouvrir, mais apparemment il n’a pas envie.

Après le bistrot, la descente est jolie (mais un peu courte). J’arrive même à bouchonner Etienne, pourtant en duo avec Lili, c’est dire si j’me traîne… Et on se lance, comme dit JiPé, dans «la traversée de tous les villages de toute la Suisse». C’est un peu ça, le plateau suisse. Très peuplé, donc un bled, 2 km, un autre bled, re-2 bornes, etc…

Wohlen, une dernière pause à Aarberg, et on rejoint la Tène.

Seuls Kéros et moi (les païlotes de CBR!) sommes assez courageux pour un bain dans le lac (19°), les autres c’est tous des tafioles, na!

Repas comme d’hab’, un peu trop comme d’hab’ même, y’en a qui manquent d’originalité dans le choix de leurs crudités… Sad

Paulo arrive tard le soir, après s’être étonnement peu trompé. On lui confie la surveillance des deux p’tits vieux (ils ronflent pas, t’es sûr? Puisqu’on te dit… Confused ), il fera en sorte qu’ils ne se trompent plus de dentier au réveil… C’est bien d’avoir un jeune dévoué, même si on ne craint pas franchement la canicule…

Toujours "Manger" !!

Jeudi

La météo du matin est en principe compatible avec des activités de plein air, et les prévisions nous annoncent de la pluie que pour la toute fin de journée… C’est suffisant pour Régine qui vient nous rejoindre avec sa NTV. Une fois de plus, on adapte un poil le road-book: en gros, c’est celui du lundi, avec un petit détour parce que le bistrot de midi reste celui du jeudi… simple…

Donc cette fois, on peut enfin monter à Chasseral. La vue, c’est zouli, mais on n’est pas là pour ça et y’a les photos d’Etienne pour ceux qui souhaiteraient se documenter. Dans la descente, y’a des chicanes mobiles avec 4 pattes et des cornes, ben woui, ça fait couleur locale, et comment tu crois qu’il pousse le chocolat au lait, hein? St-Imier, le petit col de Mont-Crosin (j’en ai vu qui ne respectaient pas les limitations de vitesse! Wink ), et on rejoint Saignelégier par les Breuleux. Je fais un détour avec Paulo par la dernière pompe sur territoire helvétique, et on retrouve les fous à Goumois, au café.

On repart direction Maîche par Charmauvilier et le col de la Vierge. Dès qu’on est sur la bonne route, je m’écarte comme d’hab’ pour laisser passer ceux qui sont plus rapides (y’en a…). Je laisse passer Gromono, pensant que son trail devrait être à l’aise sur la corniche de Goumois. Mauvaise pioche, il enroule un peu trop peinard à mon goût, et jusqu’aux dernières épingles je n’ai même pas besoin d’utiliser les freins. A Charmauvilier, un troupeau de bestiaux qui traverse a le mérite d’improviser un regroupement. Je remonte de quelques places dans la colonne (privilège de l’organisateur), et repars dans un «bon» groupe. Re-mauvaise pioche, je suis une fois de plus sur un faux rythme, un peu trop rapide pour moi cette fois… Et ce qui devait arriver arriva: en sortant d’une épingle, je soude pour ne pas gêner Ben (ouais, pour rester devant surtout…). La bête se tend comme un arc et devient évidemment «un peu» plus difficile à diriger. C’est con passke y’a une jolie petite enfilade et une ou deux voiture(s) qui vienne(nt) en face. J’incline doucement sur la droite, et c’est déjà trop: je me retrouve en hors piste, gaz a donf sur le bas-côté, dans les gravillons… Sad Ma trajectoire improvisée reste tangentielle à la route, et comme un léger gauche se profile, je devrais pouvoir remonter sur la route. Sauf que vu l’épaisseur du bourrelet de bitume à grimper, j’ai intérêt à continuer de soulager l’avant si je veux avoir quelques chances. Plus le temps de réfléchir, je tord les derniers millimètres de poignée, j’ai juste le temps de voir l’aiguille qui va saluer la zone rouge, et le pneu qui, après quelques millisecondes d’hésitation (c’que ça peut paraître long!) accepte de regrimper sur la route… A quelle vitesse j’étais ? j’sais plus, fond de 1ère ou fond de 2, 130 ou 150 quoi… Ben était aux premières loges, sûr que ça a du lui faire aussi drôle qu’à moi…

Vu la petite poussée d’adrénaline, je me calme jusqu’à Damprichard. Après, entre Damprichard et Maîche, c’est un circuit pour les hautes vitesses, mais je reste sagement à 195, c’est pas le moment d’en remettre une couche.

De Maîche, on descend sur le Pont-Neuf. 2-3 excités ont continué tout-droit sur Belleherbes au lieu de prendre le Dessoubre à gauche. Je pose miss CBR et je les attends. Zen, Jef, zen on a dit!. Ils finissent par reviendre, et je les envoie dans la bonne direction, je suis trop bon... On arrive au restaurant de Gigot, je suis évidemment bon dernier. Je pose la miss (désolé ma grande, je suis un plomb mais tu m’as bien sauvé la mise…) et vais fanfaronner vers Ben: «quand je prends la peine de te montrer les trajectoires pour trail, tu pourrais suivre…» Il rit un peu jaune et me propose de ne pas en parler à Régine… On sent l’homme d’expérience! Smile

Une grande table nous attend, c’est quand même plus agréable quand le tavernier est averti. Mais je te dis pas ce que ça m’a coûté en coup-de-téléphone avec tous ces changements… L’endroit est agréable et la nourriture très correct, sauf que la pluie s’invite au dessert.

Pas la petite pluie que tu te dis je mets la combi ou pas? Non, non, la bonne grosse flotte qui ne te laisse pas d’hésitation, que si t’avais 2 combis tu les mettrais les deux! Gigot, Fuans, Morteau, ceux qui n’ont pas d’habits étanche sont déjà trempés.

On se consulte et on décide d’abréger la torture d’Hoel, JiPé et Paulo entre autres. On coupe en ligne directe par le Locle, La Chaux-de-Fonds, et on s’enfile avec un rare bonheur dans une série de tunnels routiers et autoroutiers où on se sèche et réchauffe un peu… Sad M’enfin, j’aurai au moins pu tester les Pilot Power sous la flotte, c’est incroyable mais je n’ai pas réussi à les faire glisser!

Instinct maternel oblige, Régine rentre nourrir sa progéniture. A la vacation de 20:13, elle n’annonce –contre toute attente-, que la météo devrait –enfin!- être au beau pour demain. Je confirme donc notre venue à l’aubergiste de Salins, 16 ou 17 personnes, ça dépend si BB arrive à se réveiller. Par contre, si on aura à nouveau Régine et éventuellement BB, Ben déclare forfait et décide de rentrer demain. J’espère que ce n’est pas lié à ma figure libre du matin…

Et ki c'est ki bouchonne encore ??

Vendredi

Grande première donc puisque qu’on devrait pouvoir se faire le road-book prévu. Ben nous accompagne jusqu’à la Cluze-et-Mijoux, on aura encore le plaisir de sa compagnie sur une cinquantaine de kilomètres. Peu après la douane des Verrières donc, on se sépare (snif! qui c’est qui va admirer mes trajectoires maintenant?). Il continue sur Pontarlier, Besançon, Dijon… nous on part pour une pause au bord du lac de St-point, mais c’est surtout pour faire plaisir à Lili qu’a des souvenirs de jeunesse du temps des premiers congés payés… Wink Café en terrasse au bord du lac, BD nous fait encore une démonstration de micro-sieste version compétition (y sort la langue dans les virages!) pour le plaisir de ses nombreux admirateurs. BB n’est pas là, probable qu’il cherche un mécano pour sa panne d’oreiller… On se met en route pour Salins. Avec une déviation merdique pour ne pas arriver trop tôt et forcer les petits bidons à compléter le plein avant Ornans, ça serait trop simple si ça pouvait un jour se dérouler selon le rôde-bouc…

Cet arrêt impromptu dans la banlieue de Salins revêt un aspect bizarre. Plein ou pas? J’essplik que seuls ceux qui ne peuvent plus faire 40 bornes font le plein, les autres s’arrêteront à Ornans. Magie des stations-service, une Buse suisse semble narguer le reste du groupe. BB a réussi à se réveiller, trop tard pour le lac, mais pile-poil pour le midi. Que l’on passe dans un bistrot super, «le Petit Blanc» à Salins, une adresse à retenir, d’autant plus que Régine m’a fait promettre d’y retourner.

A Quingey, une nouvelle déviation nous fait perdre un temps précieux. Et comme personne ne lit les petits caractères sur le road-book (les grands non plus, quand tu vois à quelle vitesse les cinglés devant déboulent, tu sais que ce serait beaucoup trop dangereux d’essayer de lire…) bref, le groupe de tête fonce aveuglément sur Ornans alors que j’avais agencé un zouli détour… Zen, Jef, zen bordel!

Le temps de se regrouper et de faire le plein à Ornans, on a encore paumé 3 gros quarts d’heure. Je décide que même sans alcool fort ni pétard, puisque c’est vendredi après-midi, je vais rester cool quoiqu’il arrive, na! Surtout que s’annonce un des morceaux de bravoure de cette Jurassique, j’ai nommé les Gorges de la Loue. Quoiqu’avec les motos que l’on a et les vitesses de croisières auxquelles on déboule maintenant qu’on est rodé et en fin de semaine, ça passe presque trop vite. A propos de passer trop vite, BB nous fait un festival de dépassements suicidaires qui marque les esprits. M’enfin, tant que ce n’est que les esprits, on a de la chance… Je fais toute la montée à l’aspi de Maco, avec Chebello sur mes talons. Elle bouchonne un peu, mais même si je pouvais rouler un poil plus vite, je devrais prendre trop de risques pour dépasser, alors… Surtout que se profile l’apothéose de cette montée: les grandes courbes en haut… Et comme je suis un petit curieux, ça m’intéresse de voir comment elle va négocier le dernier gauche, tu sais: celui qui se referme… ça ne loupe pas, alors que tous les virages brillaient jusqu’ici par leur régularité et leurs rayons quasi-constants, elle se fait surprendre par la cassure. Elle freine ou elle met plus d’angle? Heu… à voir de l’arrière, un peu les deux! Wink

Le groupe se reforme à «la Main», juste avant de prendre la Nationale. Les 14 km sont vite avalés, et je ne tente aucun dépassement. Clair que solo, j’arriverais à passer quelques dizaines de caisses. Mais là, j’ai 16 motos derrière moi, et je ne tiens pas à arriver à Pontarlier avec une colonne complètement dispersée entre les voitures. Ça marche très bien comme ça, et de cette façon, on n’a pas besoin de faire un arrêt regroupement (ni l’inévitable redémarrage encore plus risqué dans le trafic). On traverse Pontarlier, avec 2-3 arrêts aux feux. C’en est trop pour BB et BD, qui pètent les plombs et partent loin devant… sans regarder le road-book évidemment. Y’a pourtant un embranchement pas évident pour retrouver la D47. Que je prends avec le reste de la troupe. Zen, Jef, zen! Après tout ce sont des grands garçons, qu’ils se dém…brouillent. J’ai décidé de m’en foutre, et vu la route qui s’annonce, nos 2 lascars se sont punis tout seuls.

La D47 est notre dernière route en France, snif! C’est –encore!- une de ces petites routes qui alterne savamment belles enfilades et courbes sympas. Rien de vicieux, pas de radar (s’il passe 5 véhicules par jour…) et toujours la possibilité de s’éclater à des vitesses largement au-dessus des limita-quoi(?). Ce que confirmera Ninou au bistrot à la Brévine: «à 240, j’me suis dit que 250 c’était pas raisonnable…»

Reparti dernier après un regroupement improvisé (encore des bestiaux !), je remonte les MZRR en duo, je saute Régine (toujours avec plaisir…), et recolle à la RS du Ptikon. Ça pue décidemment trop, alors même s’il roule entre 130 et 150(!), je le dépasse aussi. Ainsi que Maco, cette fois la route est assez large et la visibilité correcte. Les Gras, dommage que BD ne soit pas là pour faire la photo avec le panneau… et encore quelques kilomètres jusqu’à la Brévine. Avec un dernier passage de frontière. Puis le bistrot pour la pause des 4 heures à… 17:45, tu m’étonnes!

A peine les moteurs coupés, le portable sonne. Je n’ai plus qu’à indiquer à BB comment nous rejoindre depuis les Verrières, 10 minutes à peine.

Lorsqu’on quitte le bistrot, il est hélas trop tard pour faire encore le détour par Fleurier, Ste-Croix, Mauborget, Couvet, on coupe en ligne quasi directe par le col de la Tourne. Avec les bons conseils du bistrotier qui nous indique les coins à radar du côté des Petits-Ponts et de la Tourne, le brave homme a financé les bonnes œuvres de la maréchaussée il y a peu…

J’aurais voulu passer par Coffrane et Valangin pour éviter la traversée de Peseux et les feux, mais ces malades devant roulent à de tels vitesse que personne n’avise le panneau. Comme avant Ornans, tant que c’est tout droit… Bof tous les chemins mènent à Rome, pas vrai? bande de cloches… Wink

Bref, un dernier plein à Marin, Régine rentre à Bienne en vitesse, chercher les gosses qui cette fois, exceptionnellement, auront le droit d’admirer le repas des fauves. Le patron de l’auberge nous gâte –enfin!- un peu, et on profite des filets de perches que même Lauriane a tout fini!

Gruyère, ville Fortifiée. Notez les trous dans les remparts.

Samedi

A l’heure du p’tit déj’, Maco, Ninou et Glotton sont déjà partis. Ils ont chargé les 3 motos dans le camion de Ninou, qui doit faire un «petit» détour par Boulogne, chercher une moto pour un client. Avant d’aller à Bordeaux le soir même, et de rentrer en Espagne le dimanche!!! Y’en a qui aiment rouler!

JiPé, Paulo, BD, Prowler et Lili sont en voiture avec la remorque, les autres (Chebello, Kéros, Etienne, Gromono, MZR et Ptikon… et moi!) sont des purs qui vont voyager en moto.

Je quitte Marin avec les derniers, je n’ai que 25 km à faire et j’ai même le temps de passer CBR et NTV au Kärcher avant midi… Signe que c’est fini… Sad

 

Pour conclure, je vous livre les principaux enseignements que je tire de cette expérience. Au chapitre des points positifs, je retiendrai en premier lieu l’ambiance (bitumeuse, classique…), chacun s’est efforcé de faire contre mauvaise fortune bon cœur, et les sourires ont fait le reste. Côté organisation, nos haltes dans les restos pour les repas de midi (Morteau, Gigot, Salins…) ont bien fonctionné, les sorties du mardi, du jeudi (matin… Sad ) et du vendredi se sont déroulées sans accroc. Pas d’accidents, pas de blessés. Et une fois encore, pas de radar(!), c’est ce qu’on se souhaite à chaque virée et ça tient de plus en plus du miracle, mais ça vaut mieux pour les permis. J’ai vu un compteur à 155 en montant Chasseral (au lieu de 40 autorisés!), et ce ne fut pas le plus gros dépassement de la semaine!

Restent quelques points négatifs. En premier lieu la météo, et si j’te dis que la semaine suivante il n’a pas plu une goutte et que les cols des Alpes étaient ré-ouverts, je pense pas que ça va te consoler… Mais en fin-de-compte, on n’a vraiment eu de la pluie que le lundi et le jeudi après-midi, et on a fait 3 jours et demi sur le sec.

Le resto du gîte à la Tène aurait pu faire quelques efforts sur les crudités (toujours les mêmes) et les p’tits déj’, un peu cheap. Disons qu’en regard du tarif pour la Suisse (Frs.50.-, soit 32 Euros en demi-pension) force m’est de constater que ça reste acceptable. Le problème des heures de fermeture est partiellement de ma faute, j’aurais du négocier l’accès à la cuisine du gîte pour les fins de soirées…

Quelques autocritiques enfin: la sortie du mercredi n’a pas été géniale (les risques quand on improvise…), et j’aurais été plus avisé de faire un ou 2 road-books de réserve comme je pensais le faire au départ. On aurait eu certainement plus de plaisir en Forêt Noire qu’au Gurnigel, et on l’aurait fait si les road-books avaient été imprimé… A propos de road-books, peu les ont lus, et quelques pertes de contact aurait pu être évitées si… Je ne voulais pas imposer de briefing au p’tit déj’, mais c’est peut-être une option à essayer… C’est aussi un problème lié aux performances de nos machines: ça va très très vite devant et je pense qu’il faudra voir comment faire à l’avenir. Outre les aspects légaux –sans commentaire- et l’image des motards qui peut en souffrir (la tête de certains automobilistes… Confused ), même si certains affirment maîtriser la situation (à 240?), j’appréhende le jour où un chien (ou un gamin… Sad ) traversera sur la trajectoire…

Enfin, mes performances au guidon font qu’il m’est impossible de jouer les chiens de berger pour aller calmer le rythme en tête… Sad C’est souvent Etienne qui s’en est chargé.

Mais bof, on va pas en faire un fromage, l’important est que tout s’est bien passé, et tant pis pour le(s) râleur(s)… Wink

En dernier lieu, mes remerciements… aux participants.

La famille MZRR, alias les campeurs:

Lili Avec un mois de permis seulement, c’est sûr qu’elle n’allait pas enfumer les gros cubes. N’empêche que les 2 premiers jours, elle a vaillamment tenu son rang et n’a ralenti personne. Ou presque… Wink

Antoine Un faux calme, quand ça va plus, il se bourre une petite pipe (avec des herbes de Provence?), et bricole sans discontinuer sur les 125 2-temps. Y doit vraiment aimer la mécanique....

Hoel Le p’tit D’jeun’ qui enfume pas mal de monde, au propre comme au figuré. C’était une grande première pour lui, et je crois –j’espère- qu’il en gardera un bon souvenir.

Les z-au gîte :

Etienne Toujours serviable et attentif, au point de relever mes erreurs et de corriger les road-books –heureusement!- au dernier moment. Merci à lui.

JiPé Notre chef qui est pas chef mais c’est quand même un peu le chef… Après l’épisode «grenadine» de la Quercynoise, je pensais que ses problèmes avec le petit personnel étaient de l’histoire ancienne. Que nenni non point, et le «vous ne croyez pas que vous avez assez bu?» de la serveuse restera au BestOf!

Chebello J’aimais mieux quand il roulait en Deauville… Wink M’enfin, la Fazer semble efficace… hélas! Se surprend parfois lui-même de rouler à ces vitesses, mais faut pas le dire à Pascale, alors on ne le dira pas, promis!

Romono Encore un qui aime la mécanique: je lui fournis les outils, Kéros sa chaîne trop tendue et c’est réglé! Et en plus il aime l’Islay… Wink

BD Futur sportif alpestre, sa maîtrise de la sieste a plus fait d’admirateurs que sa façon «triviale» d’attaquer les freins de la Xsara… Roi du DOT4 et prince du «schlaaa-schlaaa», on se demande si les Voironnais vont réussir à en faire quelques chose… Wink

Ben Discret mais efficace, sa Gertrüd n’amuse pas le terrain. Je lui dois des excuses pour mes facéties…

Ninou Lui c’est Docteur Jésus et Mister GAAAZZZ! Semble avoir résolu ses problèmes de dépendances à la cocaïne mais craint encore les lignes blanches… Wink

Prowler Habituellement surnommé «l’Angleking du Nord», est resté étonnement discret cette semaine. Crainte du BestOf ? Wink Maintenant qu’il a une remorque, il va pouvoir voyager…

Kéros Mon frère CBR-iste, tranquille mais pas le plus lent, moi je vous dis que le jour où il trouvera les bons réglages… Wink

Maco Présence féminine, tranquille mais propre sur la route (ça change de certains…), indispensable au gîte, même si elle ne se risquait à nous masser que lorsque Glotton était absent…

Glotton Le fauve, horrible et râleur, quand on ne le connaît pas on a envie de l’abattre pour qu’il arrête de souffrir, et qu’on on le connaît on a envie de l’abattre pour que Maco cesse de souffrir… Wink

Les intérimaires :

Paulo 2 jours de roulage seulement, l’est resté en retrait (surtout sur le mouillé), mais sa présence nous a fait plaisir (surtout qu’il a trouvé le chemin!)

Régine Présente également jeudi et vendredi, ces 2 jours de cours accélérés lui ont encore fait gagner quelques km/h… A pris du plaisir à rouler avec les MZRR, Paulo, etc…

BB Hôte d’un jour seulement, y’m’fait peur quand y dépasse (et y m’énerve comme il roule vite…) Confused Promis, je roule avec toi si t’arrêtes de te suicider… Wink

A tous MERCI!

Amitiés,

A+

 
Incursion en France ...


_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:26    Sujet du message: Répondre en citant

 
Pticon
 
Un grand merci a Jef. pour m'avoir offert l'opportunité de fair mes premiers tours de roues.
Cependant quelques remarques:

- Ma  125 pourrie  se joint a moi pour te  dire: ON  T' EM**RDE!!  Wink

-Pour l'arrêt essence improvisé je plaide non coupable: c'est pas moi j'ai même pas rien fai !! Sad

- "Kéros Mon frère CBR-iste, tranquille mais pas le plus lent, moi je vous dis que le jour où il trouvera les bons réglages…"
=> c'est pas une question de réglages; la vitesse de notre ami depend directement de la longeur des portions autoroutières.Wink
 
- Certains ignars se plaisent a dire que la Suisse est un pays propre; je conteste, ma  "125 pourrie"  n'a  jamais été aussi sale

Encore merci et a bientôt Jef (du BON côté de la frontière cette fois-ci)
 

 
Chebello
 

Arrivé dimanche soir sous une pluie battante après avoir lutté contre les éléments franchement hostiles ( rafales à arracher le casque, brouillard à se demander si on ne l'a pas mis à l''envers ), je me suis installé tant bien que mal, bien content d'être arrivé entier et de retrouver tout le monde.

Ciel de plomb sur la Suisse. Les ducatistes à remorques, déboussolés par l'absence de problèmes mécaniques durant le trajet, profitent de la moindre interruption de la pluie pour remédier à toutes les pannes qu'ils n'ont pas eu l'occasion d'avoir. Moral bas.

 

Dès lundi cependant, un Etienne aquatique au guidon d'une st3 amphibie, emmène à des allures que je croyais impossibles à tenir sous une pluie battante, dans de grandes gerbes d'eau, un petit peloton de courageux. Y a pas à dire, ça fait du bien.

 

Le lendemain,  nous retrouvons un temps correct et, engoncés dans les combinaisons qu'une giboulée nous a fait enfiler pour rien, nous enquillons nos premiers virages. Superbe journée de moto, à ceci près que m'étant fait distancer par les premiers pour ne pas avoir voulu dépasser le 200 dans une belle montée, le petit groupe dans lequel je me retrouve se trompe un peu de chemin, rien de bien grave.

 

Suit une journée toute entière en Suisse, mais pas selon le trajet prévu à l'origine par Jef. Un plaisantin ayant réussi à faire croire à notre organisateur que le pays était tout entier inondé jusqu'aux sommets des cols les plus élevés, avec tout juste un petit bout des plus hautes montagnes qui dépasse de temps en temps, nous nous promenons, sous un soleil de plomb, et sur des routes dont par délicatesse, nous ne faisons pas remarquer l'émersion, ni même le caractère parfaitement sec du revêtement, nous nous promenons disais-je sur le plateau, de village en village. Une belle montée de col tout de même, que Jef emmène à un fort bon rythme. Je me demande si je ne le préférais comme il était l'an dernier le Jef, quand il se traînait à travers le Jura en m'emmenant dormir chez Etienne.

 

Le reste, c'est pas la peine de détailler, vous savez comment ça se passe. Il me reste des flashs, comme par exemple Maco en pleine forme retrouvée emmenant notre petit groupe dans les gorges de la Loue. ( Quel spot ! ). Ou le laphroaig d'un soir, dans les gobelets en plastique, tous assis près de la baraque à l'entrée du camping.

L'immuable buffet d'entrées à chaque repas du soir. La partie de billard avec Hoel à Neuchatel. Le train d'enfer de la 125 Aprilia dans les virolos. JP qui réconforte ses outils qui sont en train de se faire mouiller ( Papa va vous ramener à la maison, mes gamins ).

 Le doigt de David, qu'il déploie à la manivelle ; j'ai montré le geste à mon petit Raphaël afin qu'il le teste en classe un de ces jours, c'est vraiment trop beau.

 

 

Un flash : Réglage de la tension de la chaine piqué sur Moto Journal

 

Ma modestie m'interdit  de vous raconter par le menu la façon décisive dont je suis intervenu pour défendre Jef, en haut du Gurmikel. Notre Jef paralysé par la frayeur, alors qu'une vieille dame agressive qui s’était fait dépasser dans la montée par quelques missiles, pointait sur lui un index des plus réprobateurs, j’irai même jusqu’à dire franchement menaçant, tout en l'invectivant en allemand d'une voix qui n'annonçait rien de bon, mais rien de chez rien. L’amitié c’est ça, un pote est en danger, on le soutient on fait rempart  de sa personne. J'arrête là en vous remerciant tous pour ces bons moments.

Ciao et à bientôt.

 

PS   Un grand merci, en notre nom à tous , je crois pouvoir le dire – à Gromono, qui, le soir où nous sommes sortis à Neuchatel, alors que nous étions tous craintivement regroupés autour de Prowler  qui nous paraissait être le conducteur de voiture le moins barge, à Gromono qui s’est spontanément proposé pour monter dans la polo avec JP. Ne remets pas la banquette arrière dans ta caisse, Jean Pierre, c’est un truc qui sert à rien, ça, et puis t’en aurais pas vraiment l’utilité.

 

 


 
Ninou
 
Si point de CR, au moins de vifs remerciements a Jef pour s'etre demene pour nous organiser cette Jurassique. On a pas eu de bol avec les conditions meteo et en plus on a rien fait pour lui rendre la tache facile en faisant fi des road-books des qu'une serie de virages s'annoncaient...
 
Un grand merci a Kokx et JP aussi pour leur hospitalite. Vous auriez vu la salade composee et le plat gratine que m'avait prepare le JP !
 
Une journee de lundi "neutralisee" et dediee a la mecanique pour certains.
Une journee de mardi sympathique avec a peine quelques gouttes le matin et un roulage technique sur du sec, du mouille et du entre les deux.
Une journee de mercredi qu'on aurait preferee "aux 10 000 virages" plutot que "aux 10 000 villages" mais agrementee d'une montee tres technique du Schwefelberg (gravillons, coulees de boues, rus en travers de la route, bulldozers pelle en avant en sortie de courbe...) et d'une descente de ce meme Schwefelberg qu'on aurait bien faite dans l'autre sens.
Une journee de jeudi qui s'annoncait bien avec de bonnes bourres le matin (la route menant a Gigot est un regal en dehors des sections gravillonnees) mais qui sera gachee par l'apparition de la pluie apres le repas.
Une journee de vendredi sympathique et dont le morceau de bravoure furent les Gorges de la Loue.
 
Merci donc encore a Jef pour nous avoir presente cet assortiment varie de twins a pourrir.
 
Faut voir le bon cote des choses, le temps qu'on a pas passe a rouler, on l'a passe a dire des conneries et a se fendre la gueule, l'autre ingredient essentiel d'une sortie Bitumeurs. On ne pouvait donc qu'en sortir gagnant !
 

Le détenu Ninou


_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:27    Sujet du message: Répondre en citant

 
 

Des Photos dans l'album

 
 
Dûr la mécanique quand on est Païlote !
 

 
 

_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Les Bitumeurs Index du Forum -> Les souvenirs Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com