Se connecter pour vérifier ses messages privés   S'enregistrer   Connexion   FAQ   Rechercher
Les Bitumeurs Index du Forum Les Bitumeurs

L'Alpine IV -Juin 2005

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Les Bitumeurs Index du Forum -> Les souvenirs
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 20:43    Sujet du message: L'Alpine IV -Juin 2005 Répondre en citant

 
 

L'Alpine IV

Du 20 au 24 Juin 2005
Par EtienneST3
 
 
 
Le programme :
 
Les grands cols des Alpes du nord, Savoie et Haute Savoie, avec des petits passages en Suisse et Italie, mais aussi des jolies routes entre Annecy, Aix les Bains et Thonon les Bains, bref ça va être bien  !
 
Il y aura deux grosses journées (grands cols et pas mal de km) et 2 journées plus light, mais sympa quand même , plus la journée "sans", où on pourra visiter les fromageries du col des Aravis (reblochon), faire un tour à Annecy ou encore aller faire des "petits" cols des environs.
  • Le tour du Mont Blanc (France / Suisse / Italie)
  • Le col du Grand Saint Bernard (2 469 m)
  • Le col du Petit Saint Bernard (2 188 m)
  • Le Cormet de Roselend (1 967 m)
  • Le col de l'Iseran (2 764 m)
  • Le col du Mont Cenis (2 084 m)
  • Le col de Montgenèvre (1 854 m)
  • Le col du Lautaret et du Galibier (2 646 m)
  • Le col de la Madeleine (1 984 m)
  • Le col de la Forclaz (1 526 m)
  • Les gorges de l'Arly
  • Le mont Revard (1 537m)
  • Le col des Aravis ( 1 488 m)
  • Le col des Saisies (1 650 m)
  • Le col de la Colombière (1 613 m)
  • Le col de Joux Plane (1 650 m)
  • Le col de la Joux verte, Avoriaz (1 760 m)
  • Le lac d'Annecy
  • Le lac d'Aix les bains
  • etc ...

N'oubliez les cartes mémoire des appareils photos numériques apportés par le père Noël

Le Mont Blanc : on a bien fait le tour !

 

L'Hébergement :

Le camp de base était établi à Queige, à 9 km d'Albertville, dans le Beaufortain au Gîte de Molliessoullaz http://perso.wanadoo.fr/gite.queige/frame1.htm

Notre petit Chalêt ...

Les Participants :

Des Alpes :
Etienne ST3
Sylvie
El Dahu, Fabypom, Mimi et Road Runner sont passés faire un coucou

Du Sud :
Soane
Personne
748R
Millepanique
Angleking

Eugene

De Suisse :
Bernard Bracam et Francine

De la Région Parisienne :
Kéros
Prowler

D'Espagne :
Ninou
 


LES CR

748R

Et une nouvelle Alpine au tableau de chasse.

Comme d'hab, admirablement orchestrée par l'ami Etienne, tout s'est bien déroulé pour presque tous.

Presque parce que ne pouvant définitivement rien faire comme les autres, j'ai eu droit à mon lot de "souvenirs" :

- D'abord, la caisse pas prette, donc pas de remorque, problème de place pour trimballer les affaires pour 10 jours (en effet, avant l'Alpine, je suis parti 4 jours pour une rencontre Ducati dans le Massif central). Je ne suis naturellement pas équipé pour charger la moto de bagages, je vais donc devoir compter jusqu'aux slips et chaussettes, me rationner en T.Shirt, etc ...

MAIS C'EST PAS GRAVE ...

Le plus terrible est d'utiliser certains bouts de TOROUTES pour effectuer des parcours de liaison Marseille ==> Massif Central, pis ===> Alpes afin de tenir 10 jours de roulage sans trop me fatiguer.

L'HORREUR.

Jamais fait autant de Touroute en moto de toute ma vie.

J'en resterai certainement traumatisé à vie.

Une bonne portion cependant entre Issoire et Saint Etienne, 100 bornes de pûr plaisir sur une route Jaune, un vrai circuit.

- Arrivé je ne sais pas où alors qu'il me reste 180 bornes pour rejoindre le Gîte dans les Alpes, c'est le moment de faire le plein. Deuxième souvenir ... A la pompe, je descend de la moto, mais j'oublie que j'ai un sac à dos sur le siège passager ; ma légendaire souplesse naturelle aidant, me voilà donc embarqué sur une patte, l'autre en l'air bloquée par le sac à dos, la moto qui vient avec moi, bref, je finis coincé entre la moto et la pompe à essence.

Par bonheur, 2 motards avec les quels je faisais un petit bout de chemin depuis un p'tit bout de temps débarquent également dans la station.

Pas besoin de leur faire un signe, ils me voient immédiatement dans cette posture ridicule.

"- Un coup de main peut-être ?" ARFFFFFFF les enfoirés, c'est des vrais motards avec des petits bouts d'humour noir dedans !

"- Heu vi vi, j'veux bien, merci ..."

Sorti de ce mauvais pas, on se rend compte que le support de béquille a souffert au point que cette dernière est devenue inutilisable.

" 'TAIN CA VA ÊTRE LA JOIE PENDANT LES 6 JOURS QUI RESTENT A TIRER ENTRE LA BALADE ET LE RETOUR", je me dis immédiatement. La suite me démontrera que j'ai eu une vision claire et instentanée de ce futur proche.

LA GALERE, j' vous raconte pas. A chaque arrêt, sous le soleil omniprésent, avec cette moto que même par moins 15, t'as pas froid à cause de la chaleur qu'elle dégage dès qu'elle s'arrête, trouver le poteau ou le murêt qui va bien, moi qui suis incapable de monter ou de descendre de la moto sans la présence de la béquille ... Bref ... Heureusement que les copains m'ont filé un coup de main.

Chic, un poteau, sauvé !!

Voilà pour mes souvenirs "Perso".

Pour le reste, un bon roulage, des paysages superbes, des Marmottes, vaches, canards ...

DES MOUCHES !

'Tain, les mouches ... Y en avait une dans la carrée, vers 6h00 du mat', réveillée à chaque coup, et vas-y que je vais dire "bonjour" à tout le monde. Un matin, Kéros, tout fier me la descend à la salle à manger :

"- Je l'ai eu !!"

"- Bravo Pascal, super, on va pouvoir teminer nos nuits normalement."

Ben que neni, le lendemain, il y avait la relève !!!

ON a souffert quand même ...

AH PIS Y A EU LE COUP DES HOLLANDAIS !!

Au gîte, le soir du premier jour, assis à côté de moi à table et au dessus de ma tête la nuit dans la mezzanine, LE couple de Hollandais.

Moches.

Hollandais.

JUSTE POUR METTRE L'AMBIANCE EN ARRIVANT, QUE T'ES CREVE AVEC CETTE MOTO SANS BEQUILLE, la chaleur, la Toroute et tout le toutim.

Grand moment de désespoir.

Heureusement, le lendemain et les jours suivants on a roulé, j'en retiens de belles arsouilles avec Ninou, un petit coup de pompe le Jeudi, ce qui m'a permis enfin de voir des paysages (CONG, C'EST BÔÔÔÔÔÔ des fois !!), de l'enroulage de cable comme on aime.

Dernier jour au petit matin, légère friction au gîte avec des ressortissants du territoire de Belfort de passage (encore plus cons que des Hollandais, faudra les éradiquer de le planète ceux là aussi, les v'la sur ma liste noire).

Redescente par de la nationale un peu droite et pénible.

Dernier "souvenir" : A 150 bornes de Marseille, ma couronne complètement bouffée me contraint à abandonner la 748 dans une station d'essence, ce qui me permettra de finir le voyage au guidon de la trés sympathique CB500 de Cécile qui me la confiera avec ce sourir qu'on lui connait.

Merci à Etienne pour cette balade, aux copains qui avaient pû y être de m'avoir gratifié de leur présence, parfois rare et d'autant plus précieuse.


BERNARD BRACAM

Allons bon,

Mon royaume pour une carte ! Qu’il est concis mon monde, et une carte au milliardième m’est donc inutile ; j’ai entendu dire que les Alpes, ce soulèvement assez ancien, de malm en crétacé l’oubli s’étant installé, avaient retrouvé le calme propice à la balade vespérale et à la contorsion du lacet de montagne, à l’abus de gaz qui ne saurait nuire qu’en cas d’excès. On dit aussi que ce genre de pratique alpestre, pas plus que celle de l’angle de têtu en ces lieux recommandée, ne figure encore au tableau de chasse des gardiens de la paix, qui auraient d’autres lapins à abattre. Etienne, grand ordonnateur des festivités, a certes pris le soin de concevoir avec amour et les grandes compétences que chacun lui connaît, de savoureux rôdes boucs (pauvres bêtes, encornées), mais s’il fallait, bien avant d’en avoir finalement oublié les grandes lignes, se mettre en tête le zigouigoui du Cormet, la contre culée de la Madeleine, l’hyperbole du barrage de Roselend, nul doute que le peu de matière grise que j’entends consacrer à la pratique de l’enfumage des copains en milieu rural, voire alpin, risque bien de se dissoudre dans l’ivresse des sommets.

 


Bracam le Magnifique 

 

J’aimerais aussi rappeler, pardon pour cette forfanterie, que j’ai partiellement consacré l’année 2004 à la visite de l’hôpital universitaire de ma ville, et à la pratique habile de la canne anglaise qui par paire, m’en a fait une belle. Couillu j’étais auparavant (au guidon, pardon mesdemoiselles), que dire alors en ce début tardif de saison 2005, des restes de cette petite vertu de coq ? Qu’espérer de la pratique de la moto quand on a manqué perdre une jambe pour cette raison, et que l’on se permet quelques états d’âme et réflexions amères sur le cours de la vie, concevables en l’occurrence à mon sens ? C’est pourquoi je m’étais vu en Falco au début de l’année, manière peut-être étrange de conjurer un sort qui m’avait condamné (?) à ruiner « quelques » Buses… Mais comme en fait les illusions doivent être nourrie ou mourir, j’ai finalement retrouvé ce bon sens – tu parles - en vertu duquel une machine d’autoroute s’imposait dans les Alpes, surtout pour les aborder en duo. Passé un certain degré de sottise, tout argument devient bon à défendre. Je décidai donc de m’y atteler, et d’échanger à quelque jour de notre aventure ma Falco toute fraîche contre une Buse de 2002.

 

Et de commencer naturellement dimanche par une liaison Lausanne Genève par l’autoroute, puis Annecy, son lac, sa foule luisante d’huile à frire et ses arômes inimitables, au passage le long des rives. Oubliés ces miasmes vient Albertville, ouaaahh trop cool, une ville à la montagne, puis nous attaquons le gras de la pente, Molliesoulaz nous accueille déjà, au terme d’une courte et fort sinueuse montée qui suppose quelques talents d’acrobate si l’on a le mauvais goût de poser les roues dans le gravier. Un ultime retournement est nécessaire pour emprunter la dernière rampe qui accède au gîte. Excellente occasion de constater, un court instant après notre atterrissage, que la 748 de JP qui survient sur ces entrefaites ne sait pas tourner, mais alors PAS DU TOUT ; l’avais-je oublié ? Tout le monde est rendu maintenant, nous faisons connaissance de l’honorable assemblée qui se propose d’en découdre ces prochains jours (ça va se régler sur le bitume…), et semble pour l’heure hésiter entre la bravache et la fatigue. Demain est encore un jour, non ?

 

AK n’est même pas en vert, mais en rodage (!) avec sa ZX9R rouge et noire, je me demande décidément s’il ne se fiche pas de nous ; mademoiselle Cécile est en noir, première Honda, CB 500 ; à eux deux, ils font autant de bruit qu’une escadrille de spitfire, bravo . Heureusement qu’Eugène apporte un lustre distingué avec son ZZR nuance perle, qui relève la notoriété du clan Kawa ! Je note aussi que la Veuteureu de Personne est toujours fidèle au poste, renforcée par la présence d’une belle bleue aux mains du plus jeune de la troupe, Zé. N’en manque plus qu’une jaune, beuark. Soane complète la représentation féminine de sa présence, au guidon de sa SV 650, avec Francine qui fait le pari de m’accompagner en passagère depuis trente ans. Les Ducati de JP, Prowler et Etienne complètent le contingent de bicylindres… en V, et nous mesurons déjà le bonheur qui sera le nôtre tout au cours de cette rencontre, en apprenant que cette fois, c’est un problème de béquille cassée qui affecte notre malchanceux JP (enfin, sa Ducati) : il va falloir veiller à trouver qui un poteau, qui une poubelle, pour que notre cher ami puisse y adosser son destrier transalpin à chaque halte et participer aux festivités en marge de la compétition, plutôt que de risquer finir la semaine le séant rivé à la selle, faute d’avoir pu en descendre. Le plus impressionnant reste sans conteste un pilote d’autoroute parisien et sa moto dédiée à cet usage, c’est lui qui le dit ; Keros, respect ! Pas de doute, Honda ne s’est pas raté avec sa CBR 954 RRR ! Le plus beau pour la fin, on se demande presque si, lorsque l’on voit la plaque américaine du R1 de Ninou, il ne nous chambre pas quand il prétend venir de Madrid pour participer à cette Alpine : et s’il venait plus simplement en droite ligne de Californie ?  Je n’en serais même pas étonné !

 

Le gîte d’étape, qui pourrait rêver de plus séduisante vision de la vie en communauté, je vous le demande ? Surtout lorsque, comme celui de Molliesoulaz, il se présente sous les atours séduisant d’un petit chalet plutôt bien aménagé, surtout lorsqu’il procure d’extraordinaires occasions de découvrir la gastronomie locale qui, je le précise, met à l’honneur le Beaufort, cela, nous ne l’oublierons pas ! Fromage d’anthologie qui relèguera presque au second plan le bonheur que ce type d’hébergement engendre : la promiscuité avec tout ce que l’Europe compte de meilleur parmi ses habitants. C’est pourquoi ce premier repas du dimanche soir nous a comblé sans limites : le Beaufort étirait ses longs fils d’assiette en assiette et tissait ces liens indéfectibles qui allaient nous unir au cours de ces quelques jours partagés, mais rien ne pouvait nous rassasier plus que la présence de ce couple de randonneurs hollandais présent à notre table communautaire. Même JP qui les côtoyait à table ce soir là le concéda, si bien que par faveur spéciale il passa sa première nuit montagnarde juste en dessous d’eux. Quel merveilleux souvenir !

 

Je dois à la vérité de vous prévenir : cette présentation achevée, je pense avoir épuisé mes munitions, faute d’être capable de rassembler des souvenirs précis et chronologiques pour l’essentiel de la semaine : l’arsouille. Après tout, c’est sans doute mieux ainsi.

 

 

Typiquement Suisse ?

 

Lundi, premier jour de service : alors oui, il y a ceux qui ont fait le plein hier, on ne les remerciera jamais assez ; ceux qui se perdent d’entrée à la première intersection, le gros de la troupe ayant déjà disparu, donnant lieu à une course poursuite matinale du meilleur effet : je te suis mais si tu me suis et que je crois que tu es devant, c’est peut-être qu’en fait tu es déjà à la pompe pour faire le plein. Et pan, une heure de perdue dans le timing avant même la pause café ! Pas de doute, quelques ajustements vont viendre avec l’habitude. De ce jour là, je retiendrai l’arrivée au lac de Joux Plane : ce délicieux lac de montagne, véritablement splendide, permet à une frange du bataillon particulièrement perméable aux merveilles de la nature d’exprimer toute sa sensibilité devant la stupéfiante (stup et fiente ?) noblesse du canard en altitude, et partant, de nous gratifier d’un reportage photographique d’une sensuelle poésie sauvage. Et je ne parle même pas des têtards vibrionnants dans la vase. Ce fut également l’occasion de mesurer le médiocre instinct de survie du Hollandais au naturel : reconnaissons qu’en lui fonçant droit dessus, JP ne pouvait que le surprendre, tant l’espace alentour offrait de possibilités de stationnement pour qu’il n’ait aucune raison de s’écarter. Pas de chance, JP visait le deuxième poteau de la journée pour y caler la 748 bi, auprès duquel notre batave avait pris racine. Eh oui, il s’en est fallu de peu qu’un zélateur du Gouda ne passe de vie à trépas. Lundi fut également l’occasion d’un passage en Suisse, qui confirma que ce pays est bien inhospitalier et calviniste : alors que nous avions été inondés de soleil jusqu’à cet instant, le passage de la frontière à Morgin fut marqué par une véritable chute de la température, associée à une barrière de nuages épais ; assez étonnant ! Bien rigolé, quoique les fesses serrées, en empruntant l’autoroute en plaine ; la maréchaussée ne tenait-elle pas à cet instant l’opportunité de renflouer les caisses publiques à hauteur de quelque mille cinq cents francs en se servant sur le dos d’une malheureuse cohorte de motards de France ? Après une montée de la route de la Forclaz disons… enlevée, arrivée au col du même nom, pour une pause qui nous permit de goûter au perfectionnisme helvète, en ce haut lieu de rencontre motarde : le bistrot prie très civilement la population motocycliste de glisser une calle de bois (aimablement fournie) sous sa béquille en vue de préserver le goudron fraîchement posé. Bravo encore pour ce bel exemple de conceptualisation millénariste qui me rendit à cet instant mon lustre d’antan. Retour au bercail après 350 km, ce qui constitue somme toute une bonne mise en jambe. Et une fatigue incontestable que le Beaufort du soir viendra étaler, merci !

 

En ais-je trop dit, ou au contraire, vous plairait-il de lire l’innombrable et réjouissante suite des cols que nous avons franchis jour après jour ?  J’ai bien envie de renvoyer le lecteur pointilleux à la consultation du road book, toujours disponible pour l’heure. En vrac pour conclure : le temps nous a vraiment comblés d’une manière incroyable. Au point même que la chaleur fut parfois difficilement supportable. Le souvenir de l’arrivée à Susa en Italie par exemple qui fut particulièrement éprouvante, avec l’impression d’entrer dans un four. Nous avons pu mesurer également l’importance que revêtent les Jeux Olympiques de Turin et les travaux herculéens qu’ils engendrent ; ce qui ne va pas sans créer des blocages constants sur ces routes. Plus généralement, il m’a semblé difficile de rouler très longuement sans restrictions dues à un village, des travaux, une pause volontaire ; les espaces du massif alpin sont effectivement vastes, mais il reste difficile d’éviter un certain nombre de liaisons parfois fastidieuses. Ce qui par force apparente plutôt nos déplacements à des séries de runs sauvages qu’à une épreuve d’endurance, où la mauvaise foi et le dépassement de soi ne manquent jamais de s’exprimer, dans une ardeur débridée en général fort joyeuse. On pourrait l’exprimer en disant : on a bien fait les … idiots, et c’était bien bon.

 

En deuxième partie de la semaine, nous avons eu le plaisir de rencontrer brièvement Mimi et sa belle Ducati 900 SS jaune, ainsi qu’Eric. Le Dahu lui nous a également démontré que Valence est presque la banlieue de Molliesoulaz, puisqu’il n’a pas hésité à faire le trajet par deux fois – une fois unique lui aurait mieux convenu certes – pour se joindre à nous courtement. Le plaisir aussi de rencontrer Bibi en VFR 800, qui a particulièrement tenu à parler de pneus, on ne pouvait plus la contenir . Des pilotes d’envergure internationale, on l’aura bien compris, échangeant tout au cours de ce stage piste leur expérience et leurs palmarès dans une ambiance de partage et de camaraderie qui fit chaud au cœur ; de si belles soirées au retour des compét… pardon, des balades, autour d’une bière blanche, ah la Mont-Blanc, dans cet environnement superbe de Molliesoulaz.

 

Un grand merci à Etienne pour l’organisation quasi parfaite (l’erreur parfois survenue, humaine comme on le sait, ne vint jamais de lui ), et à Sébastien et Claire, nos hôtes du gîte. Merci Sébastien pour ta gentillesse extraordinaire ! Merci aux Alpes qui nous a gardé de toute panne ou problème désagréable, nous invitant dans des cadres souvent somptueux que nous avons l’outrecuidance, reconnaissons-le, de traverser souvent comme des sauvages. Quoique… je trouve que les Bitumeurs ont tendance à mollir, je crains presque un risque de tafiolisation naissant chez certains. On ne peut nier que quelques participants, réputés parmi les plus purs représentants de la caste, se sont commis dans de coupables émerveillements devant des paysages. On en aurait même vu filer sournoisement sur une autoroute suisse. Bleuââârk ! A bientôt, rascals et rascales, avec bonheur .

 

Bernard Bracam


Et Sainte Francine



_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 20:45    Sujet du message: Répondre en citant

 
Kéros
 
DIMANCHE:
-----------------
Après la polémique "route-auroute" qui avait monopolisé les discussions dans toutes les chaumières des bitumeurs, je suivis le Prowlo sur des p'tites départementales, bien agréables, malgé tout. Pause désaltération à Annecy, bourgade plus fûtée que Paris, car leur périph est planté à l'intérieur de la ville, en encerclant un lac : très original. Côté embouteillage et pollution : égalité et chapeau bas aux poireaux qui fondent leurs graisses aux soleils, étalés sur des pelouses à quelques mètres des pots d'échappements des caisses.
Ensuite la cerise sur le gateau, pour rejoindre le gîte, par le col de La Forclaz, routes défoncées et ombragées pour mieux dissimuler les gravillons. Arrivée au gîte un peu cassé, mais content de retrouver la bande des bitumeurs.
 
STRATEGIE CR:
-----------------------
J'ai réfléchi pour écrire ce CR, que je me devais moralement de rédiger envers mes collègues de route :
- un CR quotidien, pratiquement impossible, tant le programme fût dense et riche en émotions, et narrer sans cesse les difficultés et les prises de risques pour tenter de lécher ma roue arrière, finirait par lasser les lecteurs avides d'idées originales,
- une p'tite synthèse, composée de moments "Flash", que ma mémoire me restituerait au fil du temps, me semblait la meilleure solution. Tout çà en vrac, ya plus qu'à trier.

L'ami Kéros

SUITE:
---------
- La médaille des bitumeurs pour JP, revenu d'une balade Ducatiste quelque peu dramatique, avec une Ducat sans béquille, a fait preuve d'un courage exceptionnel et d'une ténacité sans équivoque, en attendant sous la chaleur qu'une bonne âme lui prête assistance.

- Prowlo, contrat Ducati-assistance en poche, conduit comme s'il chevauchait une japonaise, poignée dans le coin.
.Point commun: tous les participants l'ont au moins bouchonné une fois ou plus.
- Le gîte à ambiance familiale ou j'ai découvert la bière blanche du Mont Savoie, bien légère, si délicieuse et si désaltérante par forte chaleur.
- Le photomateur Etienne, dont j'espère qu'un jour il nous présentera son album de photos de serveuses à forte poitrine. De plus un nouvel album "clientes à décolleté" est en cours de développement.
- LA bonne fée Cécile, sortant son kawaman en difficulté, regardant dans ses rétros, rendant la main, pour secourir AK, impressionné par tant de chevaux. Après avoir aussi pourri quelques gros cubes dont je tairai les noms par pudeur et par ZEn.
- AK un peu moins facile en zx-9r qu'en zx-6r, agitant parfois le poignet gauche pour montrer que la bêbête était un peu physique.
- Ninou et son maillot de l'école de pilotage de Freddy Spencer, à manches longues.
. Enfoiré, t'avais un pneu de 180 à l'arrière, ce n'est pas juste.
- Personne qui oscille entre confiance/pas confiance, dont le moindre raccord bitumeux peut friner une ardeur naissante qui l'avait propulsé vers les sommets de la hiérarchie.
- Soanne, qui roule bien et qui  ne demande qu'à progresser.
- BB, the païlote du groupe, souffrant de solitude chronique, car personne ne veut rouler avec lui en tête de convoi et dérivant le soir venu vers des spirales métaphysiques arsouilleuses.
- Francine, passagère de BB: faut-il en rajouter, sinon que de débrancher le cerveau n'est pas réservé qu'aux pilotes.
- ZE, le méthodique, observe, étudie, applique, prends des notes et déguste sa blanche. On connait la méthode Coué, mais pour la rédaction des CR, la méthode ZE est très efficace.
- Eugène: on se rends compte du rôle des êtres humains, surtout par leurs abscences. Après son départ, Eugène nous a manqué par le côté rassurant qu'il offrait en fermant la marche. Quand il ouvre et que le coeur lui en dit, on ne sait plus si c'est un 600 ou un 100 zzr qu'il chevauche.
- Desp'tits cols, ou l'air frais nous léchait les narrines, l'arrêt à Chamonix ou défilait les pseudo-randonneurs touristes équipé de matériel haut de gamme, qui ne s'userait qu'en faisant le tour du bled, les belles courbes à bitume rassurant et bonne visibilité, les incursions en Suisse, en Italie, le tour du Mont-blanc.
- Retour d'Italie par la vallée d'Aoste, interminable, limité à 50 km/h, croulant sous 34°, çà m'a lessivé et je pense ne pas avoir été le seul. Les travaux et leurs circulations alternées nous ont fait un peu souffrir aussi.
- Ma démo sur autoroute pour justifier des propos qui ont tellement suscité de moquerie et d'ironie, résultat : une pointe à 199 pour être propulsé aux avants postes.
- Club du vin, grand merci au serviteur suisse BB, qui n'hésita pas à traverser notre humble salle de restauration, pour remplir mon verre et celui de JP et quelques autres.
- Liste des indésirables : ajouter le randonneur  Belfortais : roule en berlingo, vous demande de posser votre moto, et vous fait chier le matin: ya du sang hollandais dans la barbac.
- Déception : Quand j'ai appris que Ninou avait rejoint Bordeaux-Madrid par l'autoroute.
- etc......
 
Stop, car une balade bitumeuse çà ne se raconte pas, çà se vit et puis chui pas écrivain, chui païlote et merci à Etienne, c'était super, cette balade fut un vrai régal, sans oublier tous les biutmeurs que j'embrasse, sans lesquels, la ballade n'aurait pas le même goût.
Etienne quand tu dis : "Pas facile maintenant de trouver de nouvelles routes dans les Alpes". L'année prochaine, si c'est la même balade, je resigne tout de suite.

V+ et amitiés
keros

 
 
Dimanche 19 juin

 

Les affaires sont prêtes, 9h30 départ pour Vitrolles avec ma Zette, qui elle, travaille en ce dimanche de fête des pères.

Arrivé à Vitrolles je vérifie l'état général de la Veuteureu puis direction la station Total des Pennes-Mirabeau pneus à 2,2b Av et Ar et 10 lit. de SP95 (moins cher qu'en supermarché à ce Total) et pour finir un petit détour par la station de lavage pour un petit coup rapide, l'occasion pour Ninou de m'informer de son passage par Serres pour monter au gîte et on convient d'un RDV vers 15h00.

Déjeuner chez les parents puis départ de chez les beaux parents à 12h30 après m'être harnaché de tout l'attirail du parfait masochiste motard (débardeur, dorsale, gants cuir, bottes cuir, blouson et pantalon cuir.

Arrivé à 14h30 à Serres, quelques coups de tonnerre se font entendre, je pose ma belle.

Guère plus loin, à coté d'un bar, un R1 noir manœuvre pour se mettre à l'abris sous un préau, j'essaie de voir la plaque d'immatriculation et j'aperçois des symboles bizarres qui me semble venu d'un pays lointain. Le gars retourne s'asseoir au bar, je prends mon attirail et m'en vais lui poser THE question: "Bonjour, ne t'appelle t'on pas Ninou ?", "C'est comme cela que l'on me nomme, effectivement!" me répondis le chevalier Berbère, "On me nomme Zé sur mes terres bercées par le bruit des vagues et séchées par le seigneur soleil", "emplissons nos gosiers de ce subtil mélange que l'on appelle Coca Cola avant de prendre la route, cher ami" lui dis-je.

 

Bon l'écrivain, fermes ta gueule maintenant, sinon on va y passer 1 mois à lire tes conneries.

 

Nous partîmes donc à 2 sur nos puissants destriers, " TA GUEULE, J'AI DIS !!! d'accord…kai, kai, kai…

 

On fit(non la c'est du bon français de France) le plein dans une petite station en matant les adversaires motards descendant vers le sud (voir s'ils n'étaient pas mouillés). On essuya quelques goûtes et on enchaîna les Kms lorsque, après un dépassement l'on entendit le bruit d'une tuture (un S2000 d'après Ninou) qui voulait jouer. Après 2-3 virages on le passa sans aucun soucis lui et sa voiture de merde, comme dis Ninou, "lui il baisera pas sa gonzesse ce soir Wink".

On fit un léger détour (environ 30 bornes) avant de trouver la route pour rejoindre Queige, voui ben j'ai pas vu le panneau!!! On croisa un 748R immatriculé 13 dans la montée du gîte, conduite par un ptit' homme qui ne nous reconnu pas tout de suite. On arriva au gîte vers les 18h30, accueilli par 80% de la troupe, rejoins quelques minutes après par Cécile et AK (non j'ai pas encore parlé de bouchonneur, ni de hypocondriaque de moto, lol).

On découvrit alors le gîte (splendide et sympathiquement géré, bien que les toits y sont peu bas) et les joies de la vie en communauté. Le repas fût pour un premier soir; un délice, laissant présager des repas non pas gastronomique (viande avec sa sauce au fois gras) mais plutôt hypercalorique (reblochon, beaufort, pomme de terre…), bref cette Tarti flette m'a bien calé après 2 doses arrosées par un petit vin rouge choisi par les "plus âgés"… dont certains semblaient être ennuyé par des Hollandais.

On alla se coucher aux alentours de 23h, après avoir joué à des jeux en bois (au sens propre hein) et certains aux échecs (échiquier fait maison par Cécile et Ninou) pour une nuit bercée par le doux chant rauque d'un certain Eugène et de lits inconfortables (pour cette soirée en tout cas) lorsque ce n'est pas le sien.

Et JP profita de sa nuit avec les Hollandais…………..

 

Zé, c'est un bucolique, il a fait plein de photos de paysages en douce ...

Lundi 20 Juin

Après un lever de bonne heure (7h00 quand même), un déjeuner royal avec du pain excellent et des confitures dont j'avais oublié le goût, on parti avec une bonne heure de retard à cause de parcours différents pour quitter le gîte et rejoindre Albertville.

            On pris une route de chèvre jusqu'à Cluses (pause café), où nous avons du chercher une béquille de secours pour JP (ce n'est que le début) car tout le monde le sais bien, les ducati ça craint niveau fiabilité!!! Puis on s'en est allé au col de la Joux-Plane après Samoëns, où, le reportage animalier de Soane et Millepanic fut fort interressant  (des canards, des grenouilles attrapées par les canards, des vaches), mais déjà se profile autours de nous un paysage que je commence à trouver idyllique; du vert clinquant, le mont blanc tout blanc Razz , des montagnes dans tout les sens et surtout…….. des virages.

A Morzine on s'arrêta pour le déjeuner servi par une serveuse taillée pour la montagne avec ses épaules de boxeuse et son visage aussi d'ailleurs, Ninou pensa se mettre à la boxe…

Entre Morzine et Monthey (en Suisse) je pris quelques graviers dans le ventilo, qui se bloqua laissant chauffer le moteur à des températures encore inconnu pour moi (121°) et me fis sauter le fusible, rien de grave comparé aux 220 Kms englouti par 16 litres (réservoir de 19litres) de Sans plomb, tout ça pour payer moins cher l'essence en Suisse… ahlalala, le VTR me surprend de jours en jours.

On prend ensuite la direction de Martigny par le Col de la Forclaz, emmené par une Cécile complètement déchaînée (derrière Bernard l'extra-terrestre et Etienne le maître des lieux) et bien décidé à montrer qu'elle n'est pas venu pour ne voir que du paysage, je me suis donc laissé amener au col par le bruit du CB500, du VTR rouge de Personne et d'un 1000 Mostro de Prowler le Magnifique… Un coup de coca en haut du col, et on redescend, plutôt tranquille.

On passa par Chamonix, histoire de voir le Mont Blanc et un magnifique glacier. Mais après ce fût le col des Saisies  vers Villard sur Doron et une bourre mémorable où je décida de rejoindre le peloton des fous furieux ; JP, Bernard, Etienne et Ninou qui parti de loin derrière moi et remonta un JP en sortie d'épingle carénage contre carénage digne d'un Moto GP (je fus un spectateur privilégié à ce moment), je finis 5ème de cette épopée, le bras droit des freins ankylosé par toutes ces épingles, mais le Zé prends note, observe et enregistre……. Le plein à Villard sur Doron et retour au gîte par le parcours de 4 Kms qui deviendra au fur et à mesure la spéciale du gîte, ou la spéciale de Molliessoulaz.

Apéro et tourte au beaufort pour la soirée, et les éternelles discussions de Joe Bar Team; je t'ai pourris, tu m'a pourris, je t'ais fais l'intèr, moi l'exter, Prowlo vous apprend à conduire, AK se traine, AK n'est pas rodé, AK n'a pas de frein arrière, Personne vous merde et Zé prends note, observe, écoute et enregistre…

La nuit fût plus douce pour tout le monde

 
.......
 

Mardi 21 Juin

 

Levé quasiment à l'heure et départ approximativement dans les temps, on commença par le Cormet de Roselend (à tes souhaits!!); somptueux paysage constitué de montagnes (ouais c'est un peu normal vu la région où on se trouve) blanches de neige aux sommets et vertes à leurs bases, tout ceci au pied d'un lac artificiel, même JP en fût tout retourné, du coup il posa la moto contre un petit chalet (en guise de béquille toujours) et profita des paysages.

On arriva à Bourg Saint Maurice, après une très sympathique route sinueuse gorgés d'épingles (le plat préféré de JP Razz) et où je me permis de passer tout le monde (hormis le trio indétronable BB, Etienne, Ninou).

Puis vint la spéciale Bourg Saint Mauriceà Val d'Isère; 29 Kms de pur bonheur, des grands virages larges et très rapide où je me décida de me forcer à essayer de suivre le trio (toujours les mêmes) et je fus assez content de moi, même si Prowler me trouva un dépassement par la droite en sortie de tunnel bouchonnée par un camion, carrément inconscient (j'avoue que c'était pas malin), mais bon pour coller au peloton faut bien des couil… Bref en haut j'étais 4ème, place qui me sera impossible d'améliorer durant le reste de l'alpine tellement le trio de choc était à l'aise. Mais Zé prends note, observe, écoute et enregistre… Razz

La pause café à Val d'Isère fut assez longue à mon goût, la serveuse fût encore piégée dans la boite à photos d'Etienne qui en contenait déjà pas mal. Puis on décolla vers le col le plus haut de l'alpine, l'Iseran à 2770m. Personne me laissa passer, vu l'adrénaline que j'avais emmagasiné jusqu'à Val d' Isère, il valait mieux, et je dus me prendre un morback au cul nommé Prowler (qui me grattera le cul jusqu'à la fin de l'alpine d'ailleurs), dans la montée on croisa des Nollandais et je ne pus m'empêcher de penser à JP (je les verraient plus du même œil), et dans un des derniers virages je faillis faire un vol planée d'environ 2600m si je n'avais pas eu les très bon freins Nissin de Miss VTR, no comment….! En haut du col photos par si, photos par là. La descente fût tranquille (pour moi!!! Wink) et gratifiée d'un magnifique village au pied de l'Iseran nommé Bonneval sur Arc. S'en suivi de longues nationales plutôt droite jusqu'à Lanslebourg où nous fîmes le plein et un peu de nettoyage.

Dans la montée du Col de Mont Cenis nous dûmes nous arrêter après quelques virages pour manger, histoire de trouver la plus belle béquille pour JP; un talus, lol. Le repas fût comme on dis chez moi une estouffade, un taboulé sec et un petit peu de beaufort dans 2 tranches de pain (mouais pour 6 euros il aurait pu mieux faire Sébastien, du gîte). La fin de la montée fût agréable, avec de longs et beaux virages.

 

 

Et allez Hop, encore un !

 

Allez on se dirige vers l'Italie et sa descente sur Suze; la meilleure descente de la semaine à mon goût, bitume en excellent état, virages toutes catégories et encore une 4ème place :s. P'tain qu'il fait chaud en Italie!!! De Suze on parti direction Montgenèvre, JP passa devant et après une dizaine de minutes à essayer de le rattraper sur notre route, on s'aperçut qu'il ne nous avais pas attendu (le vilain, ça me rappelle quelque chose…), on s'arrêta alors pour essayer de le joindre par téléphone, il ne répondis pas et Etienne et Eugène ne réussirent pas à le trouver dans Suze. C'est alors qu'on décida de l'abandonner en lui laissant un message sur le répondeur tout de même. Finalement dans la montée vers Montgenèvre il nous confirma qu'il était déjà arrivé à destination, pfffffff tricheur va. Bernard et Eugène, à la vue de la météo menaçante s'équipèrent…… pour rien car il n'y eu rien de bien méchant, heureusement pour moi qui ai oublié la combard :p.

Direction Briançon puis le col du Lautaret, où l'on doit rejoindre le Dahu, alors Gaaaz, montée tranquille derrière Personne et devant un Porsche Boxter Jaune (quoi Cocu!!!) qui a essayé de me provoquer, lé con lui p'tain, je lui fis signe de me suivre pour jouer, mais après 2 dépassements de voitures il dût se résigner (tapette, lopette, cocu !!!!Smile) Arrivée au Lautaret, le café nous servi des menthes à l'eau pour la plupart (quelle bande de mollusques…..responsables). Le Dahu arriva avec une moto un peu désarticulé et JP se fît un plaisir de secouer le guidon dans tout les sens pour essayer de redresser tout ça (je connaissais pas comme technique). On fît la connaissance de Fabypom la compagne du Dahu, pour une première rencontre elle fût brève ma foi.

Allez à l'attaque du 5ème Col de la journée (Le cormet de Roselend compte pour Col je trouve) sous un ciel noir vraiment menaçant. Rien de bien passionnant dans l'ascension et la descente si ce n'est que j'y ai broyé mes grosses parties génitales (des jaloux ?:p) contre le réservoir, je dus rendre ma 4ème place à Prowler et Personne, tout ça à cause d'une histoire de couilles, pfffffff.

Après la pause essence à St Michel Maurienne ce fût la partie la plus barbante de l'alpine; environ 80 Kms de nationale toute droite (pour éviter le Col de la Madeleine, trop fatiguant pour beaucoup sauf pour Bernard qui se le monta seul, comme d'habitude d'aileurs), chiante, qui n'a eu pour seul plaisir les démonstrations de puissances de Prowler avec ses 95 CV et le bon vieux AK et ses 150 CV, y'a des personnes qui ont des complexes d'infériorité on dirait. Prowler se fît atomiser évidemment et ce fût la seule fois où AK pût enfin s'exprimer….. sur une longue nationale toute droite :p

Heureusement qu'il y eu la spéciale Albertvilleà Queige et QueigeàMolliessoulaz pour nous réveiller. Ces 2 spéciales là ont je pense été les plus rapides de la semaine ce jour là, tellement l'adrénaline fût retenu.

La soirée fût paisible, et la journée de mercredi prévue pour le repos fût bien placée après tout ces cols.

Ce fut une putain de grosse journée

 

Mercredi 22 Juin

 

Une grasse mat' jusqu'à 8h00 et des heures de repos; lecture, atelier photo, siestasse et changement de pneus pour Prowler et Kéros furent l'apanage de cette matinée.

Mais à 11h30 on partit quand même rouler (ce fût impossible autrement) vers l'auberge de la Perra Monta surplombant le lac du Cormet de Roselend, magnifique site où les VTR ont jouées les stars, même si un estranger avec un VTR jaune ne voulu pas se joindre aux magnifiques Bleu et moins beau (et surtout moins rapide) Rouge de celles des Bitumeurs.

Puis on descendit justement au barrage et donc au lac, pour admirer un paysage Canadesque (je l'ai inventé et j'y mets un ©), où les reptiles au sang froid que sont Bernard et Francine purent prendre un bain dans une eau aux alentours de 14° selon Francine (-15° selon moi). C'est ce Mercredi que nous découvrîmes que notre vieil ami JP était sourd comme… , il n'entendais pas la belle petite cascade nous surplombant, quelques dizaines de mètres à coté de nos corps ramassés derrière un bosquet, pour se protéger du soleil.

On essaya de faire des photos dynamiques, mais sans grand succès, vu la proximité des habitations et le peu de grands virages.

Personne (Philippe)  nous montra, arrivé au gîte la super bonne longévité de son nouveau pneu Metzeler MZ3, qui, au bout d'environ 2000 Kms, commençait à afficher des signes de faiblesses, lol, mes D207 eux tiennent encore la route et ils ont environ 4000 Kms.

La soirée fût relevée par l'arrivée de Bibi en 800 VFR (la 6ème Honda de l'alpine) et son joyeux anniversaire, organisé à la dernière minute par Etienne et rendu possible par Sébastien (le gérant du gîte) pour le maintien au  frais du champagne, offert par Etienne, le Saint Bernard.

 

 

Zé : moins trois points, ça t'apprendra !!

 

 

Jeudi 23 Juin

 

Pour cette 3ème journée officielle on parti plus tôt que prévu (8h30 au lieu de 9h00), pour une journée basée sur le tour du Mont blanc.

Gorges de l'Arly pour commencer; sérieusement bouchonné par Kéros pour Prowler (juste pour la langue Française je le mets avant moi) et moi.

On prend la toroute pour rejoindre Chamonix et son Glacier et, son Mont Blanc. Philippe et Sophie furent quelque peu fâchés pour avoir été abandonné sur la toroute, et partirent bien avant la fin de la collation.

Direction le Col de la Forclaz, dans l'autre sens cette fois, bien moins amusant car quelques gros freinages sur virages un peu piégeuse venaient ternir et où je finis comme d'habitude au pied du podium (Sophie et Philippe ne comptant pas). On économise encore sur un plein en Suisse et on prend la direction du Col du Grand Saint Bernard.

Bibi se fait une grosse frayeur sortie d'un virage et un tout droit face à une camionnette, sans suite, heureusement. Puis s'en suis une course poursuite entre Prowler (toujours le même) Cécile et moi, le Prowlo profite d'un virage gauche sur 2 voies pour faire l'intérieur sur la voie le plus à gauche (quel lâche!!) et continuera a tricher lâchement sur tout les autres le précédant en prenant des tout droits plutôt que se coucher sur chaque virage et ceci jusqu'au col. Après avoir béquillé la 748R contre un mur, non loin d'une 998, on se retrouva au beau milieu du lac, nous permettant de faire des photos sur 360°, le repas composé de riz cette fois était un peu léger mais suffisant. Un café en face et on roule, on roule vers le Col du Petit Saint Bernard, et encore une bourre monstrueuse entre JP, Ninou en duo avec Francine, Prowler (p'tain lui je vais lui envoyer ma photo et celle de ma plaque puisqu'il nous adore) et moi, mais, pour cette fois JP menait, suivi de Prowler qui me bouchonna sans trop couper les virages (pour une fois), JP rendis les armes quelques Kms plus loin, sur la fin pour prouver à Prowler qu'il coupait un virage, je mis un coup de klaxon, il eu peur de moi sûrement, me laissa passer, ben j'en profite hein, et on se retrouva en haut bien content comme des gamins, devant un café et sa serveuse Italienne, qui nous servis une collation bien mérité.

Descente sur Bourg Saint Maurice (dont je n'ai pas de souvenirs particuliers) puis GAAAAAAAAAAZZZZZ vers le Cormet de Roselend et celle la fût VRAIMENT ma préféré, une bourre d'anthologie entre JP (qui n'a résisté que quelques minutes), Cécile Prowler et moi; enchaînements d'épingles, je suis JP, moi-même suivi par Cécile et Prowler, JP malgrés sa bonne volonté ne réussi pas à passer toutes les épingles aussi aisément que ses poursuivants (il nous bouchonna un certain moment tout de même), nous le passons et à ce moment le GP était lancé, je mène le trio dans les épingles, GAzzzz dans les bouts droits, gros freinages pour stopper les 215 Kilos de la VTR, contre braquage pour faciliter le couchage et le passage de l'épingle et reGAAzzzzzz, je réussis à contenir Cécile un long moment, mais les 180 Kilos (données par Kéros), la garde au sol plus avantageuse de la CB500 et le petit poids de Cécile auront raison de moi dans une épingle où Cécile me fît l'intérieur sur la voie de gauche, p'tain j'hallucine un 500 me passe, dans ces moments là un tas de questions vous passe par la tête, surtout dans une bourre comme celle là;

 

*Devrais-je devoir tirer la première jusqu'en zone rouge?

*Devrais-je changer de moto?

*Devrais-je me faire liposucer pour perdre du poids?

*Devrais-je prendre des cours complémentaires?

*Devrais-je repasser mon permis?

*Devrais-je descendre de la moto et pleurer?

 

 

 

Ou essayer le Parapente  ???

 

Je n'ai pu trouver la réponse, mais me suis ressaisi et GAzzzzz, j'ai réussi à la repasser dans un tout droit, où j'ai fais parler les 106 CV du VTR et l'adrénaline emmagasiné par la honte de m'être fait doublé par un "p'tit" CB, mais emmené par une Pilote, je dois l'avouer, qui maîtrise vraiment bien sa monture, bravo Cécile et merci encore pour cette grosse bourre. On fini par rejoindre le Cormet de Roselend (sur des voies un peu désagrégé) où nous attendaient Mimi et son 900SS, ainsi que Eric, 2 Bitumeurs que je ne connaissais pas encore.

            On assista à un ballet de voitures de grand tourisme, Porsche, Ferrari… et on redescendit en essayant d'éviter toutes ses voitures se croyant sur un circuit. Je glissai sur une plaque de sable dans une zone d'ombre, et je ne fus pas le seul, mais chacun sans gravité. On arriva au Gîte après la spéciale de Molliessoulaz tranquillement.

            La soirée fut ponctuée par les nouveaux amis canins de Ninou, qui joua une bonne heure avec eux, avant que Claire la maîtresse du Gîte, expulse les animaux en moins de 2. Un atelier photo numérique organisé par Eric et Etienne a attiré JP, qui s'y intéresse de plus en plus. Après le repas on eu droit à une séance cinéma dont le titre du film était Les Bitumeurs dans les Alpes, la projection de toutes les photos nous ont prouvés que chez les Bitumeurs il n'y a pas que des bourrins, mais il y a aussi des amoureux de la nature, qui certes, doivent prochainement être essclus pour avoir fais "vomir" JP sur les photos de paysage… Vers 00h00 le Dahu arriva et mangea la bonne pitance que lui avait conservé Sébastien.

            Une bonne journée sportive ou des questions de remplacement de motos se sont fait sentir pour certain Wink

 

Vendredi 24 Juin

 

Un départ à l'heure vers le col des Saisies puis vers le col des Aravis, dans cette ascension j'ai pu relever que AK avait trouvé sa seconde vitesse et que beaucoup ne s'ennuyaient pas avec le tracé de la route et donc des virages, sans compter Personne qui me gratifia d'un guidonnage magistral en sortie d'épingle (pignon de 15 hein). On fit une pause café en haut du col des Aravis, Etienne nous appris que l'ancien gîte (celui où l'on aurait du se trouver, mais on ne regrette rien!) se trouvait pas loin du col.

            Puis vint le moment de prendre la route vers Annecy, sur un rythme tranquille, Ninou s'y fit un torticolis sur 2 joggeuses longeant le lac. On y fit le plein et on repartit sous une chaleur étouffante.

            Et nous voici arrivés sur la route qui fut encore une des grosses bourre de la semaine; la montée vers le col de Leschaux par des routes entre les arbres très agréable. Parti de derrière, je passa Mimi puis Bibi, puis Cécile et j'arriva sur Kéros, le roi bouchoneur, Prowler me colla une fois de plus au cul et on ne put passer Kéros car ce vilain avait la bonne idée de nous bloquer les virages puis de mettre gros Gaaaazzzz en sortie, comment luter contre 50 CV de plus ? Le revêtement eu beau se dégrader, rien n'y fit; appel de phares, clignotants, mais pas klaxon (ça fait peur), Kéros est bien déclaré comme LE ROI BOUCHONEUR de cette alpine.

            En arrivant en haut du col, manœuvre pour tous afin de se garer dans le gravier, Mimi se mit en place à coté de moi et chuta en ayant posé un pied dans le gravier et dérapant, rien de grave cependant, nous réussîmes à la libérer de sa monture rapidement. On mangea tranquillement et longuement, Etienne figea une fois de plus la serveuse.

            Vint ensuite la montée du Revard vers le col de Plainpalais, et une fois n'est pas coutume, une méga grosse bourre où j'ouvris le chemin à Personne et à devinez qui ? Prowler ben voui, son image est resté incrusté sur mes rétros (comme sur les caméras de vidéo surveillance, longuement sans mouvement), je pense avoir bien ouvert pendant un long moment, mais, sur une mauvaise descente de rapport (3 en 2, puis malheureusement en 1) je me fis doubler par Personne que je rejoignis quelques centaines de mètres plus loin vers le point de regroupement, mais ce fût une belle bourre, vraiment!!! En haut de ce col on pu observer les parapentistes et une dernière fois le lac d'Annecy.

            Le retour sur Molliesoulaz fut tranquille pour tout le monde, le revêtement n'étant pas terrible, seuls JP et Cécile, se doublant et se redoublant pas toujours raisonnablement d'ailleurs purent animer ce retour.

            Le soir, le dernier repas avec des invités Randonneurs (du territoire de Belfort, il me semble avoir lu leur provenance dans un CR), mais surtout avec un champagne offert par le couple propriétaire du gîte, que nous remerciâmes comme il se devait, encore Merci à Sébastien, à Claire et à Moïra pour leur gentillesse. Après de grosses discutions pilotage et changement éventuel de moto, on alla se coucher avec un peu d'amertume car le lendemain devait sonner le réveil pour le départ…

 

 
Le Zé
Notez la maitrise : avec une seule main !! ...
 
 
 

_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 20:47    Sujet du message: Répondre en citant

 

 

Samedi 25 Juin

 

Vers 8h00 du mat', alors que tout le monde se reposait avant le grand départ, on entendit (pour ceux qui n'avait pas de boules qui est-ce Razz ) les randonneurs discuter comme s'ils étaient seul dans le couloir, JP exaspéré leur demanda d'aller discuter en bas, s'en suivi une engueulade mémorable où JP nous sauva d'un mauvais réveil par une bande de bipèdes  primates.

Après le dernier petit déjeuner, toujours excellent, nous préparâmes nos affaires alors que la pluie reflétait nos tristes esprits de futur ex-alpins. On parti vers 10h30, Cécile, Ak, JP, Soane, Personne et moi, on mangea à Vif, on évita la pluie, Cécile évita un connard de caisseux qui doubla alors qu'elle avait déjà mis son clignotant et s'était engagé. Et puis on se sépara au Pont Mirabeau. Et JP nous fit encore découvrir la fiabilité légendaire de Ducati, la couronne de son kit chaîne était sérieusement attaquée, on du laisser le 748R dans une station essence située à environ 100 Kms de Marseille. JP pu découvrir une vrai moto FIABLE, une Honda, celle de Cécile, elle-même devant subir jusqu'à Marseille le strapontin du ZX9-Ralenti par le rodage de son pilote AK.

Sur la route je rejoignis ma Zette à Plan de campagne, on ramena la moto sur Vitrolles et après m'être libéré (ça fait du bien quand même) de ma tenue de masochiste, alors que je venais de me mettre un short, je me brûlais derrière le genou sur mon pot d'échappement, di diou  que ça fait mal à cet endroit et je ne pu ni me baigner à Carry le soir même, ni rejoindre les bitumeurs le dimanche au lac d'Esparon. Tout est bien qui fini pas trop mal Razz

 

 

Conclusion:

*Merci à Etienne pour cette superbe organisation,

*Merci aux Alpes de nous avoir accueilli sans trop nous mouiller, et en nous faisant profiter de ses splendides paysages

*Merci à Sébastien et sa famille pour l'accueil et la sympathie,

*Merci à tout les participants qui ont contribué à la bonne ambiance générale de la semaine, *Merci à Prowler de m'avoir presque tout le temps suivi au cas où je me fracassais il était là, *Merci à Cécile pour m'avoir fait prendre conscience que je n'étais pas encore arrivé aux limites de ma moto,

*Merci à AK pour le cours de purge de frein, que j'ai appliqué dès le lundi soir sur la mienne avec du DOT 5.1,

*Merci à Kéros de m'avoir fait travailler les tentatives de dépassements,

*Merci à Personne pour son humilité et sa mentalité en général,

*Merci à Bernard pour m'avoir prouvé que même lourde, une moto se balance comme un vélo, félicitations à Francine pour ne pas être malade après une telle conduite,

*Merci à JP pour les rigolades, les conseils généraux en moto et en mécanique

*Merci à Ninou pour les cours involontaire de déhancher

*Merci à Soane pour son coup de gueule sur le roulage des bitumeurs, qui fera avancer certaines choses

*Merci au Dahu de nous avoir fait sentir l'huile de son VF,

*Merci à Eugène pour sa bonne humeur et son plaisir de rouler tranquille,

*Merci aux motos de ne pas nous avoir bloqué pour des pannes mécaniques

 

Bref merci à tout le monde, je garde un excellent souvenir de cette semaine, j'espère pouvoir venir l'année prochaine avec Zette, si un p'tit Zé ou Zette n'en décide pas autrement, ce qui serai, dans un autre domaine, l'accomplissement ultime d'une longue attente.

 

 

PS: Ca se réglera sur le Bitume, je vais tous vous pourrir maintenant que je reviens de l'Alpine n°4…..!!! Razz

 

To be Continued

 
 
 

 
Prowler
 
 
Dimanche :
Ayant à force de persuasion (ooooh la tafiole !!) convaincu notre Bitumeur local autoroutier nordiste seul partant pour cette virée à venir souffrir 800km sur les p’tites routes jaunes et blanches, je retrouve Kéros en un de ses lieu de prédilection ; l’aire de service de Lisse de l’autoroute A6 ! Road-book au point et boules quiès dans les oreilles, direction Fontainebleau puis Sens par nationales rectilignes.

Sortie de Sens, léger cafouillage pour trouver la fameuse D905 qui nous mênera jusque Dijon alors on coupe au travers pour finalement découvrir quelques séries de virolos de mise en jambe.
La route est lisse, déserte et serpente en direction du Dijonais, s’enroulant en longues courbes rapides ; le rythme accélère.

Dijon et ses multiples accès autoroutiers ajoutés aux déviations d’une course cycliste, on se paume un peu et on se résigne à rejoindre le centre via l’autoroute (c’est Kéros qu’est content ) et bifurquer via Dôle et Lons Le Saunier plutôt que de couper par de multiples bifurcations à travers le vignoble bourguignon.

Lons Le Saunier (pause déjeuner) – Orgelet – Oyonnax ; il y’a comme un parfum d’Alpine dans l’air. La route se rétrécit et ondule, serpente entre les coteaux et massifs  et comme depuis le matin, j’ouvre la route à mon rythme, m’assurant de temps en temps que Kéros arrive à suivre ce rythme autoroutier sur départementales.

Annecy, la fournaise ! Impossible de trouver une station service et par 40° sous un soleil de plomb, coincé dans les embouteillages, c’est l’enfer. Ayant une bonne heure d’avance sur le road-book (qui ne prévoyait pourtant pas d’arrêt bouffe du midi), on se résout à prendre le frais en terrasse au bords du lac et demander notre route vers le plus proche abreuvoir à SP95.

Contournement du lac par l’est (à la vitesse moyenne terrifiante de 30km/h) avant d’attaquer le Col de la Forclaz ; bizarrement, je le croyais en Suisse ce col… ah, ce n’est qu’un homonyme ? Ben, ça s’est vu dite donc ! Avec presque 800km sous le cagnard dans les pattes, cette petite montée ombragée, sur une route étroite, tortueuse, bosselée, gravillonnée et parsemée d’épingles est l’épreuve de courage de la journée (c’est pas de l’autoroute de tafiole ça). Arrivée sur Queige, il ne nous reste plus qu’une petite route de chèvres (et une dernière épingle piégeuse) pour arriver au gîte et retrouver la fine équipe.

Etienne le régional de l’étape, Bernard et sa Nième Buse cette fois accompagné de Francine, Eugène et sa « sage » ZZR600, Soane et mon ex (moto), Personne et son poumon de VTR que Zé a cru bon d’imiter, Ninou et sa R1 Californian Flaming Touch’, JiPé et sa 748 qui une fois de plus ne tient pas debout (même sur béquille) et comme d’habitude les dernier à l’appel ; Cécile et AK et sa nouvelle Kawa !

Evidemment, on papote, on refait le monde, on se goinfre de spécialités locales (non pas les hollandais)… et on file au lit, harassés par une dure journée de liaison.

L'arrivée du Prolo au Gîte dans son style inimitable "SuperMot Inversé"

Lundi :

Tout le monde sur le piedde guerre à 8h pour cette première journée qui commencera par un cache-cache géant dans Albertville pour savoir qui est où, où est-ce qu’on fait le plein, quand est-ce qu’on mange et par où on part !

Nos montures enfin toute rassasiée… ben je suis ceux qui veulent bien m’ouvrir là route à un rythme me convenant tentant peu à peu de prendre le dessus sur cette foutue meule ritale qui commence à se laisser domestiquer après pas moins de 11 000km ! Salope va ! Samoëns, Col de la Joux Plane, Morzine, puis un passage en Suisse frauduleux  car sans vignette d’autoroute (oui, ça a bien plus à Kéros) pour constater l’inhospitalité locale (surtout de la météo de ce coté de la frontière) et enfin, enfin une station service (en francs suisse mais abordable) ; c’est qu’entre les gloutons VTR et mon réservoir format gourde de poche, on commençait à rouler sur des vapeurs d’essence. Col de la Forclaz (le suisse cette fois, et que je connais en plus !) ; gaaaaaz ! Personne se décide à s’écarter de la trajectoire pour laisser passer Cécile (puis me ferme odieusement la porte) et accroche le train du 500CB qui hurle à la mort filant comme une balle.
Enfin, j’l’ai connue plus incisive à la Quercynoise la Miss Cécile, mais comme elle aime pas se l’entendre dire, il va falloir régler ça à la descente sur Chamonix  ; l’est comme JiPé en fait Cécile ; il suffit de lui mettre la pression pour qu’elle parte au quart de tour , qu’elle essore la poignée comme une sauvage et qu’elle coupe toute ses traj’ (oui on sait Ninou, c’est pô bien).

Retour at home, repassage en revue de la journée, apéro, graissage des chaînes et surveillance du niveau des gommes qui risque de ne pas tenir jusqu’au bout… avant de filer à table pour une plâtrée locale gargantuesque qui achèvera tout le monde bien vite.

 

Mardi :

Qu’est ce qu’on a fait mardi déjà ? J’ai la mémoire qui flanche moi (vite, un œil sur les CR des voisin ; non je copie pas !)

Ah oui, on a regardé la paysage (même JiPé !), on s’est un peu arsouiller dans la montée sur Val d’Isère (mais même en étant parisien, ne me permettant pas les dépassements optimistes de certains j’en resterai là à mi-montée), on a bouffé de col comme pas permis, on a fait marcher et pique-niquer JiPé qu’a même pas râlé (quoiqu’on l’ai perdu quelques kilomètres après, c’était peut-être sa vengeance), on a cuit comme jamais dans des vallées écrasées de soleil, on a essuyé trois goutte de pluie que nos Suisse et Eugène on conjuré en enfilant leur combinaison étanches sous une canicule insupportable, et on est allé en Italie ; j’vous raconte pas comment l’était guillerette la Nellie à domicile (on aurait dit qu’elle connaissait la route) surtout sur l’exceptionnelle descente du Mont Cenis, la route la plus technique qu’on ai du faire de la semaine.

Bref, une grosse journée, un fort kilométrage et des conditions météo éprouvantes qui on mis à rude épreuve nos organismes, nous incitant écourter la fin de journée par des nationales monotones de fond de vallée, occasion de comparer l’inutile débauche de chevaux du Kawa d’AK et la reprise tonitruante du twin (ben oui il m’enrhume s’il joue du sélecteur ou passé des vitesses supersoniques, m’enfin en relance… c’est bof !).

Seul Bernard tentera le dernier col (sous la pluie, donc sans regret pour les absents) en guise de dernière épreuve quoique la dernière montée en sortie d’Alberville n’ai pas été de tout repos pour les autres.

On aura bien souffert et échappé aux orages du jour, c'est bien le principal !

Quand est-ce qu'on mange ... ?

Mercredi :

Journée repos, des mécaniques comme des bonhommes, alors comme nos gommes tendent à fatiguer, on va y remédier avec Kéros. On part donc à la fraiche (10h) mais après une presque grasse mat' direction Annecy.
AK qui doit purger son frein AR nous accompagne jusque Albertville pour y trouver du DOT4. Arrivé au bas de la route a chèvre permettant l'accès au gite, il décide d'ouvrir la route et je lui enquille le pas ; droite - gauche - droite - gau-SCROUUIIIIITCH-auche !! Dediou, j'viens de laisser un bout de béquille sur la route ... et l'Gilou qui se la joue "non j'attaquais pas, j'étais en jean"
Bref, on se sépare à Albertville et on poursuit avec Pascal sur Annecy et son terrible contournement du lac embouteillé et plein de travaux. Rond-point à gauche, puis... ah non, ça doit pas etre cette rue là, demi-tour, la D41, oui, ça doit être ça ; droite - gauche - droite - gauche... "bizarre, je le croyais dans Annecy le magasin", droite - gauche - droite, "tiens, plus de Pascal derrière", droite - gauche - droite, "Waow, elle est top cette route !", droite - gauche - droite, "Enfin, j'ai quand même du me gourrer d'chemin là", droite - gauche - droite, "Bon aller, encore quelques kilomètres et je fais demi-tour."
A regret, mais voyant l'heure défiler je me décide à jetter un dernier oeil a la carte ; je me suis gourré a la seconde intersection et je cherche depuis ma route à l'opposé d'où on devrait être
Demi-tour ! Et après quelques kilomètres, je croise Pascal qui semble bien à la peine ; je lui explique ma boulette et on repart vers la zone inductrielle recherchée, mais à l'approche du premier panneau "Aix les Bains", il me dit vouloir filer chez Honda.
J'arrive donc chez Moto Expert à 11h20... et manque de pot, y'a pas de place pour un pneu AR avant 14h
Je vais donc retrouver Pascal chez Honda en pleine pose d'un BT014 arrière.
"Dites, ça vous gène pas de toucher à une Ducati ?"
"Ben non"
Et hop, Pirelli Diablo en promo pour ma pomme tandis que Pascal devra lui repasser l'après-midi après s'être rendu compte après pose du pneu arrière que l'avant était mort aussi ; du pneu à la mode en 190 derrière hors promo, chez Honda, ils doivent être plaqué or ces pneus, j'vous raconte pas la douloureuse !
 
Midi, fermeture de magasin, on se trouve une terrasse près du Lac pour bouffer  ; la Taverne de Maitre Kanter, un poil onéreux, mais quel service ! A te demander si tu veux du café fort, doux, fruité, corsé, pur arabica ou robusta !
Presque 14h c'est plié, j'vais pas rester plus longtemps dans cette fournaise moi ; j'abandonne donc Pascal et file au gite pour une douche (après en avoir trouvé une sous pression pour la Ducat', inutilement alourdie de kilo de crasse et moustiques), avant de filer vers le barage de Saint Guérin, dans l'espoir d'y retrouver les autres.
Au barage, personne (nan, pas lui !) et pas un téléphone qui capte, je birfuque donc vers le barage de Roselend via le col des Prés et ses multiples épingles qui me feront l'occaz d'un bon rodage de pneu AR  .
Personne (nan, toujours pas lui !) d'autre qu'une paire d'italiens en BM au barage (pfff, quel mauvais gout avec c'qu'ils ont comme production locale !) ; une petite terrasse à Beaufort fera bien l'affaire pour se poser une minute.
 
Le ciel se couvrant à l'horizon, je décide de rentrer au gite... juste quand les deux italiens de tout à l'heure me file sous le nez ; vite, le cax et les gants !!  Sortie de Beaufort, deux bouts de droits pour les recoller puis la série de courbes dans les gorges ; BrooOOOAAAA... p'tain ça se traine un 1150GS en fait (pensée pour Ben), gauche : et paf l'intér' ! Suivaaaaant, gaaaaaaz, ça envoie pas plus un 12GS, mais oh p'tain y'a comme un virage qui ferme là  Huummmmmck, c'est passé (la classe hein ?), dernière courbe et j'file au gite avant l'orage auquel échaperont de justesse les touristes en goguette.
 
 
Jeudi
 
Jeudi... euh... ils ont raconté quoi déjà les autres ?
Ah oui, les Gorges de l'Arly bouchonné par un CBR, le col de la Forclaz en descente (moins drôle qu'à la montée) pour passer en Suisse et direction le Col du Grand Saint Bernard. On rigole, on s'amuse, mais c'est pas tout ça, si y'a deux voies de large (et j'parle pas de la voie d'en face pour descendre), c'est pour s'en servir : tout sorti pour un inter' de toute beauté à Cécile et Zé .
Arrèt travaux dans la montée, et l'Gilou qui s'colle devant mes roues à admirer le paysage (ou les fesses de Cécile, comme s'il avait pas suffisamment d'occaz pour ça) à m'empècher de le passer ! Sur que Zé piétine aussi derrière à me voir chercher un trou.
Bref, c'pas tout à fait une course (même si ça m'a un poil énérvé), donc zen et arrèt bouffe au bords d'un lac au sommet, à quelques kilomètres de la frontière italienne.
Col du Petit Saint Bernard et ses épingles, le JiPé est à la peine. Ouais, s'agirait pas non plus d'avoir pitié : tiens, il semble s'essayer aux trajectoires propres (étonnant, non ?). Il élargit en entrée, plonge à la corde ; c'est l'occaz pour un extér'
Raaaaaah le sauvage, il m'a vu, élargit comme un goret (et me colle contre le mur de gauche) et met les watts (hé Pépé, j'ai le 1000 c't'année !!), rate un rapport (mouarf !) et hop, plus d'748 ! (certains diraient, pô d'patate la 748!), remontée sur Ninou qui a accepté de préter son strapontin AR à Francine et qui se trouve bien embarrassé à ne plus pouvoir remuer du croupion sur sa selle comme à son habitude ; ah ça marche moins bien, hein !
Descente sur Bourg Saint Maurice dans les roues de Sylvie et son VFR (scrogneugneu, c'est pas une Bitumeuse des Alpes pour rien elle !), atomisage en règle d'un groupe d'allemands et de trois hollandais qui depuis ont du se remettre à la voiture puis gaaaaaz vers le Cormet de Roselend (et hop, re- bye bye JiPé dans une épingle) en compagnie de Cécile en grande forme (p'tain d'500cb ça tourne bien) et de Zé toujours dans les mauvais coups.
Au sommet, on retrouve Mimi et sa nouvelle 900SS et Eric (le dernier en Raptor) qui semble avoir été à bonne école depuis les Marmottes 2003 (féloches, ça progresse!).
Retour au gite (en croisant un convoi de Porsche et autres voitures de sport) pour une soirée gastronomique et diapo, puis au dodo avant même l'arrivée du Dahu ; j'en peux plus !
 
 
Vous regardez mais vous touchez pas hein, les Boulets !
 
 
Vendredi
 
Eric nous abandonne pour aller bosser (le pov' !).
Col des Saisies, col des Aravis (ouais, je triche, je lis les aut' CR), Kéros qui bouchonne  et remet toute la sauce dès le moindre bout de droit et à chaque sortie de virage avec ses 50ch de trop... Grrrr... c'est bien parce que je suis trop poli que j'en suis pas venu au klaxon.
La Route du Semnoz (celle sur laquelle on s'était "perdu" le mercredi pour aller changer les pneus) ou je laisserai encore quelques bouts de béquille devant Mimi et arrèt resto.
Montée du Revard et col de Plainpalais : pour une fois, Personne se décide à laisser Soane et vient jouer avec nous . Grosse grosse bourre avec les deux VTR ; mouais, j'croyais que ça wattait plus moi le twin Honda . Hein ? Ouvrait la route, connaissait pô l'chemin ? Ouais, ben c'était droite - gauche - droite -gauche tout le temps , hein ! Bref, joli passe d'armes en tout cas
Du coup, se sera un peu plus calme sur le retour mise à part pour Cécile et Jipé ayant décidé de se tirer la bourre dans une descente (pour niveler les puissances) parsemée d'épingles (pour désavantager JiPé ?) et de bandes de goudron bien fondu (personne d'autre n'a joué là).
 
Dernière soirée détente qu'on aurait voulu faire durer, mais y'a de la route pour rentre le lendemain
 
 
Samedi
Retour, et en plus, il flotte !
J'aime pas trop les adieux et comme on a pas loin de 600km à s'envoyer sans forcément avoir envie de les faire, j'met un peu la pression à Pascal pour qu'on décolle tôt ; 10h et boudinnés dans nos combard' de pluie on quitte le gite sous les larmes des sudistes
La pluie s'est finallement calmée et arrivé à Annecy, c'est un beau ciel bleu qui s'ouvre à nous, même si on attendra encore une cinquantaine de bornes et un horizon plus large avant de remettre la tenue été.
Annecy, Bellegarde, Nantua (on s'paume à moitié la faute à des panneaux mal foutus), p'tain ça avance pas ! Direction Oyonnax, Orgelet ; Gaaaaaaz jusqu'à Lons-le-Saunier ! Essence, p'tite bouffe en terrasse au milieu d'une fète (bruyante) des associations du cru, coup d'fil à BD qui m'annonce une soirée kart à 20h  (p'tain va falloir gazer pour rentrer à l'heure !) et on trace !
Lons-le-Saunier - Dôle - Dijon en version missile sol-sol en acquisition de cible, le CBR dans les rétros. Contournement de Dijon, récupération de l'A38 pour faire plaisir à Pascal même s'il restera sagement dans mon sillage, puis D905 direction Sens. C'est pas compliqué, c'te petite route d'à peine 3m de large longe l'autoroute quelques kilomètres ; ben on allait plus vite sur la départementales que les caisses sur la 'toroute
Dijon -Montbard toujours par la D905 ; gaz en grand ! Que de la grande courbe, une visibilité terrible et une voiture au 10km maximum (mais à chaque fois un conducteur qui f'sait un bon à se cogner la tête dans le toit quand on l'doublait ). Même à ce rythme autoroutier à l'allemande, le CBR cherche pô à doubler (pourtant j'coupais dans les bout de droit pour l'attendre).
Montbard : 198km qu'on enquillait comme des gorets d'une traite, besoin d'essence  ! Il est 17h et la soirée Kart est à 20h à Argenteuil... alors qu'on a encore 220km à s'faire avant d'être à la maison... et le tour de Paris pour aller à la piste !
Tant pis, même si la fin est un peu rectiligne, on garde le rythme et c'est pas un ZX7R à l'entrée de Sens qui s'en plaindra (enfin, c'est un peu poussif quand même c'te Kawa à devoir rentrer 3 rapports pour tenir la cadence ).
 
19h à la maison après un dernier plein limite-limite (ça commençait à ratatouiller sévère !), une douche, un jean et j'file au kart leur fout'une branlée !

_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 20:48    Sujet du message: Répondre en citant

 

 

EtienneST3

 

Cette année, la première des 3 grandes sorties avait lieu dans les Alpes, plus précisément à Molliessoulaz entre Beaufort et Albertville.


Au programme tous les grands cols entre la Savoie, la Haute Savoie et la Suisse et l’Italie, bref de quoi se dégourdir les pneus. En tant qu’organisateur j’avais déjà parcouru l’ensemble des routes (cette année ou les années précédentes) et je savais que si la météo était avec nous, ça allait être un grand crû.

 

 

Samedi : le prologue

 

Tout à commencé par une soirée grillade à la maison pour les Sudistes (AK, Personne, Soane et Eugène) et El Dahu en guest star (venu en voiture en passant par Nice et Lyon, avec retour sur Valence dans la soirée, faut en vouloir).

 

Soirée sympa, et préparation psychologique pour la semaine à venir …

 

Dimanche : on continue l’entraînement des sudistes.

 

Vu que le gîte n’est qu’à une centaine de km de la maison, je propose un RB viroleux pour amener mes petits camarades jusqu’à destination. Direction la Chartreuse, en passant par le col des Mille Martyrs (mon terrain de jeu en vélo et VTT), puis St Pierre de Chartreuse, St Pierre d’Entremont et le col du Granier (au dessus de Chambéry). Pause boisson au col, qui se transforme en pause repas vu l’heure. En plus la serveuse est fort charmante, ce qui ne gâte rien !

 

 

Repas au col du Granier

 

Bon ce n’est pas tout ça mais on n’est pas encore arrivés. Descente sur Chambéry, traversée de la ville, puis direction le massif des Bauges et le col de Plaimpalais. Ensuite on plonge sur Annecy, via le col de Leschaux. En bas de la descente on fait une pause paysage au dessus du lac, pause attendue avec impatience par Soane en particulier. Bon on ne va pas en faire trop aujourd’hui, on va au gîte direct par la nationale. Arrivée vers 16h30, on a le temps de prendre une douche avant l’arrivées des autres participants.

 

 

Le Lac d'Annecy

 

Premiers, les Parisiens Kéros et Prowler … bien fatigués par 600 km (surtout Kéros), ensuite arrivent Zé, Ninou et Jipé qui se sont retrouvés sur la dernière montée. Enfin, Gilles et Cécile (qui avait passé la journée à Grenoble) et pour terminer Bernard et Francine.

 

 

Les copains ...

 

Ca commence bien, tout est dans les temps, il fait beau, le gîte est sympa, super …

 

Le repas du soir nous met dans l’ambiance : tartiflette !!! Puis parties de jeux en bois divers et variés, et même une partie d’echec entre Ninou et Cécile, avec un échiquier fait main sur une feuille de papier ; on ne saura pas qui a gagné, on était couchés avant la fin de la partie. Ah, un détail, ce soir là , il y avait des randonneurs Hollandais qui dormaient au gîte, et où exactement ? Au dessus de Jipé ! ça ne s’invente pas !!!

 

Lundi : première balade, la Haute Savoie.

 

Bien entendu, tout le monde n’a pas fait le plein avant de monter au gîte hier soir … Départ à 8h30 (ou presque) et direction Albertville pour faire le plein. En bas de la côte, en arrivant à la route principale, Personne et Soane manquent à l’appel ! AK se propose de remonter pour voir ce qui s’est passé ; au bout de 10 mn Personne et Soane arrivent par la grande route, ils ont suivis les panneaux Albertville et pris la deuxième route. Du coup c’est AK qui manquent à l’appel.

 

Bon on décide d’y aller, Gilles connaît le chemin. A l’entrée d’Albertville Personne et Soane s’arrêtent pour attendre les derniers, mais nous avons traversé le pont et on les attend de l’autre côté … ça commence bien … bref, avec 45 mn de retard sur l’horaire prévu, on est regroupés et le plein est fait, on peut y aller.

 

Direction Ugines, Thones, Le Grand Bornand, le col de la Colombière, Cluses. Pause café. On cherche un endroit adapté pour poser la 748, et on va s’asseoir en terrasse, un peu trop au soleil au goût des sudistes. Mais ça ira pour cette fois ci.

 

 

Pause café à Cluses

 

On continue vers Samoens, puis le col de Joux Plane. La montée se fait à un bon rythme pour BB et moi (les autres je ne sais pas, ils sont derrière Wink) Arrivés au lac, Jipé nous fait une arrivée droit sur un Hollandais qui masquait l’accès à « son » poteau pour garer la 748 … il a presque fallut pousser le dit Hollandais !!!

 

Le paysage est beau !!! Si, si … il y a le Mont Blanc, le lac, les vaches, les canards, bref la montagne … Soane en profite pour faire des photos des animaux pendant que Jipé ne regarde pas Wink. Bon, c’est beau ! On se casse !

 

 

Au col de Joux Plane

 

Descente sur Morzine par une petite route dans la forêt, avec de belles épingles bien serrées ; Jipé passe devant au début, mais capitule en cours de route et me laisse passer : trop c’est trop pour ses petits bras.


A Morzine on mange dans un resto bien sympa, servis par une serveuse « athlétique », mais bien sympathique. Le repas traîne un peu en longueur, mais c’est pas grave, il fait beau, on est bien.

 

Ensuite direction la Suisse par Abondance et Chatel … une route dont vous me direz des nouvelles … Une suite de virolos au goudron parfait, et pas trop rapides, même AK dira que je le bouchonnait, c’est dire si ce n’était pas trop rapide Wink. Vers Chatel on cherche une station essence pour les VTR, mais on n’en trouve pas ; pas grave on arrive en Suisse, l’essence est moins chère. D’ailleurs on fera le plein dans la descente, encore une fois dans une station tenue par une fort charmante demoiselle, comme quoi cette Alpine est bien partie. Une fois dans la vallée on va prendre l’autoroute jusqu’à Martigny afin d’éviter les villages et les limitations à 50 et 80. Même Jipé ne dira rien … Faut dire qu’il fait chaud et que de gros nuages s’accumoncèlent sur les montagnes.

 

 

Essence en Suisse ; AK teste la 748 !!!

 

A Martigny, on retourne vers la France et Chamonix par le col de la Forclaz. Une route large et belle, faite d’enfilades (très) rapides et d’épingles. BB en duo avec Francine ouvre la route suivi par Ninou Jipé et moi-même, ça monte vite et bien, le pied quoi. En haut du col, on trouve un poteau pour garer la 748 et nous posons nos béquilles sur des petites planchettes de bois mises à disposition par le bar pour éviter aux motos de se planter dans le goudron frais ; sympathique attention de la part de nos amis Suisses.

 

 

Sympa les Suisses

 

Bon, c’est pas tout ça mais il commence à se faire tard et on a encore de la route à faire. Direction Chamonix par le col des Montets, dans la descente duquel on sera bouchonné par un bus impossible à doubler !!!. La traversée de Chamonix est ponctuée de travaux, ce qui nous permet d’attendre les petits retardataires. Le ciel est de plus en plus noir et l’orage menace.

 

Entre Chamonix et le Fayet l’orage est même déjà passé par là, et la 4 voies est trempée, ce qui ne facilite pas la descente sur cette route piégeuse et pleine de camions. A St Gervais on monte vers Megève, puis pause à Praz sur Arly pour laisser reposer la troupe, il fait chaud et on fait déjà pas mal de bornes, certains commencent à accuser le coup. Petit coup de fil à Sébastien au gîte pour lui dire que l’on sera un peu à la bourre (il est déjà 19h00) pour le repas. Pas de soucis, on est seuls au gîte ce soir (pas de randonneurs Hollandais).

 

Dernière partie de la journée, les gorges de l’Arly (sur le mouillé) puis le col des Saisies, les Saisies et la descente sur Beaufort. Comme d’hab (et oui) on roule avec BB et Ninou dans la montée, puis Jipé viens jouer dans la descente, sous l’œil ébahi de Zé venu tenter de jouer avec nous. Il parait qu’il y a eu un passage … « chaud » entre Jipé et Ninou, mais je n’ai rien vu j’étais à l’intérieur de l’épingle où ils arrivés de front !!!

 

Ouf, on arrive, il est presque 20h00. Il fait chaud, on prend une douche, et on peut se reposer en prenant l’apéro en regardant le Mont Blanc au fond de la vallée.

 

Repas, et dodo pour tout le monde, sans traîner trop longtemps. Demain on a encore des cols au programme !

 

Mardi : les grands cols, Iseran, Mont Cenis, Galibier

 

Départ à l’aube, 8h30, sous un beau soleil, et on commence par le Cormet de Roselend (où on a vu notre première marmotte, au milieu de la route, mais pas longtemps), que même Jipé trouvera que les paysages sont beaux, c’est vous dire !

 

 

Cormet de Roselend : c'est beau (dixit Jipé)

 

On continue vers Bourg St Maurice, BB, Ninou et moi ensemble (dans le désordre, d’ailleurs on ne se quittera pas beaucoup pendant la semaine, l’ordre variant de temps en temps en fonction des routes). La route est d’abord large et bien revêtue, mais dans un virage des bergers ont installé leur camp presque au milieu de la route, c’est un peu chaud. Ensuite la route devient étroite et est pleine d’épingles très serrées (Jipé a dû apprécier) dans une desquelles je me retrouve nez à nez avec un cycliste en montée qui a coupé son virage (pour prendre à l’intérieur), alors que Ninou dit bien qu’il ne faut pas couper, c’est tricher !!! pour le cycliste ça a dû être un peu « surprenant » ….

 

Arrivés à Bourg St Maurice il fait chaud, déjà ! Ca ne va pas s’arranger dans la journée. La montée vers Val d’Isère, grande route roulante et pleine de touriste commencera par une petite bourre avec des Allemands, mais ils n’ont pas résisté trop longtemps, surtout un ! Entre Tignes et Val d’Isère on tombe sur des travaux et des convois exceptionnels, c’est le bazar, mais bon on arrive enfin à se poser à une terrasse. Jipé a trouvé une belle barrière pour la 748, nous une belle terrasse avec une belle serveuse Wink, mais pas pressée de servir, elle est toute seule à servir au bar et à la boulangerie … Une fois le café, en route vers le col de l’Iseran, cette fois je suis seul avec Ninou, BB a dû rater son départ … Au col il y encore de la neige sur les bords de la route, c’est beau.

 

 

Jipé attend des secours ...

 

Une fois en haut il ne reste plus qu’à descendre, sur Bonneval sur Arc, très beau village, mais que le planning ne permet pas de visiter, faudra revenir, je ferai une Alpine « Spécial Touristes » si j’ai des demandes !!! La route jusqu’à Lanslebourg est toute droite, tranquille, sauf la traversée d’un nuage d’abeilles !!! impressionnant !

 

A Lanslebourg on fait le plein. A la station des Allemands essaient de démonter la roue d’une vieille BM 80 GS. Ça n’a pas l’air facile, ils tapent sur l’axe de roue à grands coups de marteau, et ça n’a pas l’air de bouger. Comme il sont devant un garage, avec des outils on ne fera pas jouer la solidarité motarde et on les abandonne à leur activité mécanique.

 

Bon, c’est pas tout ça mais il commence à faire faim. On décide de manger sous l’ombre des arbres dans la montée du col du Mont Cenis. Après une première tentative avortée, on trouve un coin adapté : avec un talus pour jeter la 748 et un peu d’herbe (une piste de ski) pour pique niquer tranquille. On a même fait marcher Jipé sur au moins 200 m, et en montée en plus, un exploit !!! Repas… un peu sec, mais bon … comme ça on ne perd pas de temps au resto cette fois ci (on en perdra un peu plus tard). On reprend l’ascension, mais côté Français la route est courte et le sommet est de suite là, on aurait redescendre pour faire chauffer les pneus et faire la côte d’une traite !!!

 

 

Pique nique dans le Mont Cenis : garage de 748 ...

 

Au sommet, le lac est toujours là, mais une espèce de brume recouvre le paysage, étrange ! La descente sur Suse est un régal … grande courbes au bord du lac au début, puis une fois en Italie, une succession de virages serrés et d’épingles sur un revêtement parfait, le tout sur une distance approchant les 25 km, le pied quoi. Encore une fois BB mène le train, suivi par moi et Ninou, Zé n’est pas loin à l’arrivée à Suse. Arrivés en bas c’est l’étuve, quelle chaleur !!!

 

Une fois tout le monde arrivé, on repart sans traîner, vu la chaleur. D’ailleurs Jipé ne tient plus et me demande où est la route pour partir devant. Un feu plus tard on y va tous. A la sortie de Suse, pas de Jipé, bon, que fait on ? On continue, il doit nous attendre un peu plus loin. Une dizaine de km plus loin, on arrive à un village, toujours pas de Jipé. On s’arrête sur un parking, on se concerte, et Eugène et moi-même retournons à Suse en pensant que Jipé s’est trompé de route et est parti vers Turin. On traverse la ville dans toute sa longueur, on sort même complètement de la ville, personne !!! Il fait une chaleur à crever !!! Demi tour, on retourne retrouver les copains. Une fois regroupés, on laisse des messages à Jipé et on reprend la route. Alors que l’on est arrêtés par un feu de travaux (encore un !!!), je sens mon téléphone vibrer ; juste le temps de décrocher pour répondre … C’est Jipé, il nous attend à Montgenèvre, nous on est encore à Oulx (à 35 km !). Bon, ça va il n’est pas perdu, on souffle un peu.

 

La montée vers Montgenèvre n’est vraiment pas terrible, chaleur, voitures, travaux, orage, averses (Eugène et BB mettront leur combines de pluie), mais on arrive à bon port pour récupérer Jipé (qui a réussi à poser la 748 tout seul contre un poteau). ON en s’arrête que quelques instants, on est en retard et Le Dahu dit nous attendre au col du Lautaret.

 

Pour changer un peu de la ZX9R, Cécile monte à l’arrière de la ST3, pour tester le confort légendaire des Ducati !

 

La descente sur Briançon se fera au pas au milieu des camions, et toujours dans la chaleur. Montée vers le Lautaret a bon rythme, mais il y a pas mal de voiture, et je sens que Cécile n’est pas à l’aise derrière moi, du coup je roule un peu moins vite, Prowler arrivera dans mes roues au col, c’est dire Wink.

 

Une fois au col, pas de Dahu ! En plus le ciel est bien menaçant, et si on ne se prend l’orage sur la tête on aura de la chance. Tiens un message du Dahu … Il est passé par dessus le guidon dans un tunnel un peu plus bas L, mais pas de bobo our lui, par contre la TDR est un peu fripée au niveau de l’avant. Je lui demande d’essaiLLer de monter jusqu’au col, avec tous les mécanos qu’il y a on doit bien pouvoir faire quelque chose pour lui.

 

 

La Meije depuis le Lautaret

 

Il arrive 20 mn plus, accompagné de Fabypom, nouvelle Bitumeuse Grenobloise. On examine la TDR … Le tête de fourche est cassé en plusieurs endroits, et la fourche semble avoir bougé dans les Té. Jipé s’attaque au démontage, soutenu par Ninou, et après une séance musclée de remise en place la moto est remontée. Mais il est 17h30 et le Dahu doit retourner à Valence ; du coup, au lieu de nous accompagner par le Galibier, il va redescendre par Bourg D’Oisans direct. C’est sympa de sa part de faire 200 km (aller) pour nous dire bonjour et repartir Wink.

 

 

Opération redressage de TDR ...

 

Le ciel est de plus en plus gris, le tonnerre gronde, il ne faudrait pas tarder à y aller. Hop, on part pour le Galibier. BB en tête, la buse vole et rebondit sur les bosses (et il y en a sur cette route). Au sommet, Francine demandera l’asile à l’arrière de la ST3. Ca me permettra de faire une descente sur Valloire et St Michel de Maurienne à un rythme plus tranquille, et laisser BB et Ninou partir devant tous seuls.

 

Une fois à St Michel, on fait un dernier plein et on décide de rentrer par la nationale (toute droite), car il est tard, certains sont fatigués et l’orage menace en montagne. Sauf BB, qui décide de passer par le col de la Madeleine. Ninou l’aurait bien suivi, mais une incompréhension fera que BB partira seul. Nous pendant ce temps on a roulé à 120 sur 70 km de ligne droite, c’est d’un chiant !!! Prowler et AK ont essayé de tuer le temps en comparant les reprises de la ZXR9R en duo et de la Monster 1000 en solo …

 

On arrive au gîte vers 20h00, bien fatigués, et, comme les autres soirs, douche, apéro, repas, discussion et dodo avant minuit. BB est arrivé peu de temps après nous, après avoir pris la pluie dans le col et roulé sur le mouillé pendant une bonne partie de la descente ; ceux qui n’on pas aimé la nationale ont finalement révisés leur opinion après ce compte rendu.

 

 

Mercredi, jour de repos.

 

Grasse matinée … petit dèj à partir de 8h00 ! Au programme, bulle, repos, changement de pneus pour Kéros et Prowler, baignade à Aiguebellette avec une copine pour Cécile, purge du frein arrière pour AK et on verra bien ce qu’on fait  pour les autres.

 

Vers 11h00, la ZXR9R a retrouvé du frein et on décide de se bouger. Sébastien nous a indiqué un lac (barrage de ST Guérin où on pourrait se baigner), et un petit resto d’altitude sympa où on pourrait aller manger. En route.

 

Le resto en question est au col des Prés, au dessus du barrage de Roselend. Direction Beaufort, Arèches puis une petite route forestière pas large du tout et pleine d’épingles à prendre en première !!! Jipé a aimé ! Le resto est effectivement sympa, perdu dans les alpages avec une belle vue sur le barrage. On mange tranquille et on profite du beau temps et de la terrasse. Zé et Personnes sont aux anges, ils ont garé leur VTR au dessus du resto te ne se lassent pas d’admirer ces deux motos, une bleue, une rouge, perdue dans les herbes vertes  … en plus on a failli en avoir une troisième, jaune, car un groupe de motards est venu manger aussi au resto, mais ils ne se sont pas garé à coté de nous, ouf … qu’est ce qu’on aurait entendu sinon !!!

 

 

Resto au col des Prés, au fond le barrage de Roselend

 

 


_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 20:49    Sujet du message: Répondre en citant

 
 

Bon, on ne va pas rester ici toute la journée … Direction le barrage de St Guerin. On passe par le barrage de Roselend, puis direction Beaufort (encore une fois) et Arèches. Dans la montée d’Arèches on cherche un « spot » pour faire des photos dynamiques, mais le beau virage que l’on a trouvé est trop proche des maisons et du village, on essaiera ailleurs. Autre petite route jusqu’au barrage, et on descend se poser au bord de l’eau ? Jipé ayant trouvé une cabane/béquille pour la 748, fait le trajet (700 / 800 m) derrière BB.

On essaie de trouver un petit coin à l’ombre, pendant que Bernard et Francine vont se baigner, dans une eau à 15 ° maximum (je dirai même moins) !!! Sont fous ces Suisses !

 

 

Francine dans le congélateur

 

Vers 17h00 on décide de rentrer, les nuages d’orage menacent au dessus de la vallée. Effectivement au moment de faire le plein à Villard sur Doron, le ciel est noir d’encre et le tonnerre gronde, vite vite faut rentrer. On arrive sans encombres ni se faire mouiller, et on retrouve Kéros et Prowler au gîte. Ils ont essaiLLer de nous retrouver, mais on a du tourner en rond et on s’est loupé !!!

 

Soirée classique, apéro, repas, discussions, dodo. Ah si, ce soir il y avait des randonneurs qui dormaient dans le tipi, et comme l’orage a fini par donner de la pluie, ils n’étaient pas fiers avec le trou en haut de la toile (pour faire passer les piquets de la structure …) ; on les a vus s’agiter dans le noir avec leur lampe torche. Mais, bon au matin ils étaient encore vivants et secs Wink.

 

Jeudi : Suisse, Italie, France … les grands cols suite

 Ce matin on refait une partie de la fin de la journée de Lundi, mais à l’envers. Direction Chamonix via Megève et les gorges de l’Arly. Mais celles-ci sont fermées dans leur partie basse (comme d’habitude) et on doit passer par une petite route sui surplombe les gorges ; malheureusement le début de la route est encombré par des camions qui bouchonnent …La deuxième partie donnera l’occasion à Cécile de bien s’accrocher derrière moi, ça avance les CB 500 Wink Dans la descente sur St Gervais, Jipé a voulu me doubler dans un endroit sans visibilité, et il y avait une voiture en face, j’ai été obligé de tirer tout droit pour laisser de la place à Jipé pour éviter la voiture … gros freinage avec travers de l’arrière, et grosse frayeur aussi (pour moi). 

 

 

La montée vers Chamonix à partir du Fayet est farcie de camions (ils sont stockés en bas de la côte par les gendarmes qui les lâchent par paquets). Montée sans intérêt, puis pause café à Chamonix. Ca nous permet d’admirer le Mont Blanc (encore) et les troupeaux de touristes (Japonais et autres) qui déambulent dans la ville.

 

 

Café à Chamonix

 

On repart vers le col des Montets (sans bus pour bouchonner cette fois ci) puis le col de la Forclaz et la descente sur Martigny. Descente moins sympa que la montée, pour cause de virage un peu fermés par endroits et des trop longues enfilades rapides. A Martigny on fait le plein au tarif Suisse, et encore une fois la caissière est ma foi fort sympathique. La suite, c’est la montée du Grand St Bernard, première partie hyper large et au goudron nickel, la seconde partie, à partir du tunnel est plus étroite avec un goudron bien moyen. Comme il y a des feux de travaux, j’ai coupé le contact pendant l’attente, et au feu vert je n’ai pas réussi à trouver tout de suite la clés de contact (planquée sous la sacoche réservoir) ; du coup je part dernier pour la montée !!! Ca me permettra de remonter tout le monde (pardon Cécile pour la surprise), de faire un intérieur suivi d’un extérieur à Jipé (dans deux épingles) pour arriver derrière BB et Ninou (comme d’hab). Passage de la frontière Suisse, puis Italienne, et au bout du lac (au col) je vois une aire de pique nique avec des bancs forts accueillants ; on va manger là ! En plus il y une baraque pour servir de béquille à la 748, qui sera garée à côté d’une 996 (un instant Jipé a songé à piquer le support de béquille, mais ce n’est pas raisonnable). Après le pique nique (la salade était mieux que le taboulé cette fois ci) on boit un café. Café Italien, serré comme il faut, et à 1 euro s’il vous plait !!! Dans un lieu touristique comme celui-ci, ça vaut la peine de le remarquer.

 

 

Pique nique au Gd St Bernard

 

La descente sur Aoste est bien sympa, et on la fera à un rythme cool, sauf BB, ce qui permettra de rouler en groupe jusqu’en bas. BB en profitera même pour montrer à Soane comment la Buse prend de l’angle (et a réussi à pose le genou …), mais Soane était trop concentrée pour apprécier à sa juste valeur.

 

A Aoste il fait chaud, très chaud … 34 ° dira le thermomètre de la VFR de Sylvie. Tellement chaud que la majorité des participants n’a même pas vu le Mont Blanc côté Italien !!! A quoi ça sert que je fasse des road books qui fassent le tour du Mont Blanc si personne (pas lui) de voit le Mont Blanc !!! Bon, à Pré St Didier on retourne vers la France par le col du Petit St Bernard cette fois ci. Le début de la montée commence par un enchaînement de 8 épingles bien serrées (comme le café), spécial Jipé !!! BB part devant (une habitude) et j’essaie de le suivre … Ninou ne joue pas, il est en duo avec Francine et regarde le paysage. Et bien BB en solo dans la montée, c’est quelque chose ; à tel point qu’il a été obligé de m’attendre à plusieurs reprises pour ne pas faire la montée tout seul …

 

Au col, pause boisson bien méritée. Encore une serveuse sympa Wink Je profite de la boutique de souvenirs pour touristes pour acheter un petit mouton pour Sylvie, c’est son anniversaire aujourd’hui !!!

 

Pendant notre pause, un Allemand qui allait se garer tout en regardant le paysage nous a fait une belle démonstration de l’efficacité de l’ABS ; en effet, au moment de traverser la route pour aller sur le parking une moto arrive en sens inverse … Plantage reflexe des freins et .. rien !!! Pas de blocage, et donc pas de chute … Merci l’ABS.

 

Pour une fois, BB, Ninou et moi-même partons les derniers pour la descente vers Bourg St Maurice. Le temps de s’échauffer un peu et le rythme augmente sérieusement ; avant d’arriver à la Rosière on a doublé tout le monde. La deuxième partie de la descente sera comme la température de l’air, de plus en plus chaude !!! BB devant, Ninou et je ferme la marche. En cours de route on rattrape et double un groupe de Hollandais et un groupe d’Allemands que l’on a déjà rencontré plusieurs fois dans la journée, visiblement ils font le même parcours que nous. Ceux qui se feront doubler par BB dans les gravillons d’un parking en pleine gauche (ils prenaient toute la route) doivent encore s’en souvenir.

 

A Bourg St Maurice il fait une chaleur d’enfer !!! On fait le plein et on rentre. Oui, mais ce n’est pas si simple, on a failli perdre Jipé encore une fois. Comme il n’a toujours pas de béquille, il est parti devant vers la station. Je sais où il y a une station BP en ville, on y va, c’est sur la nationale. On est bloqué à un feu juste avant la station, qui est en travaux. Depuis le feu, je vois Jipé qui sort de la station et reprend la route, ça ne doit pas aller … Une fois le feu vert, on continue la route jusqu’à la sortie de la ville. Pas de Jipé, ni de station ! Je décide de faire demi tour et de retourner vers la ville. A peine le demi tour fait, Cécile me rattrape et me dit qu’elle a vu une station à la sortie de la ville, un peu après que l’on ait fait demi tour … Re demi tour, et arrivés à la station, qui est là ? Jipé ! Ouf !!!

 

Dernier col de la journée, le Cormet de Roselend. C’est reparti par la portion étroite et pleine d’épingles serrées que l’on avait apprécié à la descente Mardi matin. Je laisse passer BB et Ninou et je suis Ninou. Dans la partie haute, Ninou fera un beau tout droit par excès d’optimisme, et pour une fois est sorti de sa voie Wink. Presque tout en haut, où se trouvaient les bergers Mardi matin, la route est encombrée et en plus il y a une voiture arrêtée presque en plein milieu !!! Chaud ! Juste avant d’arriver au col je vois la 900 SS de Mimi et la Raptor d’Eric garée dans un parking sur notre droite … Ils sont au rendez vous.

 

 

Retrouvailles

 

Retrouvailles au col, Mimi et Eric étaient allés se poster pour nous prendre en photo à l’arrivée. On discute et on admire aussi les belles voitures qui passent, il y a un rallye de voitures de sport, Porche, Ferrari, Chevrolet, du beau matos … Jipé est rentré précipitamment après avoir abîmé la peinture de son réservoir sur un bidon en voulant garer sa moto L.

 

La descente sera cool (pour moi en tout cas), avec les gravillons sur la route, le goudrons fondu et les voitures qui montent à bonne allure …

 

De retour au gîte, un coup de fil du Dahu m’apprend que sa moto est prête et qu’il va nous retrouver dans la soirée.

 

La soirée, d’ailleurs, commence par une douche, un apéro, un concours d’appareil photo numérique (Jipé admire le Canon E350D d’Eric), puis le repas.

 

A la fin du repas, pour le dessert, une surprise attend Sylvie … Le matin avant de partir j’avais demandé à Sébastien si il avait du champagne pour l’anniversaire de Sylvie et il a mis deux bouteilles au frais, et planté des bougies dans la tarte au pomme pour la transformer en gâteau d’anniversaire. Je crois bien que Sylvie a versé quelques larmes d’émotion …

 

 

Gâto !!!

 

En attendant le Dahu qui devrait arriver sur le coup des minuit, Sébastien nous a proposé de regarder les photos numériques prises depuis le début de la semaine en utilisant son PC et son projecteur vidéo !!! c’est pas beau ça !!!

 

Vers 11h30, la plupart des participants vont se coucher, et nous restons quelques uns pour attendre le Dahu, qui arrivera à 0h30 !!! (depuis Valence) avec sa VFF 500 de 1985 toute fraîchement retapée et remise en route. En plus il n’avait pas mangé … et un Dahu ça mange !!!  Si vous aviez vu la taille de l’assiette de pâtes qu’il s’est avalé en un rien de temps !!!

 

Vendredi, les Bauges …

 

Hors donc, Vendredi, dernière journée de cette Alpine. Journée cool, on a bien roulé les jours précédents, s’agirait de tout gâcher maintenant.

 

En plus des participants déjà connus, il y avait Moustic et sa belle 900 SS jaune et donc le Dahu et sa 500 VFF. Soane s’est accordée une journée de repos (quoique !) et fera la balade en passagère derrière moi.

 

On s’échauffe doucement par la descente vers la route de Beaufort, et les choses sérieuses commencent  rapidement par la montée du col des Saisies. Comme d’hab, BB, Ninou et moi-même ouvrons la route. Soane a découvert pour l’occasion que l’on pouvait freiner beaucoup plus tard à l’entrée des virages, tout en arrivant « assez » vite Wink.

 

La descente sur Flumet se fera a un rythme plus tranquille (je n’avais pas envie de trop secouer Soane), de même que la montée vers le col des Aravis (où l’on fabrique le reblochon), où je me suis laissé doubler par tout le monde ou presque. Pause au col, et comme le lieu est bien sympa et que l’heure s’y prête, pause café.

 

Descente sur la Clusaz puis direction Annecy. Comme toujours l’entrée d’Annecy est encombrée, et en plus il fait chaud. Ca nous permet d’admirer les bords du lac tranquillement …Il faut faire le plein, mais pour trouver une station, c’est autre chose ! En plus la station n’a qu’une pompe de SP95, ça n’accélère pas le mouvement !

 

Ensuite on monte au sommet du Semnoz, deuxième spéciale de la journée (et dernière pour moi). Je pars devant suivi de Personne et BB. La route monte en tournant comme il faut au travers des bois au dessus d’Annecy, puis les virages deviennent de grandes enfilades quand on arrive vers le haut. Le revêtement  n’est pas terrible, mais l’amortisseur Ohlins fait bien son boulot. Au sommet, j’ai largué Personne, et du coup Soane est arrivée avant lui (bien que l’on soit en duo et lui en solo Wink.

 

Au sommet il y a un resto sympa avec une belle terrasse avec vue sur le Mont Blanc (ben oui quoi !), on range donc les moto en ligne en face du resto … Quand soudain Mimi rate sa manœuvre et laisse échapper la 900. Elle arrive à la retenir, mais elle se couche sous la moto. On arrive à la rescousse pour relaver la moto et Mimi, pas de dégâts, ou presque, mais comme on venait de faire le plein le réservoir à coulé sur le pantalon de cuir de Mimi, qui va empester tout le repas … (d’ailleurs elle a ôté son pantalon, mais chut …).

 

 

Au Semnoz

 

Il fait beau, mais brumeux, du coup la vue n’est pas extraordinaire … Dommage. Par contre le repas est super sympa, belles assiettes originales et bien présentées.

 

Bon, c’est pas tout ça, mais il faut y aller quand même. On redescend sur Aix les Bains, je laisse passer les « rapides », puis direction le Revard et sa vue plongeante sur le lac d’Aix les Bains. La montée se fait par une route assez étroite et surtout bosselée, du coup tout le monde me double, je n’ais toujours pas envie de secouer Soane (je ne sais pas si elle apprécie, mais c’est une passagère impeccable). Au sommet du Revard le temps commence à tourner à l’orage, le ciel est tout sombre. On fait quand même une pause pour admirer la vue sur le lac, mais bof, c’est tout terne. On voit quand même les parapentes et les planeurs qui frôlent la falaise, c’est joli….

 

Bon, si on ne veut pas se prendre la flotte sur la tête, il va falloir penser à ne pas traîner. Hop, en route ! On quitte Mimi à la Feclaz, elle rentre sur Voiron directement.

 

Nous on va sauter la pause boisson prévue au programme et descendre directement sur St Pierre d’Albigny et Albertville. La dernière descente est une suite d’épingles bien serrées où Cécile a décidé de montrer ce qu’elle sait faire … Et elle double presque tout le monde pour arriver en bas dans les premiers.

 

Dernière montée d’Albertville vers Molliessoulaz, d’aucun en ont encore profité pour se tirer une dernière bourre … moi, bof, pour 10 km et avec les voitures, je préfère rester sagement derrière. On arrive juste avant la pluie et l’orage qui va nous faire un beau spectacle dans la vallée.

 

Dernière soirée, dernier repas … Sébastien, pour nous remercier d’avoir été de sympathiques et bons clients nous offre le champagne,merci Sébastien J.

 

Samedi, le retour …

 

Il pleut ! Beuh … Les Parisiens enfilent leur combine de pluie et partent les premiers.

 

Au moment de payer, Ninou (tête en l’air) se rend compte que Sébastien ne prend pas les cartes bleues, et qu’il n’a pas de chéquier ni liquide !!! Je fais un chèque pour lui et on ira ensemble à Albertville pour qu’il me rembourse en liquide …

 

A notre tour (Sylvie, Ninou, El Dahu et moi) de partir. On s’arrête donc çà Albertville pour faire la transaction bancaire. Comme il pleut toujours, on décide de mettre les combinaisons de pluie (Ninou, El Dahu et moi). En déplaçant les motos pour faire de la place à une voiture, Sylvie accroche la béquille de sa moto, et en voulant la reposer dessus, la béquille se replie, et … la moto tombe par terre L !!! La VFR est rayée sur tout le flanc !!! Pas glop !!!

 

Dernier épisode, on décide d’aller faire le plein au centre commercial à la sortie d’Albertville ; mais la station est fermée pour cause de travaux !!! Par contre le soleil est de retour, du moins partiellement, et il ne pleut plus. On enlève les combinaisons, mises 5 km plus tôt !!! Ce coup ci, c’est vraiment le retour.

 

A la sortie d’Albertville Ninou prend l’autoroute, nous la nationale. On quitte le Dahu à super marché, il doit faire le plein d’essence et d’huile, et on (Sylvie et moi) rentre chez nous par Chambéry et les Echelles …

 

Dernier repas chez Sylvie, puis les 15 derniers km pour rentrer chez moi … Repos, lavage de la moto, l’Alpine est bien finie cette fois ci …


A la prochaine, il reste encore quelques cols à faire (et refaire) !!!

 

 


_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 20:55    Sujet du message: Répondre en citant

Ninou
 
Vu ma position geographique, l'Alpine fut pour moi une expedition de 9
jours, 2 jours etant necessaires, a l'aller comme au retour, pour
joindre Madrid aux Alpes en restant dans le domaine du raisonnable.
Jusqu'au dernier moment, ma participation fut incertaine car il me
fallait recevoir la moto, lui faire passer la douane, verifier son etat
mecanique (notamment l'usure des pneus) et aussi l'assurer (ce qui,
avec des plaques americaines, n'est pas une mince affaire). Toutes ces
embuches franchies avec succes, il n'y avait plus qu'a faire les
comptes. Bon, grace a l'hospitalite de Spitfire a Montpellier et celle
des mes parents a Bordeaux, grace au bon etat du pneu avant et en
faisant attention aux pneus et a l'essence sur mes longues etapes de
liaison, le projet semble financierement faisable a defaut d'etre tres
raisonnable. Donc, c'est parti!
Depart le samedi matin, un peu avant 8h du matin, apres avoir
transforme la R1 en sport-GT en la bardant d'une petit sacoche de
reservoir (je ne supporte pas les grosses sacoches de reservoir) et
d'un sac arrime sur la selle passager avec force tendeurs. Le sac a dos
habituel pour le reste des affaires et une banane pour tout ce qui doit
etre a portee de main immediate. Et hop! Me voila pare pour 9 jours
sans meme de sacoches cavalieres! J'ai meme pris les affaires de pluie
apres ma cuisante, ou plutot trempante, experience pyreneenne de la
Quercynoise.
Bon, destination Montpellier pour cette premiere journee. J'ai eu beau
tourner la carte d'Espagne dans tous les sens, il n'y avait pas
vraiment moyen d'eviter l'autoroute jusqu'a l'approche des Pyrenees
sans se rallonger enormement. La premiere partie du trajet se fera donc
par l'autoroute, d'abord Madrid - Zaragoza, a savoir 320 km, puis 80 km
de plus jusqu'a Huesca. Apres ces premiers 400 km pour se mettre en
jambe, on pourra commencer a s'amuser pour le passage des Pyrenees.
Pas grand-chose a dire des ces 400 km d'autoroute, si ce n'est que
cette derniere a le bon gout de tournicoter un petit peu quasiment tout
le long, ce qui rend le trajet un peu plus distrayant. Ho, bien sur,
rien de radical, surtout que je me cale entre 140 et 150 km/h pour
economiser l'essence et les pneus. Mais ces 400 km m'auront permis de
me rehabituer a la R1, car il faut bien le dire, je ne suis remonte sur
la R1 que la veille au soir apres plus de 3 mois a chevaucher des BMW
aux caracteristiques decidement differentes. Le resultat de cet
interlude fut que la veille, quand je suis remonte sur la R1 pour la
premiere fois, il a fallu que je tatonne pour trouver les repose-pieds
et quand ce fut fait, je me suis demande serieusement comment il etait
possible de faire de la moto dans une position aussi improbable... Et
puis, est-ce que je sais encore freiner apres tout ce temps passe a
subir malgre moi l'assistance au freinage et l'ABS salvateur? Tout ceci
ne durera que l'espace de quelques kilometres et c'est avec delectation
que je retrouvais la puissance et l'onctuosite du 4 cylindres, le
bonheur du libre arbitre dans l'intensite du freinage et la
maniabilite, la rigueur et la precision de la sportive.
Quasiment tout le long de ces 400 km, les genets, plantes sur la bande
de separation de l'autoroute, me feront une haie d'honneur de leur
fleurs jaunes lumineuses qui se detachent sur le vert sombre du
feuillage et le bleu intense du ciel. Sur le cote, les coquelicots se
font un peu moins nombreux que lorsque je suis monte a la Quercynoise
mais ils continuent de parsemer le paysage dore d'incandescents points
rouges entre quelques arbres petits et noueux, ici des chenes, la des
oliviers.
A partir de Huesca, je quitte l'autoroute et le fun peut commencer. Je
longe le piedmont pyreneen vers l'est jusqu'a Tremp ou je m'enfoncerai
resolument dans les Pyrenees en obliquant au nord jusqu'a Sort. A
partir de la, tantot vers l'est, tantot vers le nord je progresserai
vers La Seu D'Urgell et Puigcerda ou je passerai la frontiere, me
retrouvant du coup a Bourg-Madame (tout un programme! Mais j'ai pas le
temps de m'arreter...) A Montlouis, je prends la D118 vers Axat ou je
ferai une pause sur la place du village, en sirotant un Perrier et en
goutant la fraicheur que m'offre l'ombre des platanes centenaires. Une
fraicheur que je n'avais meme pas trouve au plus haut des Pyrenees tant
le soleil regne sans partage dans l'azur depuis mon depart de Madrid ce
matin. Je replonge donc dans la chaleur en direction de Quillan puis
Couiza ou je prends la D613 qui va m'offrir pendant 80 km de solitude
et de virages, jusqu'a Narbonne, les delices de la traversee du pays
Cathare, sauvage, ecrase de chaleur, sature de lumiere, noye dans le
jaune des genets entetants. Que c'est beau!

Ninou le Buccolique ...

Arrive a Narbonne, le compteur journalier affiche 900 km, ce qui veut
dire que je viens de parcourir 500 km de virolos depuis Huesca. Que du
bonheur, des belles et grandes courbes bien revetues du piedmont
pyreneen espagnol jusqu'au goudron fondu et gravillonneux des etroites
departementales coincees entre roc et parapet au fond de gorges perdues
du Languedoc profond. Que du bonheur, mais la fatigue commence a se
faire sentir apres 900 km parcourus sous une chaleur accablante.
Certes, dans un souci d'economie d'essence et de pneumatiques, je m'en
suis tenu a 150 km/h sur autoroute et j'ai enquille les 500 km de
virolos sur le couple, bien souvent en 5eme. Il n'empeche, les 900
kilometres commencent a se faire sentir, surtout que je ne suis plus
habitue a la position de conduite sportive. Je decide donc de prendre
l'autoroute a Narbonne pour les 100 derniers kilometres qui me separent
de Montpellier. D'ailleurs, il est plus de 6h deja et Spitfire m'attend.

Nous sommes convenus de nous attendre au rond-point juste apres le
peage. Je m'arrete dans une station service une dizaine de kilometres
avant le peage. Spitfire m'appelle juste a ce moment-la et nous nous
donnons rendez-vous 10 minutes plus tard. Une fois passe le peage, je
me retrouve sur le grand rond-point. Il n'y pas vraiment d'endroits
pour s'arreter et encore moins d'endroits a l'ombre. Avec la chaleur
ecrasante qui regne, hors de question de s'arreter au soleil. Je
commence a faire des tours de rond-point le temps de decider du
meilleur endroit ombrage pour m'arreter et pouvoir reperer Spitfire
quand il arrivera. Je suis en plein dans mon 3eme tour et m'apprete a
m'arreter a l'endroit ombrage sur lequel j'ai jete mon devolu quand un
klaxon se fait entendre. C'est Spitfire sur la CBR, avec un pote a lui
en passager. Un tour de rond-point plus tard nous voici en route pour
sa demeure. Quelle chaleur sur Montpellier! Mais nous arrivons bien
vite et, apres avoir mis les motos dans le box c'est avec empressement
que je quitte ma combi de cuir, prend une douche et enfile des
vetements legers.
Que dire de mon etape a Montpellier? Que j'ai ete recu comme un roi!
Merci Spitfire! Il m'a presente des jolies filles et des potes a lui
super sympas, gave de pizza, m'a donne sa chambre et laisse l'appart
pour moi tout seul! Il a juste oublie de laisser sa copine... Y a pas,
l'hospitalite, c'est plus ce que c'etait...
Ha si, il faut vous dire qu'a Montpellier, apparemment c'est des mordus
de mini-golf! Ils vont meme jusqu'a faire 45 minutes de route pour
aller jouer au mini-golf dans un autre departement! Je suppose que pour
faire autant de route pour faire un mini-golf, ils m'ont amene au
"Saint Andrews" du mini-golf!
Bref, je les ai tous pourris! Et pourtant je me suis juste contente de faire le par...
Apres une nuit trop courte (ce n'est pourtant pas faute d'avoir essaye
de trainasser au lit mais j'arrivais pas dormir) je regarde les cartes
routieres avec Spitfire pour decider de mon itineraire jusqu'au gite. 2
choix s'offrent a moi: un itineraire aux petits oignons que m'a suggere
Etienne ou bien un itineraire un peu plus court qui me permettrait de
rejoindre Ze a sur son trajet vers le gite. Avec plus de 1000 km la
veille, une semaine entiere de roulage a venir, 1500 km de plus pour
rentrer ensuite et un pneu a menager, je prefere opter pour la seconde
option en voyant que l'itineraire d'Etienne me fait partir d'entree
vers le nord-ouest alors que c'est vers le nord-est que je dois aller.
Apres un coup de telephone a Ze, nous somme convenus de nous retrouver
a Serres, un peu au nord de Sisteron, a 15h, ce qui me permettra tout
de meme d'apres la carte de prendre quelques routes apparemment
sympathiques. Apres avoir avale un morceau de pizza froide, enfile mon
harnachement et reequipe la R1 en sport-GT, je dis au-revoir a Spitfire
en le remerciant pour son hospitalite et en lui souhaitant un bon
voyage au Quebec. C'est sous une chaleur non moins ecrasante que la
veille que je pars en direction de Serres pour retrouver Ze...
 
 

_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 20:56    Sujet du message: Répondre en citant

 
 
2 eme partie:
Je commence, comme la veille, par de l'autoroute, une centaine de
kilometres seulement cette fois, pour me rendre a Orange. Ensuite ce
sera de la departementale pour rejoindre Vaison-la-Romaine. Ce faisant
je laisse le mont Ventoux sur le cote et continue ma route vers Nyons.
Jusque-la c'est de la petite route de campagne, tranquille, sympa. A
partir de Nyons je prendrai la D94 pour pres de 70 km de bonheur
jusqu'a Serres en passant par Remuzat et Rosans. Super sympa cette
route, bien revetue et avec juste un endroit piegeux au passage d'un
petit pont ou la vitesse de passage est bien inferieure au reste du
parcours. Sur la fin du parcours, quelques nuages noirs paraissent
s'accrocher aux sommets rocheux et il tombe meme 2 ou 3 grosses gouttes
(litteralement 2 ou 3).
Il est a peine plus de 14h lorsque j'arrive a Serres. Je suis en
avance. J'avise une terrasse de bar aux parasols barioles qui donne en
plein sur le rond-point ou passe la nationale par laquelle Ze doit
arriver. L'endroit me parait donc parfait. L'orage menace et ses
grondements se font plus frequents. Je m'installe en terrasse, echange
quelques mots avec un couple en 1200 GS et commence a discuter avec le
possesseur d'une Triumph Tiger qui finit son dejeuner. Il va repartir
par la route que je viens d'emprunter et dont je lui ai compte les
louanges. Je ne sais pas s'il echappera a l'orage...
Le ciel se fait de plus en plus noir et quelques gouttes se mettent a
tomber. Je decide donc de mettre la moto a l'abri sous une galerie pour
que mes affaires ne se mouillent pas. Alors que je retourne m'asseoir
je suis aborde par Ze qui me demande si par hasard on ne m'appellerait
pas Ninou. Ha ben ca! J'ai meme pas vu arriver le VTR! Malgre l'orage
qui monte, nous prenons le temps d'un rafraichissement et faisons un
peu connaissance.
Nous repartons, plein d'optimisme, sans mettre les combis de pluie
(pour Ze c'est pas dur, il n'en a pas pris). Je le laisse passer devant
puisque c'est lui qui a le road-book jusqu'au gite. Et puis comme ca,
ca me permettra de le jauger... Des la premiere courbe a la sortie de
Serres le voila plein angle, quasiment a en faire frotter les
cale-pieds! LOL! Decidement, personne n'a rien a prouver chez les
Bitumeurs mais on ne se gene pas pour donner des indices quand meme!
Nous restons cependant a un rythme raisonnable car nous sommes sur une
nationale. Nous verrons d'ailleurs 2 fois les "fucking blue boys",
obligeamment pre-annonces par des automobilistes seditieux. Les
montagnes vers lesquelles nous nous dirigeons sont totalement
recouvertes de gros nuages noirs. Quelques voitures commencent a
arriver avec leur codes allumes et leurs essuie-glace encore en marche.
Je profite de notre halte pour refaire le plein pour enfiler mes
vetements de pluie. Du bon marche et peu seyant mais du tres efficace:
du caoutchouc. Tres efficace a proteger de la pluie mais c'est l'etuve
a l'interieur! Heureusement, et encore plus pour Ze qui subit
stoiquement la pluie, l'averse ne durera qu'une dizaine de minutes.
Ensuite, le ciel s'eclaircit et mon accoutrement me devient bien vite
insupportable. J'avise un degagement sur le bas-cote et m'arrete pour
me liberer de l'emprise caoutchouteuse qui me menace de combustion
spontanee. Alors que je me bats avec mes surbottes dont l'entetement a
vouloir rester sur mes bottes s'apparente a la tenacite d'un pit-bull,
nous entendons un moteur rugir rageusement jusqu'au rupteur et voyons
passer une S2000, decapotee, en train de doubler tout ce qui se
presente. Raaaah!! Le defi! L'affront! Le gant jete en pleine face! Si
je n'etais pas dans cette ridicule et facheuse posture, un pied en
l'air et les affaires etalees un peu partout sur la moto, je bondirais
en selle pour aller voir ce qu'il a dans le ventre cet impudent qui
pollue le bitume d'une telle ostentation.
Nous repartons et la route commence a vraiment tourner notamment avec
des virages a 180 degres tres sympathiques. Nous adoptons un bon petit
rythme, meme si comme la veille, par egard pour mon pneu, je continue
d'enrouler, la plupart du temps en 4eme et 5eme. Au hasard d'un bout de
droit nous retrouvons la S200, qui a ete ralentie par les depassements
a effectuer, quelques centaines de metre devant, occupee a pourrir tout
ce qui roule. Raaah! J'ai bien envie d'aller le titiller ce cuistre!
Mais nous ne gagnons presque pas sur lui et je ronge mon frein derriere
Ze! Je n'y tiens plus! Je passe Ze, un peu surpris, et me lance a la
poursuite de la S2000. Je le rejoins d'autant plus facilement qu'il est
ralenti par 2 voitures. Je me place juste derriere lui et attend
patiemment un petit bout de droit. Il m'a vu et, des les premices du
bout de droit apres le long droite dans lequel nous sommes, il met son
clignotant pour bien signifier qu'il va deboiter pour doubler et qu'il
ne me laissera pas passer. J'aime autant ca. Aucun merite a le passer
alors qu'il est bloque derriere une voiture. Il depasse donc les 2
voitures, en faisant tout donner au roadster Honda. Je suis juste
derriere lui et decide de l'etudier pendant 2 ou 3 virages. Apres tout,
en theorie, une voiture, notamment celle-ci, doit pouvoir passer plus
fort qu'une moto en courbe. Il me suffit de 2 virages pour voir que je
suis plus rapide. Il accelere a fond mais freine aussi beaucoup en
entree de virage. Bref, le gauche qui arrive me parait tout indique
pour un pourrissage en regle. Sans le vouloir, je lui donne quand meme
une petite chance car je reste sur le mode "enroulage" des 2 derniers
jours et c'est en 4eme, a peine a 6000 tours que j'entame mon
acceleration passe le point de corde. Il donne tout en reacceleration
encore une fois mais je le passe irremediablement. Je le vois regarder
son retro, l'air un peu incredule, au fur et a mesure que je gagne sur
lui, puis lancer quelques mots a sa passagere avec un sourire crispe
alors que j'arrive a sa hauteur et que, pied au plancher, il realise
qu''il n'y a rien a faire. Je me rabats devant lui, attrape les freins
aussi tranquillement que possible et plonge dans le gauche suivant qui
est deja la. Il continue la lutte mais je lui prends deja quelques
metres dans ce gauche et lui colle un boulevard dans le droite a 180
degres suivant. Ensuite, quelques voitures apparaissent et il
disparaitra bien vite de mes retros au fil des depassements. Ze finira
aussi par le depasser, non sans qu'il lui ait fait toutes les
difficultes possibles pour l'en empecher. J'arrive sur le couple en
1200 GS avec qui j'avais fait connaissance au bar a Serres. Le gars
roule a un bon rythme, mais si je suis revenu sur lui, c'est que je
vais un peu plus vite. Cependant, j'ai beau me faire un peu pressant,
il se refuse a me laisser passer. Ralala, ces motards! Tous les memes!
Bon, comme pour la S2000, meme motif, meme punition. Je reaccelere fort
en sortie d'un gauche, lui fait le freinage a l'entree du droite a 180
degres suivant et le distance en quelques virages. Finalement, on
s'amuse bien sur cette nationale!
Le reste du trajet est plaisant malgre la chaleur. J'en profite pour
observer Ze sur sa VTR et trouver qu'il roule ma foi fort bien et peut
tenir un tres bon rythme. L'Alpine va etre relevee!
Apres quelques hesitations nous finirons par arriver a Albertville et,
apres avoir reussi a stopper Ze qui partait directement a Turin, nous
trouvons la petite route qui monte a Queige et au camp de base de
l'Alpine.
En montant l'etroite petite route gravilloneuse et ombragee, nous
tombons sur un 748 rouge qui se traine. Pas d'erreur possible, ca ne
peut etre que JP, surement pas tres a l'aise sur cette toute petite
route degradee. Nous le passons en le klaxonnant abondamment. Il nous
emboite la roue. Au hasard de nos hesitations pour trouver le gite, il
passera devant et commencera meme a mettre GAZ! Sacre JP! On a pas
commence l'Alpine qu'il est deja dans son tempo si particulier, saccade
dirons-nous. Ca nous donnera au moins le plaisir de le voir aborder
l'epingle qui mene au gite, facon semi-remorque. Il ne manque que le
"bip-bip-bip" pendant la marche arriere...
 

Ninou retrouve les copains et pines

 
Nous voici donc enfin rendus au gite. Nous y sommes accueillis par
Etienne, Soane, Personne, Eugene, Prowler et Keros. Je pose la R1 qui
rejoint ainsi la ST3 d'Etienne, la SV "RR" de Soane, la VTR rouge de
Personne qui se sent moins seule a cote de la VTR bleue de Ze, le 600
ZZR "Schlaaa!" d'Eugene, la Mostro "Senna" de Prowler et la CBR "full
freeway - BT014 - 190" de Keros. La 748 est negligemment jetee contre
le coin du garage pour pallier la defaillance de sa bequille laterale.
A peine le temps de se saluer et de commencer a chambrer que deja
arrivent BB avec Francine sur l'Hayabusa, suivis peu de temps apres par
AK sur sa ZX-9R "special rodage de pilotes" et la toujours charmante
Cecile sur son eternelle petite CB 500. Nous resterons un moment la,
devant le garage, a plaisanter, tout en observant la concurrence et la
monture que chacun a juge la plus adaptee a un reglement de compte sur
le bitume.
BB a juge plus prudent de ne pas inclure l'Alpine dans son
experimentation sur le twin italien poussif et a prefere revenir a
l'hayabusa, une moto qu'il connait et maitrise par coeur. De toutes
facons, les twins sont deja sur-representes sur le plateau de cette
Alpine.
AK lui, a l'oppose, n'aura pas fait preuve de tant de sagesse. Alors
qu'il commencait a vraiment bien rouler sur son ZX6-R, une megalomanie
de puissance l'a pris et il l'a echangee contre une ZX-9R! Nous verrons
bien ce qu'il en resultera, mais je ne peux m'empecher de penser qu'il
s'agit la d'une erreur funeste... Le fait qu'il avance deja des
circonstances attenuantes a un eventuel manque de rythme ne laisse en
tous cas rien augurer de bon pour lui...
Cecile et la CB 500, c'est une equipe qui gagne et comme on ne change
pas une equipe qui gagne, c'est sur la 500 CB qu'elle fera cette Alpine.
Eugene a reussi, apres moult seances sur le divan du garage, a
rasserener sa 600 ZZR traumatisee en lui promettant qu'il n'y aurait
pas de "schlaaa! Schlaaa!" ce coup-ci (menteur!). Il parait meme que la
zzr de toche l'aurait contactee pour lui raconter comment elle avait
survecu aux "schlaaa! Schlaaa!" de la Quercynoise sans problemes et
qu'elle serait bien revenue pour une autre seance si son pilote ne
s'etait pas betement fait une entorse au genou juste avant l'Alpine.
Nous avons donc a deplorer l'absence de Toche ainsi que celle de
Glotte, victime lui et sa Tuono d'une trainee de gasoil quelques jours
auparavant. C'est vraiment pas de chance, pour eux comme pour nous.
Mais poursuivons notre revue d'effectif.
Prowler "le disparu du Quercy", nous revient avec le Mostro 1000.
Peut-etre que cette Alpine lui permettra de finir son rodage. Il fait
peu de doute qu'il devrait etre capable de tirer du Mostro un peu plus
que ce qu'il en a tire dans le Quercy.
Keros "full freeway" veut continuer a progresser dans l'exploitation du
potentiel enorme de son CBR 954. Mais des BT014 en 190, est-ce bien le bon choix?
Soane est venue avec sa petit Suzie, l'ex-moto de Prowler, une SV "N" qui veut paraitre aussi mechante qu'une GSX-R.
Ensuite, nous avons la chance d'avoir sur le plateau, la moitie des VTR
vendues en France. Personne et Ze font le pari du twin Honda. Avantage
a Ze toutefois, qui a eu la sagesse de la prendre bleue. Il sait bien
lui, que, contrairement a ce que voudrait nous faire croire la sagesse
populaire, ce ne sont ni les rouges ni les vertes qui vont le plus
vite, mais les bleues! De plus Personne a rate la chance de se
debarasser avant cette Alpine de son appendice capillaire, fort peu
aerodynamique. Il aurait meme pu faire d'une pierre, deux coups: il
aurait pu ameliorer son aerodynamisme tout en degradant celui de la 748
de JP. En effet celui-ci etait tenu de suspendre l'appendice capillaire
a son retro s'il avait ete coupe. Quoi qu'il en soit, JP est venu avec
sa "fidele" 748 qui lui fait des bonnes blagues regulierement mais qui
est en pleine forme apres sa sortie de revision. Une bequille laterale
recalcitrante ne devrait pas gener notre JP en dynamique et on peut
s'attendre a un spectacle toujours renouvele.
Etienne "ST Approved" est, bien entendu en ST. 2,3 ou 4, peu importe,
pourvu que ce soit une Ducati ST. En l'occurrence il s'agit d'une 3.
Pour ma part, apres avoir goute a la sous-puissance du Scarver lors de
la Quercynoise, je reviens avec le bon nombre de cylindres et toute la
cavalerie pour aller titiller les coupeurs de trajectoires et autres
"une dent de moins au pignon de sortie de boite".
Mais il est temps de s'installer.
Je me retrouve au fond de la chambre non-ronfleur qui abrite les 2 couples
de sudistes en haut et Etienne, Eugene, Ze et moi-meme en bas.
Etant arrive en dernier dans la chambre, je me retrouve coince sous la charpente.
Je me demande bien combien de fois je vais me cogner pendant ces 5 jours et 6 nuits.
Il va meme falloir faire attention a ne pas me cogner en tournant dans le lit une
fois couche tellement les poutres passent juste au-dessus du lit.
Peut-etre faudrait-il que je garde le casque aux alentours de mon
lit... En plus ca resoudrait le probleme de lui trouver une place.
J'arrive tout de meme a lui faire une petite place entre les autres
casques sur une etagere et j'arrive a empiler mes affaires tant bien
que mal au pied du lit.
BB et Francine ont le luxe d'une chambre individuelle en bas, a cote du
garage. JP, Prowler et Keros sont dans l'autre chambre, en compagnie de
randonneurs, au moins pour cette nuit.
Les sanitaires sont propres et apres une bonne douche il est temps pour
un delicieux repas prepare par notre hote, Sebastien. Un repas
typiquement local, riche en fromage et pommes de terre et qui nous
gratifiera d'un bonus: JP se retrouve a cote des randonneurs, dont 2
sont hollandais!
Apres le repas, nous profitons des dernieres lueurs du jour et de
l'agreable temperature pour aller prendre cafe ou tisane dehors. Une
fois la fraicheur tombee (nous sommes a 1000 metres), nous rentrons et
avisons les nombreux jeux a disposition. Cecile me demande si je veux
faire une partie d'echecs. Il y a les pieces mais pas d'echiquier.
Qu'importe, nous en fabriquons un sur des feuilles de papiers.
Ah! Le plaisir d'un tete-a-tete avec Cecile! Mais bien vite, il me faut
me concentrer sur mon jeu! C'est que c'est une teigne la Cecile aux
echecs! Ca doit bien faire 5 ou 6 ans que je n'ai pas fait une partie
d'echecs et voila-t-il pas qu'elle me sort son classement en points
ELO! En plus elle a les blancs! Je suis de suite sous pression mais
j'arrive tout de meme a me defendre et a prendre un leger avantage
assez tot dans la partie. A partir de la, il s'agit d'aller le plus
rapidement possible jusqu'en finale, la ou un petit avantage devient
consequent. Au debut, les autres jouent a differents jeux a cote. Puis,
petit a petit, l'heure avancant, ils vont se coucher un a un et nous
nous retrouvons bientot seuls Cecile et moi. J'arrive tant bien que mal
a maintenir mon avantage jusqu'en finale et la situation de Cecile
devient de plus en plus compromise (nan! J'ai pas dit compromettante!).
L'heure est tardive et la fatigue s'installe. Du coup je fais une
grossiere erreur et perds mon avantage! Heureusement, je n'ai pas
l'apanage de la fatigue et Cecile ne voit pas le piege grossier que je
lui tends! Elle tombe dedans et decide d'abandonner. He be! C'est qu'il
faut se battre pour pas se faire pourrir par Cecile! Que ce soit a moto
ou aux echecs! Sale teigne va!
Il est plus d'une heure quand nous allons finalement nous coucher...
A suivre...
 
 

_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 20:57    Sujet du message: Répondre en citant

 
Bien vite il apparait qu'il y a un traitre dans la chambree des
non-ronfleurs. Ce traitre il est facile de l'identifier en remontant a
la source des ronflements qui dechirent le silence des lieux: c'est
Eugene! Il nous fait un concert de sons varies. Par moment on dirait
bien qu'il va finir par s'etouffer pour de bon et nous laisser dormir ,
ou bien se reveiller lui-meme tellement il semble qu'il est en etat de
defaillance respiratoire aigue. Mais non... Il tourne un peu et reprend
sa progression, crescendo. J'en suis a me demander ce que je vais bien
pouvoir lui lancer pour le reveiller quand je parviens, dans un rare
moment de repit a sombrer dans un demi-sommeil agite. Je suis reveille
avant meme que le telephone d'Etienne ne prenne son role de reveil et
sonne a 7h du matin. 7H! Pour un petit dejeuner a 8h? Argh! Je traine
au lit pour me donner l'illusion d'un repos supplementaire mais
douloureusement conscient que je ne dormirai plus. Les autres se levent
et s'activent petit a petit. A mon tour, je me leve. Je m'extirpe du
fatras de poutres qui enserrent mon lit de toutes parts et, casse en 2,
tente de m'habiller sans m'assommer, ce qui ne manquerait pas de mettre
d'humeur massacrante. Je descends au petit-dejeuner ou les histoires de
JP et la bonne humeur des autres finit de me faire oublier ma penible
nuit. JP a en effet eu le privilege de dormir juste en-dessous des
hollandais. Ca ne s'invente pas!
Je me joins au concert de vindictes accusatives dirigees a l'encontre
d'Eugene, lequel commence par y opposer une refutation outree. Il lui
faut pourtant se rendre a l'evidence devant tant de temoignages
concordants: il ronfle!
Mais il est temps de s'equiper. Il fait grand beau temps mais j'emporte
la combi de pluie dans le sac a dos, car en montagne, le temps peut
changer tres vite. Quelques-uns sont deja en bas aupres des motos.
J'attends dehors, en haut, assis sur un banc en compagnie de JP. Nous
regardons partir les randonneurs hollandais qui ont survecu a l'attaque
chimique lancee sur eux par JP la veille au soir. La premiere chose
qu'il fit en arrivant dans la chambre fut en effet de peter.
Nous attendons que passe Etienne pour descendre au garage sans realiser
qu'Etienne est deja en bas en train de nous attendre! Il finit par
remonter nous chercher et c'est avec un leger retard sur l'horaire
prevu (8h30) que nous decollons. Un retard qui ne fera que s'amplifier
lors des premiers kilometres jusqu'a la station essence d'Albertville,
certains prenant une route differente pour descendre du gite, puis
d'autres allant les chercher, puis les premiers attendant les
seconds... Enfin, nous reussissons tout de meme a nous regrouper et a
faire le plein afin de pouvoir commencer la journee, avec 45 minutes de
retard.
Je me cale dans la roue d'Etienne et BB pour cette premiere etape qui,
via Ugines, Thones, le Grand Bornand et le col de la Colombiere, nous
mene a Cluses ou nous nous arretons sur la place principale pour boire
un coup. Les places a l'ombre sont rares et c'est un peu en vrac que
chacun s'assoit de facon a se proteger des rayons deja ardents du
soleil. Soane fait la tete et exprime sa grande frustration. Elle sait
pas rouler, elle veut vendre Suzie, elle veut arreter la moto, comme ca
elle se fera plus chier... tout ca, tout ca... Pauvre Soane! Allons
bon! Ca commence pas au mieux pour elle cette Alpine! Surtout qu'a
moto, si la confiance n'est pas la, c'est de suite la galere. Je lui
demande ce qui ne va pas et si elle peut identifier des points precis
de frustration dans sa conduite. La reponse est lapidaire: rien ne va!
Allons bon! Je lui propose alors de me suivre lors de la prochaine
etape. Je lui dis d'essayer de suivre mes trajectoires et je lui
explique quels gestes je ferai pour lui montrer ou regarder, quand
ralentir, quand tourner, quand accelerer.
Nous repartons donc et je me place en milieu de groupe juste devant
Soane. Nous nous dirigeons vers Samoens et montons le col de Joux
Plane. Tout le long du parcours je place ma moto au bon endroit et lui
fais signe de la main gauche pour lui indiquer les differentes phases
de chaque virage. Elle suit bien, et je me demande par moment si je ne
suis pas en train de la bouchonner! Nous laissons tout de meme passer
ceux qui sont derriere et qui doivent bien se demander ce que je fais a
conduire d'une main et a agiter mon bras gauche constamment. Je resterai donc avec Soane jusqu'au sommet et elle semble aller mieux en arrivant.
Nous faisons halte au sommet, pres d'un joli petit lac peuple de
canards et de grenouilles, entoure d'alpages verdoyants parsemes ca et
la de sapins sombres et de rochers gris, le tout baignee d'une
luminosite exacerbee par l'altitude. Apres que Soane ait finit son
reportage animalier a la Christian Zuber nous repartons en redescendant
vers Morzine. Je laisse Soane mettre en pratique le peu de choses que
j'ai essaye de lui montrer et je me joins a Etienne et BB pour cette
descente. JP nous fait un depart rageur mais finit par rendre la main
devant tant d'epingles.
Il est prevu de dejeuner a Morzine, ce que nous faisons donc. Le repas
est sympa et nous prendrons meme du dessert! Le tout servi par une
charmante serveuse qui a une facon adorable de tirer la langue
lorsqu'elle s'applique. Je lui demanderais bien son numero de telephone
moi tiens! C'est loin de Queige Morzine?
Mais il est temps de repartir et d'essayer d'echapper a la torpeur
digestive qui menace. Direction la Suisse donc, par Abondance et
Chatel. Une jolie route longeant tortueusement une falaise blanchatre,
bien revetue, ombragee d'un feuillage printannier vert tendre. Je pars
en milieu de groupe. Devant Etienne et AK s'eloignent. J'en passe
quelques-uns et me retrouve bouchonne derriere Keros qui essaye de
suivre Etienne et AK. Je n'ose pas le doubler car il est un peu
au-dessus de ses pompes. Il coupe ses trajectoires, elargit ses sorties
invonlontairement. J'espere que ce n'est pas moi qui lui met la
pression en etant juste derriere. Je veux juste passer moi! Apres le
3eme virage completement en vrac, je le klaxonne energiquement pour
qu'il se reprenne et me laisse passer, ce qu'il fait. J'ai Etienne et
AK en point de mire. La route est vraiment superbe et j'en profite en
essayant de lui faire honneur par des trajectoires aussi soignees que
son revetement et la courbure de ses meandres. J'arrive dans les roues
d'Etienne et AK au moment ou la speciale se termine. Dommage, j'aurais
bien titille la ZX-9R...
 

Eugène, "le traitre"
 
Une fois passes en Suisse, nous entamons une longue descente ponctuee
d'epingles un peu particulieres. Nos amis helvetes prolongent la route
dans le vide et construisent donc l'epingle au-dessus du vide, sur des
piliers, comme un mini-pont qui reviendrait sur lui meme. Le probleme
c'est qu'en plein milieu de l'epingle se trouve un joint de dilatation
qui barre toute l'epingle dans sa largeur. Pas tres rassurant tout ca
quand on est a l'angle maximum en plein milieu de l'epingle. Sous la
pluie ca doit etre encore plus "sympa". Nous nous arretons pour faire
le plein, au milieu de cette descente.
Une fois arrives dans la vallee, nous prenons l'autoroute jusqu'a
Martigny. Sur l'autoroute je ne peux m'empecher de penser qu'il doit
falloir une vignette pour etre dans la legalite. Je m'etonne de
l'audace d'Etienne sur ce coup. Je suis tire de mes pensees par le
passage de Keros sur ma gauche qui a decide de demontrer a tout le
monde ce que c'est qu'une moto d'autoroute. Il double donc tout le
monde en poussant la CBR 954 "full freeway - BT014 - 190" a 200! Sacree
Keros! Je ne peux m'empecher de rire a sa facetie.
A Martigny, c'est parti pour la montee du col la Forclaz. La
topographie du col avec de longues lignes droites entre les virages
dicte un tempo tres rapide. BB ouvre la bal avec la Buse, suivi d'un JP
teigneux, d'Etienne et de moi-meme. Au bout d'un moment, JP commence a
fatiguer et laisse passer Etienne. Mais pas moi! Il me ferme la porte!
Ca devient une habitude depuis la Quercynoise! Je finirai par faire
parler la puissance pour le passer et rejoindre Etienne et BB au sommet
ou nous nous arretons boire un coup. Je fais la remarque a JP qu'il ne
me laisse jamais passer et il me dit qu'il ne m'avait pas vu, que les
retros sont tout petits sur la 748 et qu'en plus ma moto est
extremement silencieuse, ce qui fait que, contrairement a celle des
autres, il ne l'entend pas quand je suis juste derriere. Mouais... Moi
je crois plutot que c'est une teigne ce JP. Il laisse passer que les
twins...
La chaleur ambiante me fait apprecier la grande menthe a l'eau que j'ai
commandee et la vue est agrementee d'une cliente tout ce qu'il y a de
plus charmant... C'est loin de Queige le col de la Forclaz?
Nous redescendons vers Chamonix par le col des Montets, ou nous serons
bouchonnes par un bus, traversons Chamonix et prenons la 4-voies en
direction de Fayet. Cette derniere a ete detrempee par un orage recent.
Je suis Etienne sur cette simili-autoroute agrippee au rocher et qui
reserve quelques virages surprise, notamment un gauche, qu'on ne
s'attendrait pas a trouver sur ce type de route. Nous continuons notre
route par St-Gervais, Megeve et Praz-sur-Arly, ou nous faisons une
pause. Cecile, espiegle, se fait un malin plaisir a me prendre en photo
avec ma moto devant un panneau disant "reserve aux traineaux". Tu vas
voir le traineau! Branleuse! Keros fait part de sa fatigue. Il est vrai
qu'on a quand meme pas mal roule. Ca ne peut quand meme pas etre sa
pointe a 200 qui l'a mis dans cet etat! Surtout sur une moto etudiee
specialement pour ca!
Nous repartons par les gorges de l'Arly, encore humides. Je me cale
derriere BB, Etienne et JP. Derriere, je vois AK qui semble vouloir
venir jouer. He! He! He...  Enfin!
Le rythme augmente malgre l'etat degradee de la route et l'humidite
encore presente en maints endroits. Rapidement, AK lache prise. Je suis
JP et son rythme saccade mais il semble par moment etre tres gene par
le soleil que nous avons souvent en pleine face. BB et Etienne nous
prennent quelques dizaines de metres. Ma moto silencieuse et moi
restons bloquee derriere la 748 aux retros defectueux...
Je profite du regroupement au bas de la route pour chambrer AK
lorsqu'il arrive enfin. Je repars bon dernier pour attaquer le col des
Saisies. Je muse un peu derriere Eugene, qui s'est designe comme
serre-files. C'est vrai quoi! Je ne l'ai pas encore vu rouler. Il roule
tranquille le Eugene! Il profite de la route.
La route commence vite a se faire joueuse et je decide d'aller voir ce
qui se passe devant quand je realise que les agites de devant ont
commence a mettre du gros gaz. Je passe donc Eugene, puis Soane et
Personne. Viennent ensuite AK, Cecile, Keros et Prowler. Devant, la
voie est libre, les autres sont partis. Je les ramarre cependant
bientot en point de mire et fait le forcing pour les rattraper. Tiens,
il y a une moto bleue avec BB, Etienne et JP?! J'ai pourtant bien passe
Keros, j'ai pas reve! Ho, mais c'est le p'tit Ze qui a decide de venir
jouer devant! Je le rattrape et le double. Je passe aussi JP et decide
de finir mon rush en me calant derriere Etienne qui suit BB. Et que
croyez-vous qu'il arriva? Les habitues des sorties BDS auront sans
doute devine... Un petit grincheux sur un 748 rouge me passe comme un
furieux, moteur hurlant. Ouh... toi, mon gaillard, je m'en vais te
donner une dose du remede que tu administres a tout le monde. Tu
l'entends pas ma moto? Je vais te la montrer! C'est parti, j'ouvre et
viens me placer juste decale sur sa droite alors que nous approchons
une epingle, derriere Etienne. Comme je le subodorais, il part sur la
voie de gauche pour ouvrir son virage, m'ouvrant ainsi tres
obligeamment la porte. Il a beau retarder son freinage au maximum et
nous en offrir un exemplaire digne de son best-of, je calque mon
freinage sur le sien pour me porter a sa hauteur et lui montrer ma
roue. Voila, l'interieur du virage m'appartient! Nous plongeons tous
les 2 dans cette epingle a droite. Nous sommes carenage contre
carenage, avec Etienne a portee de main juste devant. Je m'applique a
bien passer sur mon point de corde, au passage duquel j'ai deja pris
une demi-moto d'avance, et a partir de la, il n'a aucune chance. Je
suis sur la bonne ligne, je peux reaccelerer plus tot et plus fort, je
suis a 8000 tours avec 152 ch prets a debouler... Bref, je ressors,
tout en restant dans ma voie et en laissant JP compter les dents de son
pignon de sortie de boite derriere. Je coupe cependant assez vite car
je gagne tres vite sur Etienne et je n'ai pas l'intention de le
depasser. Je regarde alors dans mon retro et que vois-je? Allez! Vous
aurez devine non? Le JP le nez dans la bulle sur la voie de gauche, gaz
ouvert en grand! LOL! Il est incorrigible! Il nous passe donc, Etienne
et moi et meme BB sur sa lancee. Je ne peux m'empecher de rire sous mon
casque. Nous le suivons dans les derniers virages qui terminent cette
speciale. Le JP est tout content de cette petite arsouille. Il me dira,
ca faisait vraiment dernier virage avant la ligne d'arrivee d'un motoGP!
Nous rentrons ensuite au gite apres avoir fait le plein. Quelle
journee! On a bien roule. C'est avec plaisir que l'on quitte notre
attirail. La douche fait un bien fou, de meme que le repas ou le
Beaufort se taille la part du lion. On plaisante, on se taquine, on se
chambre, on rit... rien que de tres normal en somme. Je fais partie des
derniers a monter me coucher et me contorsionne pour m'etendre dans mon
lit sans me causer contusions ou ecchymoses. J'espere trouver un
sommeil plus reparateur que ceux des 3 nuits precedentes. Pourvu que
j'arrive a m'endormir avant Eugene!
 
 

_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 20:59    Sujet du message: Répondre en citant

 
Je me reveille avant 7h le lendemain matin en ayant mieux dormi que la
veille mais encore fatigue de 3 nuits tres courtes. Je traine au lit un
bon moment avant de descendre au petit-dejeuner apprecier les
differentes confitures. Aujourd'hui c'est pique-nique! Je prends donc
le panier-repas prepare par Sebastien. Un fruit, du taboule, un
sandwich au beaufort... c'est tout vegetarien ca! Pas besoin de
pique-nique special pour moi.
Je monte m'equiper et descends attendre pres de la moto pour ne pas
rejouer le meme sketch que la veille. Soane et Cecile ont decide d'etre
passageres aujourd'hui. C'est donc avec 2 motos de moins que le depart
se fait, a l'heure ce coup-ci.
C'est parti pour le Cormet de Roselend qu'Etienne, BB et moi-meme
montons a bonne allure. Nous aurons cependant le temps d'apercevoir
notre premiere marmotte. Nous faisons une pause en haut, entoures
d'herbe verte et de montagnes grises auxquelles s'accroche encore par
endroits une neige refractaire a la chaleur que dispense deja l'astre
radieux depuis plusieurs jours. La descente se fait avec les 2 memes
compagnons. Sur la fin, la route se fait etroite et se decline
essentiellement en epingles tres serrees. L'occasion de constater que
les epingles ca se prend tres bien en hyper-sport, meme en restant bien
dans sa voie. Les arbres ont reapparu au fur et a mesure que nous
descendions, offrant une ombre bienfaisante entre les zones d'alpages
baignees de soleil. Ils ne suffiront pas cependant a masquer la chaleur
qui etouffe la vallee. De fil en epingles, nous voici donc arrives a
Bourg St Maurice, commune depuis laquelle nous nous elancons, le terme
est adequat vu le rythme suivi, vers Val d'Isere. La route est large et
les virages tres rapides. Sous l'impulsion d'un BB jamais homme a
brider la buse et d'un JP sans doute hargneux apres tant d'epingles
serrees, nous avalons ces 29 km a un rythme excessivement rapide. Un
rythme d'autant plus rapide pour moi que, comme d'habitude, je suis le
seul a rester dans ma voie. Or c'est dans les sections rapides que ces
difference de trajectoires se traduisent le plus fortement en ecarts de
temps et distance. Il faut donc que je fasse donner toute la cavalerie
du R1 pour rester dans la roue d'Etienne qui suit les 2 meneurs.
Qu'importe bus, camions, cyclistes, tunnels ou travaux! Tout est avale
dans un flou vertigineux. Il nous faut bien stopper a un feu de
travaux.  Mais ca n'est qu'un stop-and-go. JP, au sommet de sa
hargne, il a du les prendre pour des hollandais, grille 3 motards
allemands qui attendait en tete du feu. Ils semblent s'en offusquer et
relevent le defi. Les 2 premiers sont irremediablement pourris
(atomises est un terme plus adequat). Le dernier, en combi de piste et
sur un vieux GSX-R parviendra a rester dans la roue de JP un petit
moment. Il roule pas mal du tout. Et puis il finira par decrocher.
Difficile de dire si c'est parce qu'il roulait au-dessus des ses pompes
ou si c'est pour attendre ses compagnons. Bref, du tres rapide jusqu'a
Val d'Isere, pas forcement ce que je prefere sur route.
Nous nous arretons nous desalterer dans la celebre station de ski, puis
nous partons a l'assaut du col de l'Iseran que je monterai dans la roue
d'Etienne, BB manquant cette fois-ci a l'appel. Au sommet il n'est pas
besoin de lire l'indication d'altitude pour deviner une elevation
importante. Pas de vegetation si ce n'est quelques lichens et brins
d'herbes desesperes. Tout n'est que roc. Meme la chapelle, qui semble
etre une bizarre excroissance rocheuse. La neige est a portee de main.
La desolation qu'evoque l'endroit trahit la rudesse du climat qui doit
l'assaillir de longs mois durant. Mais en ce beau jour de juin, la
fraicheur ambiante est la bienvenue.
Pour la descente, le trio habituel se reforme et JP vient s'y joindre.
C'est une magnifique vallee fleurie qui nous accueille a son terme.
Niche au sein de cette exhuberance de fleurs sauvages, un superbe petit
village tout en pierres gris clair offre le contraste parfait avec
cette debauche de couleurs exacerbee par l'intense luminosite ambiante.
On dirait un tableau impressionniste. Mais nous ne faisons ici qu'une
courte halte de regroupement et nous laissons bientot Bonneval sur Arc,
puisque tel est le nom de ce magnifique village, derriere nous.
Je prends la roue de BB jusqu'a Lanslebourg ou nous ferons le plein.
Nous entamons alors la montee du Mont Cenis, bordee de grands sapins.
La route a l'air vraiment sympa, tortueuse mais large et bien revetue,
et je me dis que ca va arsouiller lorsque Etienne ralentit apparemment
sans raison. En fait, il cherche un endroit pour pique-niquer... JP, y
voit l'occasion d'un pourrissage et BB n'en demande pas tant pour lui
filer le train. Heureusement ils realisent qu'ils prennent beaucoup
trop facilement de l'avance et qu'il doit y avoir une raison. Nous
finissons donc par nous arreter quelques virage plus tard dans un petit
chemin qui part juste a la sortie d'une epingle a gauche. Faute de
poteaux ou arbres adequats, nous "jetons" la 748 en panne de bequille
contre le talus herbeux qui borde un cote du chemin. Si quelqu'un voit
ca depuis la route, il va se demander comment le gars a fait pour se
sortir de l'epingle et se retrouver la!
Nous parcourons l'equivalent d'une randonee pour JP et nous posons sur
l'herbe tendre, a l'ombre de quelques tout jeunes sapins, pour un
pique-nique bucolique. Le taboule est un peu sec et ce n'est pas le
sandwich au beaufort qui va aider a le faire passer plus facilement.
Pourtant je trouve tout ceci bien bon et n'en laisse rien. C'est donc
repu que je remonte en selle pour finir l'ascension du mont Cenis,
malheureusement trop courte car tronquee en plein milieu par notre
halte dejeuner.
C'est pas grave, nous nous rattraperons dans la descente! Une descente
tres technique et interminable vers Suze ou Etienne et moi suivront le
rythme imprime par BB. Par moments, au hasard des depassements j'ai Ze
en "retrovisuel". Je m'amuse a le voir faire l'elastique. Par 2 fois,
je me retrouve bloque pour ce qui me semble etre un laps de temps
interminable alors que BB et Etienne parviennent a depasser. Quand je
parviens a mon tour a passer, je hausse le rythme pour les rattraper,
ce que je parviendrai a faire mais de justesse car la configuration de
la route (bien revetue, en descente et parsemee d'epingles serrees) et
les conditions (intense chaleur) sont tres demandantes pour les freins
et un phenomene de fading apparait. C'est avec des freinages en entree
d'epingle un peu limites, et des points de cordes approximatifs en
corollaire, que je finis ma deuxieme remontee, juste a temps pour
baisser un peu le rythme et enrayer ainsi la progression du phenomene.
Nous atteignons bientot Suze ou je pourrai, malgre la chaleur
etouffante, laisser refroidir un peu les freins en attendant les
autres. Il va tout de meme falloir que je songe a changer mon liquide
de freins.
C'est avec plaisir que je redemarre pour echapper un peu a l'implacable
chaleur qui nous accable mais nous serons bien vite forces de nous
arreter car nous avons perdu JP. Il est parti devant mais nous n'en
sommes pas sur. Il ne nous a pas attendus la ou il aurait du, et du
coup on ne sait pas s'il est devant ou s'il s'est trompe de direction.
Eugene et Etienne rebrousse chemin pour verifier qu'il n'a pas pris une
mauvaise direction alors que le reste de la troupe se pose a la sortie
du village, dans l'herbe et sous quelques arbres certes, mais au bord
de la route et au milieu des papiers gras et autres immondices. De
l'autre cote de la route, 2 tracteurs tondent le talus dans un vacarme
infernal, surtout qu'ils concassent plus de pierres qu'ils ne coupent
de brins d'herbes. BB profite du ralentissement occasionne par les
tracteurs pour aviser un duo de motards allemands en 1200 GS afin de
leur demander s'ils n'auraient pas croiser un petit grincheux en Ducati
rouge qui fait gling-gling. Il s'avance vers le milieu de la route et
leur fait signe de la main. Droits dans leurs bottes (probablement BMW)
sur leurs GS, il accelerent en faisant semblant de ne pas avoir vu BB,
qui est pourtant au milieu de la route! Je ris du cliche qui vient de
se developper devant nous. Dommage qu'ils aillent dans la mauvaise
direction, on les aurait pourris avec un plaisir non dissimule!
Etienne et Eugene reviennent. Pas de JP. Nous decidons de continuer la route apres avoir laisse un message sur son portable.
La montee vers Montgenevre est entrecoupee de nombreux travaux
accompagnes de feux de chantier d'une duree interminable. Lors d'un de
ces arrets Etienne recoit un appel de JP. Celui-ci est a Montgenevre et
nous attend! Tout va bien donc! Nous finissons la montee sous un ciel
de plus en plus menacant et quelques gouttes qui incitent BB et Eugene
a enfiler la combi de pluie. Une precaution qui se revelera
heureusement inutile.
Nous retrouvons JP a Montgenevre. Il a reussi a poser la moto comme un
grand et nous attend, assis a l'ombre, en se roulant une clope. Nous
repartons rapidement car El Dahu nous a donne rendez-vous au col du
Lautaret. Cecile decide de monter sur la ST avec Etienne.
En repartant, nous avons la surprise de voir reapparaitre un disparu!
On a retrouve Prowler! Il avait disparu dans le Quercy, on l'a retrouve
en Italie! Je ne sais pas si c'est le fait d'etre sur les terres
d'origine du Mostro, mais le voila surexcite, impatient d'en decoudre,
repartant devant dans les regroupements et commencant (enfin!) a mettre
un peu de gaaaazzz! Quelle transformation! Je le passe quand meme,
histoire que ca ne lui monte quand meme pas trop a la tete! Trop de gaz
d'un coup, il va nous faire de l'aerophagie!
Nous finissons de descendre sur Briancon au milieu des camions. Il y en
a tellement dans les 2 sens et la route est telle (epingles) que nous
nous retrouvons coinces derriere une grande partie de la descente.
Personne prend sur lui de tester la validite du postulat qui dit que
"les camions c'est dans la tete". Les routiers ont ete sympas, sinon on
aurait eu un sandwich de VTR entre 2 tranches de 38 tonnes...
Pour la montee du col de Lautaret je repars au milieu du groupe. Au
hasard des depassements nous nous retrouvons en petits groupes separes.
Je ferme un groupe de 4 motos mene par une moto rouge avec passagere
que je prends pour Personne sur son VTR avec Soane en passagere, suivie
de AK et Prowler. Ca monte a un bon rythme, et je ne peux m'empecher de
penser "he be! qu'est-ce qu'il lui prend a Personne!? Il envoie comme
un chacal tout d'un coup!?"

A table, les copines de Ninou
 
Nous avons beau etre rentre en France, Prowler n'est pas redescendu de
sa transe extatique. Il prend toute la route, coupant ehontement ses
virages de bordure a bordure pour se donner l'impression d'etre plus
rapide qu'AK, qui lui, reste dans sa voie et suit tranquillement
Personne. Il s'est mis en tete qu'il voulait doubler AK et il n'en
demord pas. S'il pouvait il couperait en passant dans l'herbe! Il finit
donc par passer AK sur un enieme virage a gauche completement coupe
puis se cale derriere Personne et reprend des trajectoires plus
normales. Ce faisant, il devient clair qu'il ne va pas plus vite
qu'AK...
Bref, nous finissons la montee, toujours a un bon rythme. Et c'est en
arrivant que je me rends compte que la moto rouge qui nous ouvrait la
route, c'etait pas Personne et Soane sur le VTR, mais Etienne et Cecile
sur la ST3! LOL!
Nous buvons un coup en haut du Lautaret en attendant qu'arrivent El
Dahu et Fabypom qui doivent nous y rejoindre. El Dahu a eu un petit
probleme avec sa petite yam. Il a fait une petite chute et a endommage
la fourche. Il parvient quand meme jusqu'a nous. JP se met a l'oeuvre.
Il devisse quelques trucs et secoue la yam comme un prunier! Voyant ca,
moi qui ne suis pas mecano, je me prends a envisager serieusement de
m'y mettre. Je pensais pas que c'etait ca la mecanique. Je suppose que
la prochaine etape, si les secousses ne marchent pas, c'est les grands
coups de lattes accompagnes de mots choisis... Je suis pret a me porter
volontaire la prochaine fois qu'il y a de la mecanique a faire sur un
twin...
La reparation ne sera malheureusement que de fortune et El Dahu preferera rentrer plutot que rouler avec nous.
C'est donc sans lui que nous repartons pour l'ascension du Galibier
sous un ciel bien menacant. Je suis BB et Etienne (de nouveau en solo),
comme d'habitude, sur cette route bosselee. JP semble venir se joindre
au depart mais finit par abdiquer devant le rodeo que lui impose sa
monture. Pour ma part c'est l'occasion de verifier encore une fois, que
le R1 ca passe bien sur les bosses. C'est aussi le cas de la Buse, en
duo qui plus est. Francine merite bien d'etre canonisee a l'instar
d'autres martyrs. Sainte Francine donc... qui semble meme se
transformer en sainte Gamelle personnelle pour BB. L'intime conviction
d'avoir un ange gardien personnel seule pourrait expliquer avec quel
abandon BB balance sa Buse sur ces routes au revetement a priori
inconnu et la confiance aveugle (mystique?) qu'il a dans l'adherence
que va lui fournir ce dernier.
Toujours est-il que que Sainte Francine decide d'aller veiller sur
Etienne un petit peu et que pour la premiere fois BB va se retrouver en
solo. Je suis curieux de voir ce que ca va donner.
Ceci dit, Etienne nous previent que la premiere partie de la descente
est extremement glissante et qu'il faut y aller mollo. Je repars donc
tranquille en fin de groupe. Nous descendons tres tranquillement
pendant les premiers kilometres. L'occasion pour moi de suivre Keros
quelques temps dans les epingles qui se presente a nous. Pour faire
comme "tout le monde", il elargit ses entrees dans les epingles a
droite en allant completement sur la voie de gauche, ce qui ne
l'empeche pas de ressortir tres lentement (il me force presque a
freiner en sortie). Je me dis qu'il devrait se concentrer sur d'autres
choses que se decaler completement a gauche pour ces virages de toutes
facons tres lents... Je lui en ferai la remarque plus tard.
Au bout d'un moment, BB commence a remonter le groupe et je lui emboite
la roue. Nous remontons tout le monde et partons devant. Nous nous
offrons une bonne petite descente jusqu'a Valloire. Je ne vois pas de
difference flagrante entre BB en solo et BB en duo mais il est vrai que
nous sommes relativement interrompu par des depassements a effectuer.
Puis de Valloire nous continuerons de descendre ver St Michel de
Maurienne. En partant de Valloire, BB part en tete et je pars derriere
Etienne, toujours en duo avec Sainte Francine. A la sortie de Valloire
il me fait signe de passer, ce que je fais donc. BB est a 200 m devant
et les premiers virages se profilent. Je ne force pas pour le rattraper
car je me dis qu'il va m'attendre avant d'ouvrir les hostilites. Que
nenni! L'enfoire! Bon, ben c'est parti alors! La route ne m'inspire pas
une confiance absolue, avec de frequents changement de couleurs dans le
revetement que j'ai du mal a decoder. Apparemment ca ne gene pas BB qui
continue a faire une confiance digne de la foi dans tous ses
revetements disparates. J'en conclus que l'aureole de St Francine
s'etend sur un rayon de plusieurs centaines de metres. Bref, au hasard
des detours de la route j'apercois BB, sans gagner ni perdre sur lui.
Ca doit etre ce que l'on appelle "avoir en visuel" (copyright Prowler
2004). Sur la fin de la descente tous les virages se transforment en
epingles et je peux voir, chaque fois que j'arrive a l'entree d'une
epingle, BB en train d'en sortir en contre-bas. Rien a faire, la
distance reste la meme. Ce que j'aimerais savoir c'est si en solo, il
se permet de couper un peu ses trajectoire comme en duo. Mais je suis
trop loin pour le voir. Encore une fois, mes freins commencent a donner
des signes de fading. Nous rattrapons des voitures et des camions. Avec
un peu de chance cela aurait pu me permettre de recoller a BB, pour peu
qu'il se retrouve bloque entre 2 epingles, mais il n'en sera rien. Il
les a toujours passes quand j'arrive dessus! J'arriverai donc a St
Michel un peu apres BB. Je me gare a cote de lui et nous attendons le
reste de la troupe. Ce faisant, il me montre ses disques de freins qui
sont bleus et me demande s'il en est de meme pour moi et ce que ca veut
dire. J'ai bien envie, a ce moment tres precis, de lui demander
innocemment "t'attaquais toi?" Mais un rapide coup d'oeil a mes propres
disques de freins m'indique que leur propre couleur bleue me prive de
toute credibilite!
Une fois le reste de la troupe arrivee, nous faisons le plein. Il se
fait tard et la fatigue est la pour certains participants. De plus
l'orage menace. Il est donc decide de supprimer le passage par le col
de la Madeleine et de rentrer par la nationale.
Nous repartons donc et je suis, en milieu de groupe, en pilote
automatique. Arrive a un rond point, BB prend une sortie avant le reste
de la troupe. Nous nous arretons sur le bord de la route et le voyons,
sur la route en contre-haut faire demi-tour et nous regarder. Etienne
vient me voir et me dit que si je veux faire le col de la Madeleine il
faut que je suive BB. Ha! Je comprends maintenant! "Pourquoi pas" me
dis-je. En plus ce coup-ci je partirai dans sa roue et je pourrai voir
s'il triche ou pas dans ses trajos...
Je leve le bras pour lui faire signe de m'attendre et j'entame mon
demi-tour. Malheureusement il ne semble pas m'avoir vu, fait demi-tour
et part. Argh! Mais il attend donc jamais ce BB!
Bon, du coup je decide de rester avec le reste de la troupe. C'est pas
marrant si je dois partir derriere lui avec 500 m de retard... Ni
marrant ni prudent d'ailleurs, car il ne saura pas que je suis cense
etre derriere lui et s'il m'arrive quelque chose, personne ne le saura
avant qu'il ne rejoigne les autres au gite.
Nous subissons donc 80 kilometres de nationale, ou la seule distraction
sera de voir Prowler mettre sa foi aveugle dans le moteur Ducati a
l'epreuve en faisant des tests d'acceleration contre le ZX9-R de AK.
Kawa et en duo certes! Mais tout de meme... Bref, Prowler se fait
regulierement atomiser mais en redemande. On sait jamais, des fois que
le moteur Ducati se "libererait" tout a coup...
Enfin bon, il parait que sur les 53 premiers centimetres il etait
devant... Raaaah! Le couple du twin c'est quand meme quelque chose!
Plus tard il s'attaquera a une moto de sa categorie mais de cylindree
inferieure: la 748 de JP. D'accord, c'est un aussi un twin Ducati et de
cylindree 25% plus petite... Mais c'est un teigneux dessus! En plus il
fait de la magie noire avec ses pignons de sortie de boite... Bref,
chacun se declarera vainqueur. Je ne peux m'empecher de sourire a une
telle debauche de poussivite...
2 ou 3 fois, a l'approche de courbes de... oh! au moins 800 m de rayon,
AK s'enervera. AK, en rodage et en duo en plus, je me dis que ca ne
vaut meme pas l'effort de tourner un peu la poignee de droite. Une
derniere fois un peu avant d'arriver a la petite route qui mene au gite
il nous fera le coup. Si le CBR 954 est la moto d'autoroute par
excellence, le ZX9R semble etre la moto de nationale
quasi-rectiligne...
BB arrivera peu de temps apres nous. Il a pris la pluie et a roule sur
le mouille pendant une bonne partie du col. Finalement je ne regrette
pas de ne pas l'avoir suivi.
De retour au gite, c'est le rituel douche, apero, repas, tisane, le
tout saupoudre d'une bonne dose de chambrage et parseme d'eclats de
rire plus ou moins moqueurs. La journee a ete longue et certains vont
se coucher alors que d'autres, enhardis par la perspective de la
journee de repos qui se profile le lendemain, trainent un peu jusqu'a
ce que la fraicheur nocturne les pousse un repos bien merite.
 
 

_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:01    Sujet du message: Répondre en citant

 
Quel bonheur de savoir qu'on a pas a se lever... Pourtant il semblerait
que seule l'absence d'obligation suffise a notre bonheur car la
majorite d'entre nous se presente au petit-dejeuner entre 8h et 8h30,
soit quasiment a l'heure habituelle. Apres un petit dejeuner de fruits
et confitures variees, copieusement etalees sur le pain complet
delicieux que Sebastien nous servira tout le long du sejour, j'opte
pour le farniente dehors, vautre sur un transat, moitie au soleil,
moitie a l'ombre, accompagne d'un joe bar team. La plupart des autres
en font de meme. Keros et Prowler eux partent changer leurs pneus.
Esperons que Keros, l'integriste du BT014 en 190, trouvera son
bonheur... On n'ose imaginer les repercussions sur sa confiance et sa
conduite dans le cas contraire... si, par exemple, il se retrouvait
oblige de mettre du 180!
Pour ma part, je pensais aussi, avant l'Alpine, qu'il faudrait que je
me joigne a eux pour changer mon pneu arriere qui affichait deja 1500
km et 2 jours de circuit a mon depart de Madrid. Ce mercredi matin, ils
en affichent pres de 2300 de plus apres les 1500 km de liaison et les 2
premiers jours d'Alpine. Pourtant, je les observe depuis mon depart de
Madrid et ils tiennent etonnamment bien! Censes etre plus tendres que
les D208 et Pilot Sport qui ne m'avaient fait qu'entre 3000 et 3500 km,
les Pilot Power sont encore bons apres plus de 3800 km. Ils ont en
effet l'air de pouvoir tenir jusqu'a samedi, soit probablement 800 km
de plus. Ensuite, pour les 1500 km de liaison pour rentrer a Madrid via
Bordeaux, ca serait etonnant. Quoiqu'il en soit, je prends le pari de
les changer le samedi seulement. Changer mon pneu arriere maintenant,
ce serait vraiment gacher.
AK quant a lui, va se priver d'une des ses excuses en purgeant son
circuit de freinage. Mais il ne tarde pas a arguer du fait que les
suspensions meriterait un reglage... Une excuse pour une autre donc... 
JP et BB vont l'aider a purger le circuit et bichonner leurs montures.
Il parait meme que BB aurait donne un petit coup d'eau sur ma R1 qui
etait toute sale d'avoir roule sur le mouille de la route rendue
poussiereuse par les travaux dans la montee de Montgenevre. Merci BB!
Cecile opte aussi pour le farniente en attendant les coup de telephone
d'une amie a elle qu'elle doit rejoindre pour la journee. Eugene lui se
prepare a partir. Il n'etait en effet venu que pour les 2 premiers
jours. Point Schlaaa n'en faut! Nous lui souhaitons donc bonne route, a
cet enfoire de ronfl... heu... au sympathique Eugene
Bon, un aller-retour sans rouler a la Quercynoise, 2 jours a
l'Alpine... La prochaine sortie il nous la fait dans son integralite!
Vers 11h30 nous nous decidons quand meme a faire une petite viree
histoire au moins d'aller nous sustenter. C'est donc un groupe reduit
sans Eugene, Cecile, Prowler ni Keros qui prend la route, direction
Beaufort, puis Areches et enfin, par une petite route sympathique, le
col des Pres le bien nomme. A son sommet en effet, nous sommes entoures
d'alpages verts et fleuris magnifiques surplombant le barrage de
Roselend. Il fait grand beau temps et nous nous asseyons a la terrase
ombragee du restaurant qui jouit d'une telle location. Le repas s'etale
en longueur dans ce cadre superbe.
Nous decidons ensuite d'aller au barrage de St Guerin ou Sebastien nous
a dit qu'il etait possible de se baigner. Nous traversons le barrage de
Roselend, repassons par Beaufort et Areches puis atteignons le barrage
de Saint-Guerin et son lac de retenue par une petite route tout aussi
bucolique que celle qui nous avait mene au col des Pres.
Nous nous posons au bord du charmant lac. Un peu plus loin une cascade
murmure en alimentant le lac. JP est le seul a ne pas l'entendre, ses
oreilles resonnant surement encore du gling-gling de son embrayage. Ca
manque d'ombre au bord du lac et nous nous postons donc un peu en
retrait sous quelques arbres. BB et Francine eux n'hesitent pas et vont
directement se baigner! Vu qu'il s'agit d'un lac de montagne, l'eau est
fraiche. Francine l'estime a une quinzaine de degres. Il fait si chaud
pourtant, que c'est un peu avec envie que je les regarde barboter. Mais
meme si je n'avais pas l'excuse de ne pas avoir de maillot, je doute
que je passerais le cap de la cheville meme si je suis, ou plutot
j'etais, habitue aux eaux fraiches de l'atlantique. Avec les vagues ca
passe tout de meme mieux que dans un lac...
Nous passons un petit moment la, a ecouter JP nous parler de
congelateurs et de macrophotographie. Un chien tout fou vient nous dire
bonjour avant de retourner voir son maitre.

Autre clébard de haute montagne ...
 
Au moment de repartir, Soane fait part de son envie d'essayer le R1
comme passagere. Allons bon! Elle est maso, c'est pas possible! Il
n'est qu'a regarder l'emplacement reserve au passager pour se rendre
compte que ca n'est pas fait du tout pour transporter quelqu'un! Enfin
bon, l'occasion d'avoir une jolie fille qui passe ses bras autour de ma
taille, ca ne se refuse pas... (il n'y a pas de poignee passager sur le
R1)
Nous repartons donc, et je repars en dernier histoire de rouler tres
cool. J'essaye de freiner et accelerer le plus doucement possible. Bon,
ca a l'air d'aller. J'accelere un peu le rythme pour rattraper les
autres et je me colle dans la roue de Ze. Je continue a essayer d'etre
le plus progressif possible dans mes freinages et accelerations. Sur un
freinage en entree d'epingle elle manque tout de meme passer devant
moi! En fait son pied a glisse du repose-pied. Elle me dira d'ailleurs
qu'elle n'a jamais reussi a se stabiliser car ses pieds glissaient en
permanence sur les repose-pieds. Ca n'a pas du etre marrant pour elle.
En fait, ca change aussi beaucoup de choses pour le conducteur. Le R1
est ainsi fait que le passager se retrouve une vingtaine de centimetres
plus haut que le conducteur et situe tres en arriere par rapport a
celui-ci (en tous cas pour moi qui me tient tres pres du reservoir) et
par rapport a la moto elle-meme en fait. Bref, les caracteristiques
dynamiques de la moto s'en retrouvent completement changees (pas en
bien!), ou en tous cas, beaucoup plus que sur d'autres motos, comme la
CBR XX par exemple, que j'ai beaucoup pratiquee a la fois en solo et en
duo. Toujours est-il que je comprends qu'elle veuille retourner sur le
VTR une fois arrives a la station de Villard sur Doron. Nous y faisons
le plein sous la menace grondante de noirs nuages d'orage. Nous
reussirons toutefois a regagner le gite sans nous mouiller. Les virages
avant de prendre la petite route vers le gite sont toujours l'occasion
de mettre un peu de gaz mais quand des voitures se presentent, Etienne
reste sagement derriere. JP lui, nous fait un depassement racing et je
suis sur qu'Etienne et moi-meme pensons la meme chose: "combien on
parie que JP va rater l'embranchement qui arrive dans a peine 3
virages?".
Pari gagne!
Une fois au gite nous retrouvons Prowler et Keros. Celui-ci a reussi a
faire monter du BT014 en 190 sur la CBR. Le voila donc pret a en
decoudre sur le bitume (preferablement d'autoroute) en toute possession
de ses moyens!
Nous sommes ensuite rejoint par Sylvie et sa VFR qui va rouler avec nous pour les 2 derniers jours de l'Alpine.
Apres une bonne douche, on prend un apero relax dehors. Nous
poursuivrons nos discussions et fanfaronnades a l'interieur quand
l'heure du repas aura sonne. Au dehors, l'orage qui avait maintes fois
menace les soir precedents dechire enfin ses lourds nuages noirs et
s'epanche en grosses gouttes. Apres les tisanes et cafes, des groupes
divers naviguent entre la table et le balcon ou l'odeur de la
vegetation mouillee monte en volutes depuis la terre chaude de la
canicule des jours passes.
Il n'est guere plus de 1h quand les derniers vont se coucher.
 
 
La nuit est forcement courte jusqu'a 7h de matin, heure a laquelle les
plus courageux se levent. Comme tous les matins le reconfort du petit
dejeuner finit de reveiller les plus endormis. Une fois equipes nous
prenons le depart de cette 3eme journee de roulage de l'Alpine a 8h30.
Aujourd'hui le theme recurrent sera le Mont Blanc (mais ne l'a-t-il pas
ete tout au long de cette Alpine? Il nous hante de son imposante
omnipresence!) puisque nous en ferons le tour, passant, ce faisant, par
la Suisse et l'Italie.
Dans la petite section viroleuse qui nous mene a Albertville, je suis
Cecile et AK. Dans mes retros je vois Sylvie sur sa VFR et je me dis
qu'elle n'a pas l'air de plaisanter quand il s'agit de rouler.
C'est parti pour Chamonix. Nous passons par les gorges d'Arly, sur une
petite route sympathique, bien revetue, serpentant a flan de rocher
d'un cote et ombragee de beaux arbres de l'autre. J'y suis AK et Cecile
qui suivent Etienne. Elle a l'air de vouloir en decoudre Cecile
aujourd'hui! Normal apres une journee en passagere et une journee de
repos. Il est dommage que nous soyons bouchonnes par de nombreux
camions dans la premiere partie. Dans la descente vers St Gervais, je
suis BB et Etienne. JP vient se joindre a nous dans son style
inimitable, qui semble facher Etienne. Je n'ai pas bien vu ce qu'il
s'est passe.
Nous prenons un petit bout d'autoroute pour arriver a Chamonix. Nous y
faisons une pause. Soane et Personne sont un peu enerves car ils nous
avaient perdus sur l'autoroute, au point qu'ils pensaient meme que nous
etions sortis sans qu'ils s'en rendent compte. On n' a pourtant pas
roule a plus de 130 a 140 sur l'autoroute. Toujours est-il qu'ils
decident de partir un peu en avance, pour ne pas avoir la pression
d'etre les derniers et avoir l'impression de nous faire attendre.
Nous repartons donc par le col des Montets, puis, le col de la Forclaz,
a la descente cette fois. Je suis BB et Etienne sur cette descente tres
rapide ou ce qui ressemble tout d'abord a une grande trainee de gasoil
nous fera adapter un peu nos trajectoires. A la sortie d'un enieme
virage, nous debouchons sur une vallee Suisse que nous atteindrons
apres quelques epingles entrecoupees de longues lignes droites au fort
pourcentage descendant. La chaleur se fait plus presente au fur et a
mesure que nous descendons. Nous rejoignons Soane et Personne a la
station service et faisons le plein.
De la nous partons a l'assaut du col du Grand Saint-Bernard. Premiere
partie large et bien revetue ou je suis Etienne et BB. Nous sommes
interrompus par un feu de travaux. Quand celui-ci passe au vert,
Etienne, qui avait coupe le contact, n'arrive pas a attraper la cle,
masquee par la sacoche de reservoir. Bien entendu nous en profitons
pour tous le pourrir...
Je suis donc BB pour la fin de cette premiere partie qui nous amene a
un tunnel ou plutot un demi-tunnel, car il est ouvert sur le cote
droit, la route ne faisant qu'entailler le flan de la montagne en
epousant ses contours. Nous roulons a 120 dans ce tunnel, au debouche
duquel commence la seconde partie de l'ascension. Celle-ci est bien
differente de la premiere partie. La route se retrecit, les virages se
resserrent et le revetement se degrade, tout ceci de facon notable. Une
herbe au tendre vert borde la route jusqu'a ce que, plus haut dans la
montee, la roche grise prenne le dessus. BB part au quart de tour,
Sainte Francine en bandouliere. Je lui emboite la roue et nous nous
offrons une montee enlevee. A mi-parcours, il se fait un petit
tout-droit a l'entree d'une epingle a gauche. Il parvient tout de meme
a prendre l'epingle et tourne la tete pour voir si je fais la meme
chose que lui, etant donne que je suis dans ses retros depuis le debut.
Mon freinage est un peu limite certes mais je ne rate mon point de
corde que d'une cinquantaine de centimetres. Un peu plus haut encore,
c'est cette fois a l'entree d'une epingle a droite qu'il se fait un
petit tout droit un petit peu plus marque que le premier mais qui ne
l'empeche tout de meme pas de tourner la buse et quand meme prendre
l'epingle. Nous continuons notre montee sur cette petite route grise
qui traverse un paysage de plus en plus rocheux. A la sortie d'un
gauche, un petit raidillon semble se terminer dans le ciel blanchatre.
Seule la presence de la falaise rocheuse sur sa droite permet de
deviner que la route tourne a droite. Comme souvent, BB ouvre son
virage en se decalant largement sur la voie de circulation opposee
quand, comme sortant de la falaise, apparait un side rouge. Je me dis
que ca va etre un peu chaud comme situation, mais BB plonge dans son
virage et tout se passe bien. Nous arrivons au sommet quelques virages
plus loin. Etienne ne tardera pas, suivi du reste de la troupe. BB fait
son auto-critique en regrettant 2 virages rates, ses 2 petits
tout-droits. Bah, pas de quoi fouetter un chat, pense-je. Je
l'interroge par contre sur ce qu'il a pense du side rouge qui etait
apparu en face de lui dans le droite en arrivant. Pas de probleme me
dit-il, c'etait la trajectoire prevue. Je me demande si le gars sur le
side a pense la meme chose...
Nous reprenons nos montures pour faire quelques centaines de metres,
passer en Italie et nous arreter au bord d'un petit lac, fort
poissonneux, ou nous pique-niquerons. Cette fois il y a salade de riz
au menu. Keros se fait fort de nous fournir de l'eau fraiche en
plongant, le temps du repas, une bouteille d'eau dans un tas de neige
qui affleure le parking. Apres avoir constate la voracite des poissons
de toutes tailles qui peuplent ce petit lac enserre par les montagnes,
nous nous preparons a redescendre en direction du Val d'Aoste quand
Francine exprime le souhait d'essayer la R1 en tant que passagere.
Allons bon! Qu'est-ce qui peut bien la pousser a vouloir se soumettre a
un tel supplice?! Quelque chose me dit que Sainte Francine, delaissant
un instant son aureole, s'est transformee en "Mata-Harine" et est en
mission d'espionnage pour le compte de BB... Apres avoir espionne
Etienne mardi, il semble que ce soit mon tour... D'ailleurs elle ne
fait pas de secrets du fait que BB est intrigue par l'usure tres lente
des mes pneus vus les routes et rythmes suivis. Mais elle pourrait bien
en etre pour ses frais, le fait d'avoir un passager changeant beaucoup
ma facon de rouler que ce soit techniquement qu'au niveau du rythme qui
me parait approprie, notamment vu les changements de comportement
qu'affiche le r1 dans ces cas-la.
Je repars donc dans les derniers et la descente se fera sur un rythme
tres tranquille. Comme on peut s'en douter, vu le rythme tenu par BB en
duo, Sainte Francine est une passagere ideale et je finis par augmenter
un peu la cadence sur cette descente large et bien revetue. Je suivrai
Sylvie un grand moment. Elle roule fort avec sa VFR! Je la passerai
dans une ligne droite, juste pour donner un echantillon de
l'acceleration que peut fournir la R1 a Francine, sans aucune illusion
de l'impressionner, elle qui est habituee a l'Hayabusa. Tout ce
temps-la j'essayerai d'etre le plus fluide possible pour lui eviter le
desagrement d'a-coups brutaux en plus de l'inconfort de la position.
Arrives en bas, sans doute peu satisfaite par une descente pauvre en
enseignements, elle exprime le souhait de continuer avec moi. C'est
donc en compagnie de Francine que je traverserai le Val d'Aoste avec le
reste de la troupe. Ce fut le troncon le plus eprouvant de cette
Alpine. Village apres village, feu apres feu, conducteurs italiens
agressifs, chaleur accablante. Seul le paysage offre une consolation. A
un moment je suis tout pres de mettre un coup de pied a la voiture qui
me serre sciemment de plus en plus. Je fais le geste, mais m'arrete
avant de toucher la carosserie, comme pour lui dire de s'ecarter en
termes qui ne pretent pas a confusion. BB, qui me suit, sans doute pour
que je ne me fasse pas la malle avec Francine (passagere ideale et
Sainte Gamelle incarnee ), frappe de la main sur la carosserie pour ramener le conducteur a la realite.
La traversee n'en finit pas mais le salut se presentera enfin sous la
forme de la montee du col du petit Saint-Bernard. Je laisse BB et
Etienne partir devant. Dans les epingles, je fais un test de dehanche
pour voir... Ho, juste un quart de fesse... Je m'arrete quand je sens
le bras de Francine sur mes cotes. Et puis au fur et a mesure je ne
sentirai meme plus son bras. Elle me dira ensuite qu'elle lachait un
bras a l'approche de chaque virage quand elle voyait que j'allais
dehancher, ce que je fais normalement avant le freinage. Elle ne se
tenait donc que d'une main pour les freinages (il n'y a pas de poignees
sur la R1)! Sainte Francine on vous dit! J'avais beau m'appliquer a
faire des freinages progressifs et pas trop violents, tout de meme!
Surtout qu'il y avait nombre d'epingles dans ce col. JP me passe au
debut de la montee. Ze aussi fini par me passer apres m'avoir suivi un
moment, mais ne s'eloigne pas. Je le repasse donc un peu plus loin et
augmente un peu le rythme. Je rejoins JP qui semble s'etre lasse de
tant d'epingles. Ca a l'air de lui redonner un petit coup de fouet,
mais les epingles s'enchainent et il baisse de nouveau de rythme. Nous
finirons par le passer, de meme que Prowler et Ze qui resteront dans ma
roue jusqu'au sommet. Prowler coupe ses trajectoires pour rester
derriere moi et j'en conclus donc qu'il ne va pas plus vite que moi,
sans quoi je l'aurais laisse passer. En arrivant vers le sommet, les
pentes se font moins prononcees, l'espace s'ouvre et une vegetation
herbeuse remplace les arbres et le roc sur les cotes de la route. Nous
rejoignons BB et Etienne au sommet. Ze a double Prowler dans les
derniers hectometres apparemment car il est derriere moi. En fait il
avait klaxonne Prowler pour lui signifier d'arreter de tant couper ses
virages et ce dernier avait pense qu'il voulait doubler et l'avait
laisse passer!
Francine doit etre satisfaite de sa moisson de renseignements car elle
me laissera en solo a partir de la. D'un cote Prowler, tout satisfait
d'avoir fini dans ma roue, insiste que "Ninou en duo, c'est vachement
moins coule...", de l'autre Francine me dit avoir apprecie le peu
d'a-coups et qu'elle avait eu du mal a discerner quand je changeais de
vitesses. Je decide de privilegier la parole d'une sainte...

Une autre copine de Ninou ...

Nous buvons un coup au sommet. La serveuse prend notre commande en italien, mais en fait la coquine parle parfaitement francais.
Alors que nous nous appretons a traverser la route pour regagner nos
motos, un groupe d'allemands arrive par la gauche et s'apprete a se
garer en face, la ou sont nos motos. Cecile fait un grand sourire au
dernier. Celui-ci, hypnotise, commence a tourner a gauche sans
regarder, sans avoir vu le groupe de motards allemands qui arrivent en
face. Quand il tourne la tete, il empoigne aussitot la poignee de
freins par reflexe. On entend le clac-clac distinctif de l'ABS et
l'affaire en reste-la. Une belle demonstration d l'efficacite de l'ABS!
... et du charme de Cecile.
Pendant que nous nous preparons, un groupe de motards hollandais passe.
BB, Etienne et moi partons en dernier pour la descente vers
Bourg-St-Maurice. Mais bien vite BB hausse le rythme et je lui emboite
la roue. Etienne me suit et nous remontons le groupe. Sans doute fort
des secrets que lui aura livre Mata-Harine sur la conduite d'Etienne et
la mienne, BB hausse encore le rythme une fois le groupe passe. Je
reste cependant accroche a sa roue alors qu'Etienne decroche un peu. La
descente est longue et les virages variees. Ca descend de plus en plus
vite et je reste colle a la roue de BB. Derriere Etienne reste a peu
pres a distance au prix de trajectoires "ameliorees". A la sortie d'une
epingle a droite BB me fait signe de passer. Je lui fais signe de
continuer, le rythme me va tres bien. Allons, allons BB! Reprends-toi!
Remember: "never rendre la main"!
La descente se poursuit donc. Je jette un coup d'oeil dans le retro et
je vois Etienne en train de couper completement un gauche assez ouvert,
au bord de la route, sur la voie de gauche. Je souris dans mon casque
en voyant la tenacite dont fait montre Etienne pour revenir jouer avec
nous. Il sera bientot recompense car nous rattrapons le groupe de
motards hollandais qui etaient passes au sommet alors que nous nous
preparions, mais il aura tout de meme du merite a recoller car ce
groupe ne nous aura pas ralenti beaucoup, surtout pas BB... Ceux-ci
n'ayant pas l'air de vouloir nous faire de facilites pour passer (mais
en ont-il eu seulement le temps?), BB va les atomiser. On dirait que la
buse (le surnom adequat en l'occurence) fond en plein vol sur un groupe
de moineaux. Et ceux-ci de s'egailler en tous sens... Je les passe de
maniere un peu plus furtive que BB, me mefiant de leurs trajectoires
aleatoires, notamment le premier qui coupe son virage a gauche alors
que je m'apprete a le passer. Je reviens dans la roue de BB qui n'avait
pris que quelques dizaines de metres, ramenant Etienne dans ma roue.
Nous arrivons bien vite sur le groupe d'allemands qui etait passe au
sommet un peu avant les hollandais, celui que l'allemand hypnotise par
le sourire de Cecile avait failli percuter. Les memes causes produisant
les memes effets, BB double sans se poser de questions. A les voir
s'ecarter en tous sens a son passage et apres, on dirait des bouees
agitees par le sillage d'un hors-bord. Il ne nous reste plus, a Etienne
et a moi, qu'a trouver une trajectoire au milieu des mouvements
erratiques de ces pauvres motards teutons traumatises (qui rime avec
atomises), ce que nous
parvenons a faire. Nous suivons BB pour le reste de la descente sous
une chaleur de plus en plus forte, le goudron commencant a fondre par
endroits.
A Bourg-St-Maurice, sous une chaleur ecrasante et a petite allure, nous
jouons a cache cache avec JP et les stations-services, et apres 3
demi-tours nous reussissons a tous nous retrouver dans une station pour
faire le plein avant de repartir pour le Cormet de Roselend, le dernier
col de la journee.
Etienne me laisse passer et je prends la roue de BB alors qu'Etienne
prend la mienne. Dans la partie basse, le marquage au sol dans les
epingles a gauche est tel qu'il m'oblige a des trajectoires difficiles
pour rester dans ma voie par rapport a ceux qui coupent. Heureusement,
la puissance de la R1 me permet de rester au contact et la montee se
fait, encore une fois, a un bon rythme, encore une fois imprimee par
BB. Nous croisons quelques Porsches. En fait il s'averera qu'il y a un
rallye touristique de voiture de sports qui va dans l'autres sens.
Toujours est-il que c'est une voiture allant dans notre sens qui
permettra a BB de prendre un peu d'avance. Il arrive en effet a la
doubler juste avant un petit pont qui retrecit la route avant un gauche
et un droite en aveugle au detour du rocher. Nous voila donc coinces
pendant ces 2 interminables virages derriere cette voiture qui se
traine pendant que BB s'echappe. Maintenant il se souvient: "never
rendre la main!"
Nous finissons tout de meme par passer la voiture et je hausse le
rythme pour rattraper BB. Etienne reste plus ou moins au contact et
j'ai BB en point de mire qui se rapproche petit a petit. Alors que BB
n'est plus qu'a une cinquantaine de metres devant et que je m'engage
dans un droite je me fais surprendre car il se referme beaucoup plus
que prevu! Ca m'apprendra a regarder mon environnement immediat plutot
que BB dans le virage suivant! Meme si je ne redresse a aucun moment la
moto et que je ne pars pas "tout droit", ca constitue un beau
tout-droit... Je reste sur le frein, maintiens l'angle et passe non
sans avoir largement empiete sur la voie opposee. Vraiment pas de quoi
etre fier! Etienne qui cravache pour rester au contact derriere, me
dira plus tard, que si ca ne m'etait pas arrive, il se serait
probablement fait surprendre aussi. Toujours est-il que je me force a
me reconcentrer aussitot sur les virages suivants. Il ne s'agit pas de
faire n'importe quoi dans ceux-ci parce qu'on continue a penser a
quelque chose qui est dans le passe maintenant... Je garde donc le meme
rythme et recommence a me rapprocher de BB. Nous sommes maintenant
proches du sommet et le paysage s'aplanit. La route se fait moins
tortueuse et je comble aisement les derniers metres qui me separent de
BB dans les lignes droites, celui-ci n'ouvrant pas en grand pour avaler
ces dernieres. C'est donc groupes BB, Etienne et moi-meme que nous
passons sous l'objectif de Road qui s'etait poste la en nous attendant
puisque il etait convenu de le retrouver, ainsi que Mimi, au sommet du
Cormet de Roselend. Pour un peu JP serait sur la photo finish puisqu'il
est a peine une vingtaine de metres derriere Etienne. Tout pres de JP
suivent Ze et Prowler, devenus inseparables, poursuivis par Cecile, une
vingtaine de metre derriere. Sylvie et AK viennent ensuite, puis Keros,
Soane et Personne.
Au sommet, nous nous arretons a cote du check-point du rally
touristique, ce qui nous permettra de d'admirer les belles Porsche,
Ferrari, Maserati et autres Ford Mustang qui y participent. Nous
faisons connaissance avec Mimi et Road qui sont venus respectivement
avec une 900 SS et un Raptor.
Nous nous appretons a redescendre et les organisateurs du rallye nous
disent de faire attention car il y a plus de 300 voitures pour ce
rallye. On repart cool donc... Mais c'est sans compter sans BB,
incorrigible, qui commence a hausser le rythme apres a peine 2
kilometres. Je ne vais tout de meme pas le laisser partir tout seul!
Nous nous offrons donc une descente a tres bon rythme encore une fois,
malgre l'etat de la route dans la partie basse. C'est d'ailleurs dans
cette partie basse que BB s'offrira son plus beau tout-droit de la
journee, et de l'Alpine. Je le suis, a bonne allure donc, mais vu la
conformation de la route, je commence mon freinage et m'etonne de le
voir autant retarder le sien. Mais ou va-t-il donc a cette vitesse?
C'est pas possible ca passe pas! La route monte un tout petit peu, puis
de suite apres, oblique legerement a gauche puis a droite pour finir
dans une epingle a gauche. Alors que je continue mon freinage pour
aborder le gauche et me placer pour le droite suivant, afin d'aborder
l'epingle dans de bonnes conditions, je vois BB enfin realiser,
obliquer legerement a gauche, redresser, attraper les freins et passer
tout droit au milieu du gauche et du droite (super point de corde pour
le droite  ), pour enfin
finir son freinage au milieu de l'epingle qu'il a aborde par la voie de
gauche! Enfin, tout va bien, il a reussi a s'arreter a temps et peut
tourner la Buse pour finir l'epingle et poursuivre sa route. Je le vois
secouer la tete et brandir un poing rageur. Le soir-meme je demanderai
a BB ce que Francine avait pense de ce tout-droit, et il me dira
qu'elle s'etait juste fendu d'un "ce n'est pas a recommencer..." Sainte
Francine on vous dit!
Nous rentrons donc au gite apres ce tour du Mont Blanc epique et, apres
une douche relaxante nous nous retrouvons dehors pour un apero joyeux.
Deux chiens tres joueurs, qui vivent a cote, viennent nous rendre
visite. L'un deux adore jouer a la balle et n'a de cesse tant qu'on ne
la lui a pas lancee. L'autre court tout autant mais se contente de
courir apres le premier sans jamais se preoccuper de la balle. Quelle
sante ces chiens! Car ca monte sacrement tout autour du gite. Moi je me
contente de shooter la balle au pied, mais eux courent dans tous les
sens. Parfois, le premier heurte la balle du museau alors qu'il essaye
de la rattraper au vol, celle-ci rebondit en l'air et la scene se
repete parfois 4 ou 5 fois d'affilee, tandis que l'autre lui court
apres. Dans ces moment, ca rappelle un peu l'otarie qui joue avec un
ballon sur son museau. D'ailleurs ce chien la doit avoir de l'otarie en
lui car, au bout d'un moment a courir ainsi en tous sens, il decide de
faire une pause et, pour se rafraichir, se dirige vers l'abreuvoir.
Tout le monde pense qu'il va boire. Que non! Il grimpe dans l'abrevoir
et s'immerge dans l'eau fraiche! Excellent! Il fera ca 2 ou 3 fois. Je
continuerai a jouer avec eux jusqu'a qu'ils soient renvoyes chez eux
sans menagement par Claire, la femme a Sebastien, notre hote.
Celui-ci d'ailleurs a prepare notre diner et c'est avec bon appetit que
nous passons a table. A la fin du repas, Etienne a reserve une surprise
a Sylvie dont c'est l'anniversaire. La tarte se transforme en gateau
d'anniversaire et le champagne coule a flot!
Nous aurons ensuite droit a un petit slide-show bien sympathique des
photos prises jusque ici et qui ne manquent pas de provoquer des
commentaires divers et varies et, bien sur, les rires. C'est l'occasion
pour beaucoup de decouvrir enfin les paysages qu'ils ont traverses...
La plupart des participants va se coucher apres le visionnage des
photos. Je reste avec Etienne et quelques autres pour attendre El Dahu
qui doit nous rejoindre ce soir depuis Valence sur sa VFF 500 tout
recemment acquise. Il finira par arriver vers minuit et demi et nous
lui tiendrons compagnie pendant qu'il se sustentera d'un beau plat de
pates au Beaufort avant d'aller nous coucher.
 
 
 

_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:02    Sujet du message: Répondre en citant

C'est un beau soleil qui salue le debut de cette derniere journee de
l'Alpine 2005. Les contorsions necessaires pour s'extraire du lit et
s'equiper sans s'assommer sont devenues une seconde nature et c'est
donc sans contusions ni ecchymoses que j'enfourche la moto apres avoir
profite largement du bon pain complet genereusement tartine de
confiture du petit dejeuner. Road et son Raptor ne nous accompagneront
malheureusement pas, mais Mimi et sa 900 SS ainsi que le Dahu et sa 500
VFF seront eux, par contre, bien presents pour cette journee de
roulage. Soane a decide de faire cette derniere journee en tant que
passagere d'Etienne, pour se reposer et aussi donner a Personne
l'occasion de pouvoir enfin aller pourrir du parigot... ou ce qui se
presentera...
Nous entamons la journee par le col des Saisies ou je suivrai Etienne
et BB. Nous continuons par le col des Aravis, une petite route etroite
et extremement torturee, a l'ombre de grands arbres et de la falaise
qu'elle cotoie de fort pres. BB passe Etienne et j'attendrai que
celui-ci me fasse signe pour passer a mon tour. Cecile m'emboite la
roue. Elle a le couteau entre les dents, ca se sent... Sur cette petite
route quasiment sans ligne droite, il n'est pas possible de passer plus
d'une quarantaine de chevaux au sol et la CB reste au contact, meme si
la coquine se permet parfois de couper ses trajectoires...
La route devient un peu plus roulante l'espace d'un instant et je
distance un peu Cecile pour rattraper BB dont je prends la roue. La
route, etroite et serpentant maintenant au milieu des alpages, se
decline en epingles et virages serres. Nous rattrapons un allemand sur
une 1150 GS. A voir sa reaction a notre survenue dans ses retros, je ne
peux m'empecher de me demander s'il faisait partie du groupe
d'allemands que nous avions atomises lors de la descente du col du
petit Saint-Bernard la veille. Il se jette en effet carrement dans la
terre et les graviers, a l'interieur de l'epingle a droite que nous
approchons, pour nous laisser passer! Hola mein Freund! Faut quand meme
pas se mettre au tas pour nous laisser passer!
Nous ferons une pause en haut du col, entoure de vert alpages et de
sommets legerement saupoudres de neige, en terrasse au bord d'un grand
bassin a l'eau d'un beau vert.
Je suis BB dans la descente vers la Cluzas et nous nous dirigeons vers
Annecy ou nous longerons le magnifique lac, au milieu du trafic et sous
une chaleur caniculaire. Nous en profitons pour faire le plein, ce qui
prendra un certain temps vu qu'il n'y a qu'une seule pompe de super 95.
Il nous tarde d'echapper a la chaleur qui nous accable, surtout avec ce
lac a portee de main qui nous tente de ses eaux bleues limpides. Le col
du Semnoz nous offre l'echappatoire tant desiree.
Je repars en fin de groupe, derriere Mimi et sa 900 SS au jaune
lumineux. Bien vite cependant, celle-ci me fait signe de passer, ce que
je fais pour venir me caler dans la roue de El Dahu qui suit Sylvie.
La route est tres agreable, promenant ses meandres au milieu d'une
foret mixte de haute futaie laissant transparaitre les rayons du
soleil. J'en profite pour observer le Dahu sur sa VFF 500 tout
recemment acquise. Sylvie mene un bon rythme juste devant et le Dahu
roule propre. Quelle bonne surprise, il ne coupe pas ses trajectoires!
Il va falloir l'empailler! Un specimen rare chez les bitumeurs! En
fait, il me dira plus tard, alors que je le complimente sur sa facon de
rouler, que d'habitude il coupe aussi ses trajectoires... arf!
JP nous passe au debut de la montee. Je reste derriere Sylvie et le
Dahu encore un petit moment, puis je commence a avoir des fourmis dans
la main droite. La route est superbe et la R1 piaffe un peu... Je me
decide alors a passer El Dahu, puis Sylvie, qui ne fait pas semblant de
reaccelerer avec le VFR! Oblige de lui faire le freinage! Je remonte
ensuite sur AK qui suit Prowler, Ze et Keros. JP a fini ses
depassements avec Keros et mene donc ce groupe. Le rythme est bon, puis
baisse un peu. Je me decide donc a passer tout ce beau monde, en
commencant par AK, puis Prowler, Ze et Keros. Je m'attaque ensuite a
JP. Alors que je passe sur la voie de gauche pour le passer, dans un
gauche assez ouvert, il passe lui aussi a gauche et ouvre en grand!
Arf! Sacre JP! C'est parti! Il y a des bouts de droits suffisamments
longs entre les virages pour que la puissance du R1 puisse s'exprimer
et 3 virages plus tard les 152 ch du R1 ont dicte leur loi a la 748.
Bien evidemment, JP n'entends pas laisser ce crime de lese-chef impuni
et se met en mode "arsouille motoGP". Il fait tout donner a la 748 et
coupe ses trajos pour rester dans la roue du R1. Nous approchons
quelques epingles. J'entends la Ducati juste derriere moi et parfois
presque a ma hauteur. JP essaye a l'evidence de me mettre la pression.
A l'entree des epingles a droite, il essaye de me faire le freinage a
l'exterieur en se portant sur la voie de gauche et en retardant son
freinage. je calque mon freinage sur le sien et reste maitre de
l'interieur du virage. Il a beau ecarter en sortie pour prendre tout le
bitume disponible dans son acceleration, la 748 ne peut pas lutter avec
le R1 a la reacceleration. Rien a faire, je ne craque pas sous la
pression. Tu ne me la feras pas a l'esbrouffe JP!
Apres 3 ou 4 tentatives avortees, il se contente de me suivre. Je mene
un rythme eleve et je fais donner toute la puissance du R1 car je sais
que derriere JP ne se gene pas pour "trajecter" et sortir ainsi des
virages comme un diable de sa boite.
Je me fais surprendre par un gauche qui referme beaucoup plus que
prevu. Le bord de la route se rapproche bien vite! Je reste sur les
freins et maintiens un angle prononce. Ca passe, mais mon point de
corde etait plus proche du bord droit de la route que de la ligne
mediane! Je m'attends a voir passer JP a l'interieur mais il n'en est
rien. Soit j'avais suffisamment d'avance a l'abord de ce virage, soit
il s'est lui aussi fait un peu surprendre.
Je parviens a garder JP a distance et nous finissons par retrouver les
hommes de tete en point de mire. Ils sont 3, il y a la BB avec sainte
Francine suivi d'Etienne avec Soane bien sur, mais il y a aussi une
autre moto, rouge... Qui cela peut-il bien etre? JP est derriere moi,
donc ca n'est pas lui... Bon sang, mais c'est bien sur! C'est Personne
sur la VTR! Et bien! Il s'est decide a mettre du gros gaz sur cette
montee pour suivre BB et Etienne. Apparemment il vient de se faire
lacher et accuse un retard d'une cinquantaine de metres sur le duo de
tete, mais il etait probablement dans leurs roues jusqu'a il y a peu!
Ho! Personne, t'aurais pu te reveiller avant la derniere journee!
Je remonte sur lui et trouve l'ouverture de suite pour le passer, dans
un gauche. Il me dira au sommet qu'il m'avait vu arriver et qu'il
s'attendait a ce que je le passe. Il me dira aussi qu'il avait ensuite
vu arriver JP comme un diable et qu'il s'etait jete sur le cote pour le
laisse passer!
Je continue a remonter sur les deux de tete. Ils ne sont plus qu'a une
trentaine de metres quand au detour d'un droite, la route s'aplanit,
l'espace s'ouvre sur de beaux alpages verts, des velos, des pietons et
des voitures apparaissent sur le bord de la route...  nous sommes
arrives au sommet. JP arrive dans ma roue et me donne un petit coup de
klaxon. Il se porte a ma hauteur et me fait signe le pouce leve (thumbs
up). Il est apparemment satisfait de la petite bourre que l'on s'est
tires...
Nous nous arretons au sommet du Semnoz pour manger. En se garant, Mimi
a le pied qui glisse sur le gravier et elle se retrouve a terre avec la
900 SS sur elle. Nous la degageons bien vite. Plus de peur que de mal,
tant pour le pilote que pour la moto. Elle en est quitte pour un peu
d'essence sur elle et un casque un peu abime. Heureusement que ca lui
est arrive avant qu'elle ait enleve son casque car la tete a quand meme
tape assez fort par terre et on peut s'en rendre compte en voyant les
degats sur le casque...
Nous prendrons notre repas en terrasse dans le cadre magnifique que
nous offre le col du Semnoz. Le repas est excellent, copieux et bien
presente.
Nous repartons apres nous etre ainsi sustentes. Je suis BB dans la
descente vers Aix-les-Bains, puis nous attaquons la montee du Revard,
que les cyclistes semblent apprecier car nous en doubleront un bon
nombre. JP se sent de nouveau d'humour arsouilleuse derriere BB et je
prendrai sa roue un bon moment, jusqu'a ce qu'il fatigue des chaos que
lui inflige la route et me fasse signe de passer. Je me retrouve ainsi
dans la roue de BB et nous continuons notre montee sur cette route
bosselee. Puis, il se range un peu sur la droite et me fais signe de
passer. Ha bon? Je m'execute donc et passe devant lui. Les lignes
droites se font de plus en plus longues car nous approchons du sommet
et je coupe a 120 dans celles-ci. C'est donc a un rythme tranquille que
nous arrivons au sommet. Je profite de notre halte pour demander a BB
pourquoi il m'avait soudainement fait signe de passer et il me dira que
c'est parce qu'il pensait que je lui faisais des appels de phares! En
fait, la route etait tellement bossele, qu'il prenait les soubresauts
de mon train avant et les subsequents apparents changements d'intensite
lumineuse de mon phare pour des appels de phares!

Encore des chiens d'altitude.

Malgre le temps qui se fait menacant, la vue en haut du Revard est
imprenable et nous pouvons aussi admirer la dexterite d'un pilote de
planeur et celle de quelques parapentistes.

Mais il est temps de se mettre sur le chemin du retour. Je suis Etienne
et BB dans la descente. BB, passe Etienne. Je reste derriere ce dernier
mais j'ai envie d'aller chercher ce frondeur de BB... Etienne se loupe
un peu sur un droite et rate son changement de vitesse a la sortie de
celui-ci. Je decide donc, pour la premiere fois de cette Alpine, de le
passer sans qu'il m'ait fait signe.
Je reviens dans la roue de BB et nous nous faisons plaisir pendant
quelques virages quand nous nous retrouvons tout a coup face a un choix
cornelien: a droite ou a gauche? Tout penauds, nous sommes bien obliges
d'attendre l'arrivee d'Etienne pour nous decider. La lecon, c'est que
quand Etienne ne fait pas expressement signe de passer, c'est qu'il y a
une intersection pas loin...
C'est ici que Mimi nous quitte pour rentrer chez elle. Nous continuons
notre chemin sur des routes relativement rectilignes, avec parfois
quelques sections viroleuses qui etirent un petit peu le groupe,
jusqu'a la derniere descente, agrementee d'epingles et d'un revetement
douteux qui deviendra carrement zebre en tous sens de raccords de
bitumes noirs sur les derniers kilometres. BB et moi, echaudes par
notre experience precedente, restons sagement derriere Etienne qui
tient un rythme tres correct. Il rendra un peu la main sur la fin et le
groupe se reforme. C'est a ce moment que JP et Cecile viendront
bourdonner a nos alentours et passeront en tete pendant quelques
hectometres, le temps d'arriver a l'intersection suivante.
Nous arrivons a Albertville et JP et Cecile semblent etre chauds comme
la braise pour la derniere speciale de cette Alpine qui doit nous
conduire d'Albertville a la petite route qui mene au gite. JP part
devant et je decide de prendre la roue de Cecile. Elle est dechainee!
Elle veut a la fois rester dans la roue de JP et m'empecher de passer.
Colle a sa roue, je m'amuse a lui mettre la pression. BB me suit. JP
parvient a depasser une voiture mais nous restons bloques derriere
celle-ci pendant 3 ou 4 interminables virages. Nous parvenons enfin a
passer, et JP, qui nous a attendus, relance la farandole. Cecile repart
de plus belle mais dans un droite Cecile se rate un peu et se rapproche
dangereusement de la voie de circulation opposee sur laquelle arrivent
2 voitures, m'entrainant avec elle car je la suivais legerement decale
sur sa gauche (a la Ben...), ma roue avant quasiment a hauteur de sa
roue arriere et je n'ose croiser sa trajectoire pour resserrer a
l'interieur. Je reussis toutefois a ralentir suffisamment pour passer a
l'interieur de sa trajectoire sans craindre de toucher sa roue arriere
si elle ralentissait. Elle-meme reussit a resserrer et a passer le
virage sans avoir a empieter sur la voie opposee, mais ce fut un peu
chaud et les voiture n'etaient pas loin. Elle repart au charbon, mais
avec un poil de retenue en plus...
Pendant ce temps, JP s'est fait la malle. Je decide de passer Cecile et
je ramarre JP un peu avant l'intersection ou nous prenons la route pour
le gite. JP continue sur sa lancee sur cette petite routes bosselee et
gravillonneuse. Je le suivrai donc jusqu'au gite pour avoir le plaisir
de le voir manoeuvrer une derniere fois dans l'epingle qui y mene...
Voila, c'en est termine de cette Alpine 2005, en tous cas pour ce qui
est du roulage. Il nous reste un dernier apero, un dernier repas et une
derniere tisane pour faire durer le plaisir et faire retentir, une
derniere fois l'echo de nos eclats de rires dans les montagnes qui
enserrent le gite. Je suis sur que quelque part, au fond d'une vallee
perdue, on peut encore entendre, de loin en loin, resonner les mots
"kawa" et "rodage" ou encore "twin" et "poussif"...
Une derniere nuit passee enserre dans les poutres qui ceignent mon lit,
un dernier petit-dejeuner un peu morose et il est temps de partir. Le
temps lui aussi est morose. Il fait gris, il pleut... Prowler et Keros
sont les premiers a partir vers 10h. Pour ma part j'ai 800 km a faire
pour rallier Bordeaux, avant de faire le lendemain les 700 km qui me
separeront de Madrid.
Je verifie une derniere fois l'etat de mes pneus. Il semblerait qu'ils
puissent tenir au moins jusqu'a Bordeaux, probablement jusqu'a Madrid
en faisant attention. Vraiment une bonne performance pour des pneus
tendres, que sont les pilot power, qui m'auront fait, avec 6000 km au
compteur a l'arrivee a Madrid, le double de kilometres que d'autres
gommes reputees moins tendres comme le pilot sport ou le D208. Cette
bonne tenue est peut-etre due en partie au fait que j'avais mis des mon
depart de Madrid la pression maximale recommandee, a savoir 42 psi, ou
2,9 devant et derriere.
Je pars en meme temps que les bitumeurs alpins, Etienne, Sylvie et El
Dahu, car je dois retirer de l'argent a Albertville pour rembourser
Etienne qui a paye le gite pour moi. Je decide de ne pas mettre la
combi de pluie, malgre les gouttes qui tombent. J'espere que l'averse
est localisee. Alors que nous nous arretons, Sylvie s'emmele un peu les
pinceaux et sa vfr se retrouve par terre. La moto est prestement
relevee et n'aura a souffrir que de quelques griffures.
La pluie redouble et je profite de notre arret pour enfiler ma combi de pluie.
J'accompagne les bitumeurs alpins jusqu'a une station qui s'averera
fermee pour cause de travaux. La pluie a cesse et le ciel bleu
apparait. J'ote la combi de pluie avant de repartir. Je me separe
bientot de mes compagnons pour prendre l'autoroute et traverser la
France d'est en ouest sous la canicule. J'arriverai a bon port a
Bordeaux dans la soiree, apres avoir fait un detour par la Dordogne et
une centaine de kilometres de ses petites routes charmantes mais
parfois bien piegeuses, notamment lorsqu'elles s'averent totalement
recouvertes de goudron fondu par l'intense chaleur.
Le lendemain ce sera autoroute tout le long et encore la chaleur pour
les 700 derniers kilometres de liaison. Le pneu tient bon et je me
permets de hausser le rythme une fois en Espagne en suivant une grosse
berline BMW. Le temps de remettre un con en mini a sa place et j'arrive
chez moi un peu avant 4h de l'apres-midi, fourbu mais heureux d'avoir
participe a cette lointaine Alpine, la deuxieme sortie Bitumeurs de
l'ete pour moi.
J'ai pu y faire connaissance de nouvelles tetes et j'ai pu y retrouver
de nombreux participants de la Quercynoise et constater leurs progres
en aussi peu de temps.
Keros, qui des le lundi m'a etonne par la difference de rythme avec la
Quercynoise. Il fatiguera un peu le lundi apres-midi et le mardi, mais
retrouvera suffisamment de gnac pour le reste de la semaine pour
montrer a Ze et Prowler qu'un twin, c'est decidement poussif...
Ze un petit jeune aux dents longues, qui ne demande qu'a apprendre. Il
va falloir s'en mefier de celui-la. Heureusement tant qu'il reste dans
l'illusion du twin, on a un repit...
Un JP beaucoup plus incisif qu'a la Quercynoise et toujours egal a lui
meme quand il n'est pas sur la moto. C'est un teigneux ce JP sur la
748, un arsouilleur pur et dur. Heureusement qu'il manque parfois un
peu d'endurance
Un Prowler retrouve apres son passage en Italie, avec en corollaire,
une presence vocale beaucoup plus remarquee qu'a la Quercynoise. La
theorie des vases communiquant etant ce qu'elle est, si la bouche du
nord commence a monopoliser le temps de parole, AK, la bouche du sud
elle etait un peu en retrait. Un rodage a finir parait-il... Ou bien
une erreur de casting? Nous verrons bien lors d'une prochaine sortie.
Mais qu'il soit devant, comme a la Quercynoise, ou un peu plus en
retrait, on prend toujours plaisir a le chambrer ce sacre AK... Et puis
quand il est la, Cecile aussi en general. Il ne peut donc etre que le
bienvenu partout ou il va!
Toujours aussi charmante que redoutable, je crois que si elle met a
execution son intention d'acquerir une R6, certains vont devoir se
faire du souci, et pas seulement AK...
Personne qui ne s'est devoile que le dernier jour, dans la montee du
Semnoz. Dommage qu'il ne soit pas venu se joindre a nous un peu plus
souvent... Mais il veillait sur Soane, qui n'a pourtant pas besoin de
ca. Il ne lui manque qu'un peu de pratique pour pouvoir profiter des
bases solides que j'ai pu observer. Ce n'est surement pas Eugene qui me
contredira, lui qui l'a suivie souvent pendant la premiere journee.
Eugene en gros progres par rapport a la Quercynoise: 2 jours au lieu
d'aucun!
Il y a Sylvie qui est venue nous rejoindre en milieu de semaine avec sa
belle VFR. On a pu de suite constate que c'est une locale. Elle roule
drolement bien et la poignee de gaz ne lui fait pas peur!
Le Dahu, apres un premier rendez-vous rate, nous aura fait le plaisir
de rouler avec nous une journee avec sa jolie VFF 500, et de rouler
propre en plus pour lui faire honneur. Je n'ai donc pas pu faire
connaissance du Dahu fumant et peteradant auquel j'en etais reste en
lisant ses interventions sur le forum.
Je n'ai pas eu l'occasion de rouler avec Road, qui n'a fait que quelques kilometres. La prochaine fois peut-etre?
Mimi elle est restee pour rouler la journee du vendredi et essayer de
nous eblouir, au sens propre, avec sa 900 SS d'un jaune eclatant. Une
reprise en main pour elle, qui n'a pas eu l'occasion de beaucoup rouler
depuis qu'elle l'a acquise. Les hivers sont rudes dans la region...
Et puis bien sur Etienne, qui nous jurait ses grand dieux que ca serait
de la balade de gentleman, du viril mais correct, Etienne qui voulait
meme que je vienne en Scarver... Enfoire Etienne! Il a imprime a cette
Alpine une rythme plus soutenu encore que celui de la Quercynoise! Et
quand ce n'etait pas Etienne, c'est BB qui en remettait une couche, a
grands coups de Buse surpuissante, Sainte Francine, a l'arriere de
celle-ci, semblant flotter au-dessus du bitume malgre les prises
d'angles decisives, des accelerations qui se voulaient semeuses de R1
et des freinages a en faire bleuir les disques...
Bref, un grand merci a Etienne pour l'organisation sans faille de cette
Alpine, du gite au road-book, et merci aussi a tous les autres pour en
avoir fait ce qu'elle fut, a savoir une semaine de bonheur et matiere a
chambrage pour les prochaines longues soirees d'hiver...

La prochaine copine de Ninou pour les longues soirées d'hiver ...

Non ?!!

 


_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:08    Sujet du message: Répondre en citant

 
EL DAHU
 
Ou "Les tribulations d'un Dahu à l'Alpine IV"
 
 
 
Prologue

Enfin ! Depuis le temps que je courre après le temps, j'ai trouvé le temps (sic !) de me fendre d'un p'tit CR sur l'Alpine.
Une Alpine qui avait fort mal débuté pour moi et ce, avant même qu'elle ne commence officiellement.
Car comme je l'avais pressenti, mes congés ne furent accordés qu'en dernière minute, et après âpre négociation.
Anyway comme diraient les brittons, mon planning ne pouvait plus me
permettre une participation totale à cette quatrième édition des Alpes.
En effet, il me fallait m'occuper entre autres bricoles du déménagement de Tazmaniac sur Nice,
ce qui limitait ma participation aux deux derniers jours avec peut-être
une possibilité pour venir faire un bout de route le mardi.
Bref, inutile de dire que j'ai fait en sorte de me dégager de mes
obligations au plus vite, le but d'une semaine de congés n'étant pas de
bosser quand même !!!
L'aventure commence dès le vendredi soir sorti du boulot. Je m'occupe
de charger la mule (une vénérable Renault 11 des familles) pour le
déménagement de ma'm'zelle Tazmaniac.
Evidemment, ça dure plus longtemps que prévu et le départ initialement
programmé vers 20h se fera à 23h ce qui donne une arrivée à Nice à
03h30,
pauses p'tite ronflette pour le Dahu et lève-patte pour Tempête le
cleb's inclus. Voiture déchargée, ça donne un arrêt des hostilités à
4h30 où je peux enfin aller dormir pour de vrai !
Le lendemain, faut remettre ça en sens inverse, avec décollage à 10h30
mais cette fois-ci véhicule à vide jusqu'à ma tanière ou j'arriverais
en milieu d'après-midi.
Rapides ablutions (faut dire qu'il fait chaud) et je repars direction Lyon afin de récupérer un vieux frigo pour Tazmaniac.
Ceci fait, retour au bercail en faisant un détour du coté de Voiron
pour une parenthèse barbecue chez Etienne en compagnie des premiers
bitumeurs sudistes arrivés sur place.
C'est donc une pause bien agréable que j'effectuerai en compagnie du
couple vedette Personne / Soane, du vert AK et du paisible Eugène
(quoique ?) et du maitre des lieux, le sieur Estienne.
avant de rentrer tôt le dimanche matin où je profiterais (enfin) d'un
repos tellement réparateur que je n'ai même plus souvenir de ce que
j'ai bien pu faire de mon dimanche et de mon lundi...
Tout au plus, un éclair de lucidité me fit souvenir que Fabypom, une
nouvelle arrivée parmi les Bitumeurs des Alpes avait manifesté de
l'intérêt pour participer à cette Alpine le mardi...

La 1° volée des Bitumeurs chez Etienne
 
 
 
Chaude journée
...
Du coup, je me dis que c'est là l'opportunité de faire d'une pierre deux
coups, à savoir faire la connaissance de la nouvelle venue et d'aller
rouler avec le groupe ce jour là sans faire le parcours deliaison tout
seul.
Rendez-vous est donc pris ce mardi en début
d'après-midi à Vizille avec elle pour faire la route jusqu'au col du
Lautaret, point de jonction programmé avec la troupe bitumeuse.
Au départ de Valence, étant donné mon retard sur le timing et
la température ambiante proche des 40°, je décide d'emprunter
l'autoroute(beuark !) à la fois pour éviter de perdre du temps
et pour rouler suffisamment vite afin d'éviter de fondre sous le casque.
Liaison sans intérêt donc où la p'tite TDR a quand même eu chaud et m'a fait un
coup de semonce à la hauteur de Comboire. Voilà que le moteur s'est mis
à réguler, m'obligeant à sortir temporairement de la voie rapide par
précaution.
J'en profite pour passer en réserve afin de vérifier si ce problème vient
de l'alimentation en essence ou bien s'il s'agit d'une amorce de serrage...
Le moulin finit par refonctionner correctement et je reprends ma route
en espérant que la deuxième option ne soit pas la bonne !
Arrivée à Vizille, présentations de rigueur avec Fabypom, plein de la TeuDeuReu
 et pause pour laisser cette dernière refroidir.
Nous repartons direction le col et Fabypom passe devant, car elle a déclaré
rouler lentement mais aussi pour qu'elle ne profite pas des effluves de
mon engin. S'agit pas de la traumatiser pour une première prise de contact.
Il s'avérera que finalement elle ne roule pas si mal que ce qu'elle veut bien le dire,
son seul souci venant du fait qu'elle passait les virages un peu trop prudemment,
persuadée d'après ses souvenirs qu'ils tournaient bien plus que ça...
La montée s'effectuera de manière paisible, et je mettrai à profit nos passages
dans les nombreux tunnels où leur fraicheur bienvenue m'incite à rouler
debout pour faire refroidir ma selle et la partie charnue de mon
individu qui y repose normalement dessus.
Car la TDR a la particularité d'avoir deux pots d'échappement qui cheminent de part et
d'autre tout le long de la selle, à quelques centimètres (millimètres ?)
au dessous. Imaginez ce que ça donne unjour de canicule comme ce mardi !
Malheureusement, cette gymnastique va me jouer un vilain tour car je verrais trop tard,
debout sur ma moto que le camion devant moi et surtout Fabypom sont à l'arrêt.
Il me faut réagir promptement pour éviter la collision et je dois simultanément
redescendre sur la selle et attraper les freins.
Sauf que sur cette moto, le frein avant est en mode on-off...
Arriva donc ce qui devait se produire ! La roue avant se bloqua et voilà le
Dahu parti pour une séance de "lambaguidonada" qu'il accompagnera des
paroles adéquates : Merdmerdmerdmerdmerdmerd...
Le tout se finissant avec la moto projetée contre la paroi et le Dahu allongé sur
le bitume, qu'il n'avait pas vu de si près depuis de nombreuses années !
Evidemment la TDR est quelque peu en chiffon mais elle roule malgré tout et nous
dégageons la voirie pour s'arrêter à la sortie du tunnel, histoire de faire le bilan.
Pour la TeuDeuReu, le carénage de phare est
copieusement fendu, le protège-main gauche a de belles éraflures, les
clignotants n'ont guère apprécié la cabriole et surtout la fourche est
en vrille !
Le Dahu s'en tire un peu mieux avec un bleu au
genou droit et une cheville gauche qui n'a pas apprécié la tentative de
redressement desespéré de la moto lors du blocage de la roue.

Fabypom : "T'ain, El Dahu comment il met la patate dans les tunnels !!"

Séance mécanique de rigueur donc pour remettre la moto droite autant que
possible. Heureusement que Miss Fabypom était là d'ailleurs parce que
l'indigence de ma trousse à outils n'aurait point permis de
pouvoir opérer le redressage d'urgence !

Nous redémarrons direction le col du Lautaret pour parfaire le parallélisme avec l'aide
des camarades bitumeurs dont le moins actif ne fut pas notre JP
national, qui n'apprécia pas à leur juste valeur la présence des protège-mains sur ma machine.
Suite à cet incident de parcours et étant donné l'heure avançée combinée à une météo
menaçante, décision fut donc prise de ne pas rouler avec les Bitumeurs
mais de rentrer sagement à la maison.
Et voilà comment on rate connement une occasion de rouler...
 
 
 
Je veux pas être mécano !!!

...
L'autre inconvénient de cette cabriole fut de ne pas disposer de moto
prête à rouler de suite pour les deux derniers jours de l'Alpine 4.
Je me vis donc dans l'obligation de me remettre à courir après le temps
pour préparer à la route la 500 VFF récemment acquise, ce qui ne put se
faire que le jeudi en fin d'après-midi.
Et voilà comment la deuxième journée de roulage programmée passa à la trappe...
Après ces quelques péripéties, je pus enfin prendre la route tard le
jeudi soir, m'incitant à reprendre l'autoroute (rebeuark !) pour ne pas
arriver au gîte en plein milieu de la nuit.
Cela ne m'empêcha pas de perdre quand même du temps par la faute d'une
limitation de vitesse à 70 km/h en raison de la pollution, limitation
couvrant plus de 30 kms de parcours et scrupuleusement contrôlée si
j'en juge par le nombre de flashs que j'ai aperçu ce soir là.
A moins que je n'ai confondu avec des éclairs de chaleur ???
Car il faut quand même savoir que la pollution est une sacrée
vicieuse... Elle ne pollue qu'entre deux barrières de péage, là où
l'usage de l'autoroute est gratuite...
Comme on l'a suffisament entendu, c'est la vitesse excessive des
véhicules qui pollue l'atmosphère. Donc ceux qui roulent sur les
portions payantes à 130 km/h pollueraient moins que ceux qui roulent à
110 km/h sur les portions gratuites ?
Une fois de plus, on nous prend pour ce qu'on est pas et surtout on se
garde bien de nous dire qu'une récente enquête sur l'impact de la
réduction de vitesse sur la pollution tend à démontrer que ledit impact
serait nul voire aurait les effets inverses de ceux escomptés...
Bienvenue dans un monde meilleur qu'ils disaient...
M'enfin, cela ne m'a pas empêché d'arriver à bon port, non sans avoir
fait un détour pour le plein à Albertville, à la station Intermarché à
coté du restaurant Le Dahu ! Ca ne s'invente pas des trucs pareils !
Ainsi donc fus-je accueilli par quelques bitumeurs couche-tard ce jeudi
soir (ou vendredi matin plutôt) dont le moins taquin d'entre eux ne fut
pas JP qui n'eut de cesse de m'exhorter de vite finir mon assiette
parce qu'il était temps d'aller se coucher.
Pas contrariant pour deux sous, je me suis prestement exécuté. Quelle
ne fut donc pas ma surprise de m'entendre dire par la suite que je
n'étais qu'un ventre sur pattes, jugement rendu sur la quantité de
pâtes ingurgitée en si peu de temps.
Y en a qui manquent pas d'air quand même !
Cela ne manqua d'ailleurs pas d'inquiéter notre hôte Sébastien qui vint
s'enquérir de la situation et semblait visiblement inquiet d'avoir
peut-être mal jugé les proportions de la ration qui m'avait été donnée.
Je le rassurai donc sur la question car il était un peu tard pour faire
de l'esprit et déclarer que j'aurais préféré avoir la portion "pour hommes" Wink
Je me retrouvai enfin dans la chambrée avec JP, Keros et Prowler (qui à
ce moment là dormait du sommeil du juste, tel une momie dans son
sarcophage. Matez donc la photo ci-dessous !) pour une nuit de repos
avant d'attaquer enfin une journée complète de roulage de l'Alpine 4.
 
 
 
Le sommeil du juste
 
image file name: 2k4bfc986d73.jpg
 
Prowlis IV dit Le Juste dans son sarcophage ...
 
 
 
 

_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:09    Sujet du message: Répondre en citant

 
Rouler, enfin !!!
...
Réveil tôt le lendemain, salutations à celles et ceux que je n'avais
pas vu la veille pour cause d'arrivée tardive, petit déj et hop, sur la
brêle pour ROULER !!!
Je dois avouer qu'à partir de ce moment là j'ai déconnecté quelques
neurones, n'ayant aucune envie de retenir le profil des routes
rencontrées ou l'itinéraire emprunté, ma seule préoccupation étant de
me concentrer sur le pilotage de la 500 VFF que je découvrai,
tout en évitant de me faire larguer par le groupe. Car si j'avais
l'avantage d'une fraicheur physique supérieure à mes comparses, le
pilote et la moto étaient eux en début de rodage...
C'est donc en queue de peloton que j'ai commencé cette journée, occupé
à essayer de sentir les réactions du châssis de Mamie VeuFeuFeu et à
contrôler si le moteur n'avait pas une propension à surchauffer
rapidement.
A la pause café matinale, le premier bilan faisait état en points négatifs :
* d'une suspension arrière réglée trop souple (amortisseur
oléopneumatique, le seul réglage possible étant d'intervenir sur la
pression d'air)
* d'un axe de roue arrière monté dans le mauvais sens (l'écrou de
serrage venait taper dans le silencieux lors des fortes compressions)
* d'une fuite d'huile à chaud, également présente sur l'autre
exemplaire de 500 VF que j'ai à la maison (une faiblesse de ces modèles
apparemment)
* de la poignée gauche qui n'est pas collée (ça tombe bien, j'aime pas
les poignées en mousse, je virerai tout ça plus vite en rentrant !)
* d'un embrayage qui patine à peine le doigt posé sur le levier (problème de garde à vérifier)
* d'un châssis inconfortable et pas très vif (mais peut-on en demander plus à une moto conçue il y a 20 ans ?)
et pour les points positifs :
* d'un freinage efficace malgré la présence de disques pleins et de
diamètre plus faible que la moyenne de la production actuelle
* d'un moteur qui certes chauffe vite mais semble pouvoir se stabiliser
à une certaine valeur (contrairement à l'autre que j'avais déjà testé)
* de performances pas très brillantes mais suffisantes pour suivre le
mouvement (et puis j'ai pas encore touché au pignon de sortie de boite)
* d'une selle confortable, palliant ainsi la déficience des éléments de suspension.
Je resterai donc en mode "rodage prudent" jusqu'à l'arrêt essence à
Annecy puis chemin faisant, je tenterai d'augmenter un peu le rythme
lors de la montée vers le Semnoz (comme tout le monde d'ailleurs...)
tout en restant relativement prudent quand aux réactions de la moto.
Bien m'en a pris d'ailleurs car à la sortie d'une épingle, l'avant a
fait une petite embardée, due certainement au fait que le pneu avant
n'avait pas du prendre autant d'angle depuis bien longtemps (d'ailleurs
en avait-il seulement déjà pris ?)
Cela ne m'empêchera pas d'essayer de suivre les furieux de service, ce
que je réussissais à faire tant que la route n'était pas trop abimée,
parce dans les portions déformées la séance de pilotage se transformait
en exercice de rodéo.
Une fois arrivé en haut, je dus convenir que finalement, la moto
n'allait pas si mal que ça et que peut-être je m'étais trop mis dans
l'idée que le résultat serait pire que ce qu'il était réellement.
Seule ombre au tableau, la fuite d'huile s'est un peu aggravée et le
lubrifiant coule sur le collecteur d'échappement, occasionnant fumée et
odeur nauséabonde pour ceux qui étaient derrière.
Cependant il n'en aurait pas été autrement sur ce point si j'avais eu la TDR...
C'est l'heure du repas, on gare les motos et Mimi en profite pour
baptiser la sienne, monopolisant toute l'attention du groupe. Et ma
moto "kiphume2" alors ? Tout le monde s'en fout ?
D'ailleurs, de peur que quiconque tente de lui ravir la vedette une
fois le groupe installé autour de la table, la voilà qui entame un
strip-tease. Alors là chef, je dis qu'il y a concurrence déloyale !
Le repas ainsi que la première partie de l'après-midi se dérouleront sans événement notable,
 jusqu'à la pause paysage au Revard.
En ayant Tazmaniac au téléphone, celle-ci m'informe que notre chien
s'est fait la malle et demeure introuvable, malgré une recherche aussi
complète et exhaustive que possible.
La troupe redémarre direction le gîte et restera sage jusqu'à l'abord
de la descente dans la vallée de l'Isère, où le démon de la poignée de
droite reprendra le dessus, particulièrement pour Cécile qui nous fera
un festival d'intérieur/extérieur dans presque toutes les épingles !
Je constaterai avec plaisir qu'en ce qui me concerne, j'arriverai à
suivre le rythme sans forcer mes capacités ou celles de la moto, même
si à aucun moment je n'aurais pu être en mesure de faire un numéro
semblable à celui de Millepanic (quoique avec la TDR ?)
La fin de parcours sera plus paisible pour moi jusqu'à Molliessoulaz où
une fois arrivés, chacun va rapidement donner ses impressions quand à
cette fameuse descente...

Rouler, pas de problème on est là pour ça !!

 

Bienheureux les sourds...

...
Et alors là, mesdames messieurs, je vous demande votre attention s'il
vous plait, la légendaire mauvaise foi motarde fut de retour, et par la
grande porte s'il vous plait !!!
Chacun commenta sa prestation en se cherchant des excuses pour expliquer pourquoi celui-ci n'avait pas pu faire mieux :
" J'la sentais pas c'te route, alors j'ai pas attaqué "
" Je me suis bien fendu la poire mais au bout d'un moment, j'avais plus de frein tellement ils avaient chauffé "
" Y avait plein de raccords de goudron qui fondaient, et à certains
endroits des gravillons et de la poussière, alors je faisais gaffe "
" Moi mes pneus se sont mis à glisser, ça doit être la chaleur "
" J'attaquais pas, j'étais en rodage "
Bref, j'en passe et des meilleurs. Ce qui est marrant dans tous ces
propos, c'est que personnellement je n'ai rien constaté de tout ça.
Pourtant ma moto d'un autre âge, équipée de pneus en bois, de pseudos
suspensions, de freins non ventilés,
le tout agrémenté d'un liquide de frein dont l'âge ferait pâlir d'envie
nombre de grands crus de Bourgogne m'incite à la plus grande
circonspection. Je scrute méthodiquement l'état du terrain, suis à
l'affut du moindre signe de faiblesse de la relique qui me sert de moto.
Et curieusement je ne me serai aperçu de rien du tout ?
Et bien vous voulez que je vous dise ? Tout ceci n'est que prétexte
pour que ces quidams tentent dissimuler un fait pourtant indéniable :
Un troupeau entier de mâles chevauchant des engins up-to-date s'est fait ridiculiser par une fille !!!
Avez-vous entendu Cécile se plaindre de cette descente ou de sa moto ?
Et pourtant, qui dans tout le groupe aurait des vrais raisons de se plaindre de sa monture
si ce n'est ceux qui roulent en motos à la conception ancienne, à la cylindrée et puissance limitée,
et à l'équipement inadapté à l'arsouille ?
A savoir Millepanic et El Dahu, ceux qui n'ont rien dit...
D'ailleurs devant cette magistrale démonstration de mauvaise foi bitumeuse, je pense qu'elle a du en rire autant que moi !
 
Epilogue

...
La fin de journée s'est déroulée de manière fort traditionnelle avec
lavage des troupes, apéro, ripaille, digeo et une bonne partie du monde
refaite avant d'aller se pieuter.
Le réveil fut un peu moins convivial, suite à une petite explication de
rigueur entre JP et les occupants estrangers de notre chambrée qui,
sous prétexte de n'avoir pas goûté au charme des nuits en compagnie
d'un groupe de bitumeurs ronflants, avaient décidé de faire un peu de
tapage matinal.
Tremblez Belfortains, vous êtes désormais la nouvelle bête noire de notre grand gourou 748R !
En cette matinée de samedi, la pluie a décidé de nous accompagner pour
notre départ. Son humeur taquine nous obligera à s'équiper contre elle
puis à se déséquiper quelques kilomètres plus loin.
Rentrant en compagnie de Sylvie, Etienne et Ninou, nous faisons halte
pour enfiler notre équipement de pluie sur un parking à Albertville.
C'est ce moment que choisira Sylvie pour laver l'affront que lui fit
Moustic la veille.
Elle jeta donc sa VFR par terre car elle aussi n'avait pas encore eu l'occasion de la baptiser.
Cependant si le résultat obtenu sur la moto dépasse largement celui de
Mimi, la présence d'un comité restreint de bitumeurs lui valut une
popularité bien moindre, d'autant qu'elle fit son strip-tease à
l'envers !
Un partout, la balle au centre donc...
Après avoir trouvé un magasin où l'on vendait de l'huile moto 4T (pour
faire l'appoint de la moto étant donné l'importance de la fuite), je me
sépare des derniers Bitumeurs et reprend une dernière fois l'autoroute
pour regagner ma tanière plus vite, dans l'espoir que quelqu'un appelle
parce qu'il a retrouvé notre chien.
Retour sans intérêt donc si ce n'est qu'un groupe de motard me doublera
sur l'autoroute et que je suis persuadé de les avoir déjà vu quelque
part...
Ca vous dit quelque chose une 650 SV bleue et blanche, une 500 CB noire
full barouf, une 748 rouge, une VTR rouge, une autre en bleu, une ZX 9R
rouge également (et visiblement en rodage) ?
 
 
Bilan de la semaine ...
 

...
Et voilà l'aventure est désormais terminée, et pour sûr, elle aura
laissé des traces dans mon garage et elle continue d'ailleurs...
La TDR n'est pas complètement retapée, et la 500 VFF confirme certains points négatifs entrevus :
- La fuite d'huile est à mettre sur le compte d'un joint à 2 balles,
mais dont le changement nécessite la dépose totale du moteur +
l'ouverture des demi-carter (bravo les ingénieurs japoniais !)
- Le patinage de l'embrayage n'est pas dû à un manque de garde mais plus probablement à l'usure de l'embrayage
- La tentative de réparation de la fuite n'aura pas tenue à ma
recherche de panne sur l'embrayage (faire et défaire, c'est faire quoi
au juste ?)
Et pour conclure, Tempête le chien, que Tazmaniac a cherché tout le
vendredi après-midi et le week-end complet, attendait sagement à la
fourrière de Nice depuis la fin de matinée du vendredi.
Une mention spéciale pour l'efficacité de cette fourrière qui n'a pas
pris la peine de contrôler son numéro d'identification quand on les
appelle au téléphone, qui confondent beauceron et rottweiller et qui
n'ont pas aperçu que le chien avait trois médailles au cou dont une
portant notre numéro de téléphone !!!
Une semaine fort mitigée en ce qui me concerne mais qui me laissera de toute façon des souvenirs impérissables !!!

JiPé, j'vais te dire, El dahu c'est un mec que ...

 


_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Les Animateurs
_________________________________


Inscrit le: 16 Jan 2006
Messages: 1736
Localisation: Animateurs

MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:10    Sujet du message: Répondre en citant

 
 

Des Photos dans l'album

 
 
Il n'y avait pas que du fromage au menu ! ..
(Magret aux morilles)

 
 
 
 

Les Road Book

Les fichiers sont en format pdf,
cliquez sur les liens pour les ouvrir.

 


_________________
Les Animateurs
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Les Bitumeurs Index du Forum -> Les souvenirs Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com